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La prochaine édition du WIMA (Wireless Information Multimedia Applications) qui se tiendra à Monaco du 28 au 30 Avril prochain.

 Le 2ème Sommet Européen des Développeurs NFC est au centre du WIMA 2008, il présentera les derniers développements, applications et services de cette technologie qui ne cesse d’évoluer. WIMA est l’Evénement  incontournable en Europe et LE lieu de rendez-vous pour tous les développeurs, intégrateurs de systèmes et de solutions, industriels, prestataires de services pour se rassembler, apprendre, échanger et conclure des partenariats.
Les présentations et les démonstrations exploreront quelques-unes des meilleures applications de la technologie NFC comme les transactions, le paiement, les tickets électroniques, l’accès au contenu numérique “peer to peer” entre  appareils NFC.


FILRFID partenaire de RFID 2008 les 9 & 10 décembre 2008 au CNIT, Paris.RFID_2008_logo-copie-1.jpg

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Mercredi 13 décembre 2006
par Michel Rousseau

(1) Mao Dze Dong : Le petit Livre Rouge

L’intégration de nouvelles serrures de portes dans un système d’accès sans contact s’accompagne généralement de modifications et de câblages coûteux. Ce cas se pose notamment pour les bureaux et hôtels. A l’heure actuelle, les alternatives «off-line» sans câble et alimentées par batterie utilisent souvent des interrupteurs mécaniques ou capteurs infrarouges. Ils évitent en effet l’importante consommation d’énergie liée à la recherche d’une carte valide au moyen du champ RF sans contact. Toutefois, la plupart de ces solutions ne disposent pas d’une commande intuitive, sont chères à entretenir et manquent bien souvent de fiabilité.

Grâce à une nouvelle fonction d’économie d’énergie, LEGIC propose une fonction de réveil très économe en énergie pour la gamme de produits LEGIC advant et permet ainsi de développer des solutions à faible consommation pour serrures de portes sans contact en mode off-line. La vérification des badges se fait sans contact et consomme un minimum de courant. L’application correspondante, par exemple la commande de la serrure, est activée une fois qu’un badge valide est identifié.

Cette fonction novatrice et unique sur le marché, permet de renoncer à des interrupteurs ou capteurs infrarouges supplémentaires destinés à activer le lecteur sans contact car ils sont onéreux et encombrants. Toutes les envies de designs et de recherche esthétique sont donc réalisables. La fonctionnalité LEGIC avancée permet d’ouvrir les portes aisément et sans aucun contact : inutile désormais d’appuyer sur un interrupteur, il suffit de présenter le badge de l’entreprise. Même les défauts provoqués par les rayons du soleil n’entrent plus en ligne de compte, car il est possible désormais de renoncer aux capteurs infrarouges.

Grâce à une durée de vie beaucoup plus importante de la batterie, cette nouvelle fonction d’économie d’énergie de LEGIC garantit une utilisation efficace de l’énergie et réduit les coûts d’entretien et de maintenance. Dans certaines circonstances, celle-ci peut être prolongée du facteur 200 en comparaison avec les applications classiques. Le branchement largement simplifié permet également de réduire les frais de développement et de production. La dernière fonctionnalité de LEGIC permet de remplacer les serrures mécaniques par un système sans contact de façon économique. La sécurité de l’entreprise et le confort de l’utilisateur sont donc accrus.

La gamme de produits LEGIC advant, enrichie de cette nouvelle version, prend également en charge la norme d’identification FIPS 201 attribuée par le gouvernement fédéral américain. Celle-ci définit la technologie relative aux systèmes d’accès des autorités du gouvernement fédéral américain, ainsi que des sous-traitants.

Désormais, il est possible également de lire les transpondeurs en s’appuyant sur le protocole propriétaire d’Inside Contactless (inspirée d’ISO 15693). Ainsi, les transpondeurs «Unique IDentification number» (UID / CSN) de HID iClass, par exemple, sont lisibles. Une mise à niveau du logiciel permet aux systèmes sans contact existants de LEGIC d’intégrer les fonctions avancées.


Mercredi 27 septembre 2006
par Michel Rousseau

Les études sur le devenir des sociétés et des technologies abondent en cette fin de cycle (21 décembre 2012, fin du cycle actuel dans le calendrier Maya). L'étude Pew menée auprès de 754 technogourous n'y fait exception.

Ainsi,  le futur de la « vie privée » est le sujet sur lequel les spécialistes semblent le plus partagés. Tous s’accordent à penser que nos petits secrets seront découverts : « La collecte de données personnelles n’en est qu’à ses débuts, la reconnaissance faciale automatique n’en est qu’à ses débuts. Les caméras de surveillance ne sont pas toutes reliées entre elles. Pas encore », souligne l’un d’eux. « D’ici 2020, on implantera une puce RFID à la naissance de tous les nouveau-nés », estime un autre. Pour 46% des participants, cette « transparence » engendrera un monde meilleur, tandis que 49% y voient plutôt l’avènement d’un Big Brother tiré du roman d’Orwell. Et de prévoir le pire : les fameuses puces RFID, destinées au départ à stocker notre carnet de santé ou autre information utile, finiront par devenir un module de surveillance de tous nos faits et gestes, couplé à un système GPS. (extrait du Figaro)

A la lecture de l'enquête, on comprend mieux en effet pourquoi le respect de la confidentialité des données RFID (d'ailleurs non seulement celles afférentes à l'humain, mais aussi celles concernant les produits qu'il utilise, achète, vend, donne, etc) est au coeur des débats à Bruxelles. Rappelons toutefois qu'une grande partie de nos faits et gestes est déjà largement traçée (même si ce n'est pas de façon très légale) via les historiques des cartes de crédit qui sont délivrables sur simple demande du juge ou sur commission rogatoire. Bien sûr, on peut se laisser tenter par ce scenario orwelien déjà développé dans les cercles ufologiques dès les années 90, mais la réalité a généralement une rugosité que ne possèdent pas de telles prophéties, à savoir que quelle que soit la technologie il y aura toujours quelques débordements, mais que dans l'ensemble un consensus et un contrôle des usages finissent toujours par s'imposer.

La lecture de l'enquête est toutefois passionnante, un peu comme celle des prévisions des années 70 qui voyaient une station spatiale en orbite dès 1980, des véhicules à sustentation magnétique, etc. : 

http://www.pewinternet.org/pdfs/PIP_Future_of_Internet_2006.pdf


Vendredi 18 août 2006
par Michel Rousseau

Postés par Philippe Frémy, d'Inseal, les commentaires suivants viennent éclairer un tant soit peu le clonage de passeports RFID tant décrit dans la presse informatique et dont nous nous sommes faits dernièrement l'écho.

La spécification ICAO dite e-passeport utilisée par les Etats-Unis prévoit trois niveaux de sécurité: "authentification passive'', "contrôle d'accès simple'' et "authentification active''.
Les Etats-Unis ont fait le choix de n'exiger que le niveau de sécurité "authentification passive'' qui comme l'explique la spécification ICAO, protège l'intégrité des données (on a la preuve qu'elles ne sont pas altérées) mais n'empèche pas de les reproduire. C'est ce qu'a trouvé lechercheur mais une simple lecture des spécifications publiques suffit à faire cette "découverte''.
Précisons pour ceux qui auraient peur que les données identifiant le porteur (nom, prénom, nationalité, etc) ne sont ni transmises ni stockées sur la puce.
Tous les pays européens travaillant sur des passeports électronique ont fait le choix de la sécurité maximale qui protège non seulement contre la reproduction mais aussi contre l'espionnage de la communication et garantit l'authenticité du passeport de façon beaucoup plus fiable (signature basée sur l'algorithme RSA ou ECC).
Quant à ce qui concerne la soi-disante facilité avec laquelle les chercheurs ont reproduit un passeport, il faut bien voir que ce qu'ils ont reproduit, c'est une carte plastique qui répond comme un passeport. Avant de vérifier la partie électronique d'un passeport, un douanier le prend en main et vérifie l'intégrité de la partie papier (couverture, films de sécurité, etc) et place ensuite lui-même le passeport dans le lecteur sans-contact. Il n'est pas possible de glisser une carte plastique dans le passeport durant cette opération.
L'intégration d'une puce à l'intérieur même du passeport est une difficulté technique majeur ajoutant une barrière de plus à la création de faux passeports.
La puce electronique contient des informations relatives à un porteur uniquement. Comme le reconnait le chercheur, il n'est pas possible d'altérer ces données et ces données dépendent du nom du porteur, de sa date de naissance, etc. Comme ces données ne sont pas échangées sur la partie sans-contact, la seule façon de récuperer ces données pour faire un faux-passeport correct, c'est de vous voler votre passeport ! On est donc loin du scenario à la mission impossible décrit dans divers articles où on peut capturer toutes les informations d'un passport à 5m de distance pour faire un faux passeport.
Je rappelle aussi que la technologie de communication sans-contact utilisée dans les passports fonctionne à des distances de 10 cm maximum (en pratique plutôt 5cm).
Quant à la technique du four à micro-onde, c'est ridicule. Si les douaniers laissaient passer facilement des passeports dont la partie puce sans-contact est désactivée, dans ce cas, les copieurs n'ont pas besoin de s'encombrer de la reproduction de la partie sans-contact et toute la critique de l'article sur la facilité avec laquelle on est sensé pouvoir reproduire cette partie tombe à l'eau. Un tel passeport sera considéré avec beaucoup de suspicion par un douanier, puisque la probablité qu'il soit falsifié est bien plus élevée qu'un passeport avec puce sans-contact.
En conclusion, on peut regretter que les Etats-Unis aient fait le choix de la sécurité la plus faible, mais ce n'est pas un argument suffisant pour critiquer tous les projets tournant autour de la spécification e-passeport car celle-ci prévoit des mécanismes de sécurité extrèmement fiables et robustes.
La seule action à faire, c'est à pousser le gouvernement des Etats-Unis à utiliser les mécanismes de sécurité qu'ils ont spécifié en commun avec l'Europe.
A bon entendeur....

Jeudi 17 août 2006
par Michel Rousseau

  Malgré les réticences et les interrogations de nombreuses organisations quant à la sécurité du dispositif, le Département d'Etat américain a lancé comme prévu les premiers passeports équipés d'un marqueur RFID depuis lundi.Ce sont les sociétés Infineon et le français Gemalto qui ont remporté le contrat de production, ce dernier ayant déjà reçu les commandes fermes. Son représentant estime que le marché est conséquent, puisque les passeports RFID vont remplacer les versions papier et que le Département d'Etat américain a émis 10 millions de passeports en 2005 et prévoit d'atteindre les 13 millions cette année.Un passeport électronique coûtera cependant beaucoup plus cher : $97, comprenant une taxe de $12 introduite l'année dernière. Il faudra compter un an avant que la production de passeports papier soit remplacée par leur équivalent électronique. Les premiers resteront valables jusqu'à leur date d'expiration normale.

Les nouveaux passeports américains disposent donc d'une puce contenant sous forme sécurisée les données présentes dans la version papier. Ils peuvent ainsi être déchiffrés par des scanners dans les aéroports équipés. Hélas, ce déchiffrement n'est pas uniquement le fait des scanners, comme l'a démontré la présentation réalisée par Lukas Grunwald, un chercheur chez DN-Systems, une entreprise de conseil en sécurité informatique, qui a montré qu'il pouvait copier les données intégrées dans l'étiquette RFID de son passeport et les écrire sur une carte intelligente équipée d'une puce RFID.
"Nous avons programmé la puce pour qu'elle fonctionne comme un passeport", révèle M. Lukas Grunwald qui précise qu’en revanche, si les données peuvent être copiées, elles ne peuvent pas être modifiées.
Toujours selon le chercheur «Il est possible d'utiliser la technologie RFID d'une manière sécurisée. Mais en matière de passeports électroniques, les standards sont basés sur des compromis et la sécurité en paie le prix », note le journal en ligne Inquirer, spécialisé dans les informations sur les nouvelles technologies.
La menace de falsification de ces passeports supposés sécurisés «pourrait toucher les millions d'Américains qui doivent recevoir leur passeports RFID en octobre ». Plusieurs autres pays développés, notamment l’Allemagne ont fait le choix d’équiper leurs passeports de la technologie RFID dans leur volonté de lutter contre la contrefaçon.  
 
Il serait ainsi ridiculement facile de copier le contenu--chiffré--de la puce RFID, de les transposer dans la puce d'un autre passeport, et donc de le cloner intégralement. Si l'on ajoute à cela le fait que les agents de l'immigration pourraient être tentés de baisser leur garde lors de l'examen visuel de ces documents d'identité, et de se reposer sur la technologie RFID pour trier le bon grain de l'ivraie, on pourrait assister à une vague d'entrées illégales sur le territoire américain.
Le plus extraordinaire, selon Grunwald, c'est que l'appareillage nécessaire pour se confectionner une copie électronique d'un passeport existant est à la fois réduit et peu onéreux : vous aurez seulement besoin d'un PC doté d'un lecteur-enregistreur de cartes au format SmartCard (un portable dans le cas de la démonstration faite à Las Vegas) et d'un lecteur de puces RFID. Il vous en coûtera aux environs de 1.200 euros en tout et pour tout. Dans ce concert de mauvaises nouvelles, il subsiste un coin de ciel bleu, cependant : l'algorithme de chiffrement des données stockées sur la puce RFID serait à la hauteur de sa tâche, et seule une copie "en l'état" serait possible. En gros, on pourrait faire un "copier-coller" de données chiffrées, mais on ne pourrait avoir accès aux données elles-mêmes. Ouf...
Grunwald et la firme qui l'emploie ont travaillé main dans la main avec le Département de l'Immigration et le Département d'Etat américains sur cette affaire. Ils ont dû obtenir des autorisations afin de mettre la main sur les premiers exemplaires de ces passeports "sécurisés", qui seront diffusés aux Etats-Unis à partir du mois d'octobre prochain.
 
L'expérience ne s'est pas limitée aux seuls documents d'identité. Des cartes d'accès utilisées par les entreprises ont également été soumises à la question, et la plupart ont rapidement livré tous leurs secrets. Pour en revenir aux passeports électroniques, ils sont déjà en circulation en Europe (depuis mai dernier en France), à la demande des autorités américaines, qui exigeaient la délivrance d'un visa pour tout séjour sur le sol américain, même de courte durée, en l'absence de puce électronique. Si les craintes émises par Grunwald se vérifient à grande échelle, il serait possible de lire (et donc de cloner) les données enregistrées sur la puce RFID de ces documents, y compris à une certaine distance, et même si le passeport est seulement entr'ouvert. Certains suggèrent de fournir avec le document un étui en alliage d'aluminium, qui empêcherait la lecture des informations stockées sur la puce tant que le passeport n'est pas ouvert. D'autres rappellent que les données inscrites en toutes lettres sur ledit document sont aussi importantes que celles que la puce renferme, et qu'un simple passage dans un four à micro-ondes suffirait à désactiver la puce RFID, et couper court à toute tentative de clonage.

Jeudi 10 août 2006
par Michel Rousseau

Dans la série "Il ne faut pas paniquer, il ne faut pas paniquer", nous vous proposons de découvrir une vidéo on ne peut plus édifiante tournée par Flexilis. Elle démontre comment, dans l'état actuel des choses, il est possible de faire sauter une personne munie d'un passeport RFID dont on aura au préalable lu la puce pour connaître le numéro d'identification. Fort heureusement, Flexilis propose un happy ending grâce à un système de blindage supplémentaire de la puce.

Pour s'éclater :  http://www.usatoday.com/tech/news/computersecurity/2006-08-03-flexilis-rfid-passports_x.htm

PS : Ironie du sort, la pub qui précède la vidéo fredonne "All you need is love". Cela ne s'invente pas !


Vendredi 5 mai 2006
par Michel Rousseau

ASK annonce que sa technologie de passeport électronique (SPID) vient d’être sélectionnée par Toppan, le fournisseur actuel de solution de personnalisation auprès des autorités grecques. Toppan est un des leader mondiaux de personnalisation et d’impression de documents sécurisés. Ce contrat porte sur la livraison de plusieurs millions de passeports à compter de juin 2006.

“En plus de la sélection par l’imprimerie nationale américaine (GPO) pour la première phase du passeport électronique, le choix de Toppan quant à la solution ASK , démontre l’excellente performance de la technologie Smart Paper ID”, déclare Amand Cochet, Directeur commercial ASK.

La technologie ASK d’antenne argent sérigraphiée et de report de puce direct est utilisée avec succès depuis plusieurs années pour d’autres applications telles que le transport public et la RFID. Sa solution de Smart Paper ID adaptée au passeport électronique est actuellement en phase de qualification dans de nombreux autres projets dans le monde.


Vendredi 5 mai 2006
par Michel Rousseau
Perte ou vol de clés ? Amal Graafstra a réglé ces problèmes en 2005 en se faisant poser dans chaque main des puces de la taille d'un grain de riz qui permettent de déverrouiller les serrures ou d'activer son écran sans avoir à les toucher.

«N'importe quelle personne ayant l'électronique comme passe-temps peut en faire autant», a indiqué hier en entrevue M. Graafstra, résidant de l'État de Washington qui reçoit des demandes d'information de partout depuis qu'il a partagé son expérience sur Internet.

«J'ai mis quelques photos de la pose des implants que j'avais prises avec un cellulaire et les choses ont déboulé à partir de là», souligne en entrevue le jeune homme, qui a écrit un livre sur les applications possibles de la puce, basée sur la technologie RFID.

Ces implants, qui fonctionnent grâce à l'émission d'ondes radio, permettent de transmettre sur une faible distance à un lecteur externe un numéro d'identification qui est ensuite utilisé pour activer divers programmes.

La technique a d'abord été mise au point pour l'élevage. La lecture des puces à l'aide d'un capteur approprié permet d'accéder rapidement au dossier de chaque bête. La même technique est utilisée pour retrouver des animaux domestiques un peu partout en Amérique du Nord.

«J'ai voulu transposer ça chez l'humain», affirme M. Graafstra, qui a récemment convaincu sa conjointe, résidante de Vancouver, de l'imiter. Il dit avoir identifié, par le blogue qu'il anime, 80 autres personnes ayant procédé à une intervention similaire. L'un d'eux, adepte de La Guerre des étoiles, relate qu'il espère activer à distance un «sabre laser» de sa création d'un simple geste de la main.

La firme américaine Applied Digital Solutions, dans un registre autrement plus sérieux, a entrepris de commercialiser un implant utilisant la technologie RFID dans le secteur hospitalier. L'idée, explique son porte-parole, John Proctor, est de permettre de lire rapidement le dossier médical d'une personne inconsciente, aux urgences par exemple, grâce à une puce posée dans son épaule. L'obtention du numéro d'identification permet ensuite d'avoir accès à une banque de données centralisée gérée par l'entreprise.

Jusqu'à maintenant, près de 100 hôpitaux du nord-est des États-Unis ont accepté de participer à un projet pilote de l'entreprise, explique M. Proctor, qui évoque déjà une expansion de ce programme au Canada.

Selon lui, 2500 personnes ont accepté jusqu'à maintenant de se faire implanter la puce, baptisée Verichip, qui trouve aussi d'autres applications commerciales dans le domaine de la sécurité. Des employés d'une firme de Cincinnati l'utilisent pour accéder à des locaux contenant du matériel sensible. Elle a aussi été adoptée par les clients d'un bar de Rotterdam qui peuvent payer leurs consommations en permettant à l'hôtesse de passer le scanner sur leur bras.

Accents orwelliens

Ce type d'initiative, et les technologies RFID en général, suscitent d'importantes préoccupations en matière de protection de la vie privée. L'idée d'implanter des puces chez des êtres humains a, pour le commun des mortels, des accents orwelliens et évoque la possibilité d'un système de surveillance à distance.

M. Proctor assure qu'il n'est pas possible, dans l'état actuel des choses, de produire un implant ayant à la fois la puissance nécessaire et une taille acceptable. «Nous avons étudié la possibilité il y a quelques années de créer un système de cette nature, mais nous avons finalement décidé d'abandonner cette voie parce que ça ne semblait pas faisable», indique le porte-parole de l'entreprise, qui songeait à l'utiliser chez des personnes craignant d'être victimes d'un kidnapping.

M. Graafstra est aussi d'avis qu'un tel système de surveillance n'est pas réalisable avec des implants. Il y a cependant des risques réels d'atteinte à la vie privée si les données de la puce implantée ne sont pas protégées adéquatement, explique l'Américain. Selon lui, il n'est pas difficile de relever à l'insu d'un individu le numéro d'identification et de le reproduire.

Plusieurs États américains ont légiféré au cours des dernières années pour s'assurer que ces technologies- de plus en plus utilisées dans le secteur du commerce, notamment pour faciliter la tenue d'inventaires- ne soient pas utilisées pour recueillir des informations à l'insu des citoyens.

L'un d'eux s'apprête même à légiférer pour éviter que des entreprises puissent forcer leurs employés à accepter des implants.

Le développement des RFID n'a pas échappé à la Commission d'accès à l'information du Québec, qui doit divulguer d'ici deux semaines un avis à ce sujet.

L'auteur du rapport, Gaétan Laberge, analyste en informatique, a indiqué hier que l'organisation suivait le dossier de «très près». Il s'inquiète notamment de l'absence de politiques encadrant spécifiquement ces technologies, en pleine expansion.

Le commissaire fédéral à la vie privée suit aussi de près le dossier. Il figurera d'ailleurs en bonne place dans son prochain rapport annuel, précise la porte-parole, Florence Nguyen.

La réflexion se poursuit, indique Mme Nguyen, qui dit ne pas vouloir sembler alarmiste par rapport à l'usage des RFID. «La technologie n'est pas bonne ou mauvaise en soi. C'est à l'utilisation qu'on doit s'attarder», indique-t-elle.
 

 (source La Presse Affaires, Montréal)


Vendredi 31 mars 2006
par Michel Rousseau

Tribal Expression, un studio de tatouage canadien, propose pour la modique somme de 275$C l’inclusion subdermale d'une puce RFID afin de remplacer l'habituelle clé de l’habitation. Une petite ampoule de verre avec un chip de 64-bits est donc utilisée pour ce système. Pour rappel, 64-bits, permet quand même 100 milliards de combinaisons possibles.

 

 

Le propriétaire des lieux, Keith Kennedy, s'est amusé à faire une petite statistique : en sachant qu'un système " classique " de serrure permet une combinaison de 300 clés, dans une ville d'un million d'habitants, théoriquement 3.333 personnes seraient en possession de votre clé. Il faudra quand même encore débourser 400$C pour acheter le lecteur. C'est la société VeriChip, qui a été la première à proposer une puce RFID subdermale en 2003 et dont l'autorisation date de 2004, qui fournit les puces.

Vendredi 31 mars 2006
par Michel Rousseau

Des scientifiques de l’université catholique de Louvain en Belgique ont implanté des informations personnelles dans une dent humaine. Ils prétendent en effet que l’implant RFID inclus dans la dent sera utile aux scientifiques légaux essayant d'identifier des corps après des catastrophes naturelles ou des attaques de terroriste avec de nombreuses victimes. Ils mettent en avant  les avantages de cette technique par rapport à une carte d'identité simple.

"Vous avez mis votre carte d'identification dans votre poche, nous l'avons mise dans une dent," a déclaré Patrick Thevissen, un odontologiste légiste de l'Université Catholique de Louvain en Belgique. L'identifiant radio peut diffuser l'information comprenant le nom d'une personne, la nationalité, la date de naissance, le genre et le code d'identification national et peut être lu après la mort.

 

L'idée est survenue en raison de la difficulté et des dépenses encourues pour identifier des victimes des catastrophes comme le tsunami du Pacifique. La principale source d'identification fut en effet la dentition des victimes.

Mais cette identification était longue et pour s’assurer de l’identité des victimes il fallait être en possession des clichés dentaires des restes retrouvés.

Le Dr Thevissen et ses collègues ont indiqué lors de la réunion annuelle de l'académie américaine des sciences légales à Seattle qu'ils avaient adapté une étiquette d'identification électronique utilisée habituellement par les vétérinaires sur les animaux.En laboratoire, un trou a été foré dans une dent et l'étiquette RFID y a été introduite. Des tests de pression et de chaleur ont été effectués. Mais l'expansion et la contraction répétées de la dent , due par exemple au réchauffement et au refroidissement provoqués par des boissons chaudes ou glacées, constitue encore un problème. L'équipe veut modifier la conception afin d’inclure une couche d'isolation. L’avantage de l'étiquette est, selon elle qu'elle permettra l'identification rapide d'un corps décomposé.

 "Quand vous mettez toutes les descriptions dans un endroit dans le corps, il ne peut y avoir aucune erreur. Vous avez une identification immédiate, " précise le Dr Thevissen. Les dents sont particulièrement robustes et peuvent perdurer des centaines de milliers d'années.

 

 


Jeudi 30 mars 2006
par Michel Rousseau

Fabriquée par la société américaine Applied Digital Solutions, la puce "Digital Angel" permet l'identification et la localisation par satellite des individus. Il s'agit d'une puce électronique de la taille d'un grain de riz et qui est implantée sous la peau. Elle est aussi capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur (température du corps, rythme cardiaque, etc).

Une vidéo présente l'utilisation de cet implant

http://www.forbes.com/video/?video_url=http://www.forbes.com/video/fvn/business/tm_dangl&id=murphy_digital&title=Video%3A+Tech+Guardians&tab=Technology


Lundi 13 février 2006
par Michel Rousseau

Deux employés de la société de surveillance Citywatcher.com viennent cette semaine de se voir injecter une puce RFID dans le cadre de la politique de restrictions d’accès au centre informatique de cette entreprise. Cette entreprise basée à Cincinnati a mis en place une politique de sécurité renforcée de son centre informatique, emplacement où sont stockées toutes ses sauvegardes de vidéosurveillance. Il y a peu, les employés y accédaient grâce à un tag RFID pendu à leur trousseau de clés. Toutefois, le nouveau règlement mis en place exploite désormais une capsule verre VeriChip implantable dans le biceps.

Bien que la société n’exige pas cette implantation pour que l’emploi du vigile soit maintenu, personne d’autres que les implantés ne pourra dorénavant avoir accès au centre de calcul.

Ironie du sort, ces mesures arrivent pile au moment où Jonathan Westhues, chercheur chez VeriChip, vient de démontrer qu’il était possible de scanner et de cloner une puce VeriChip, ce qui permet de dupliquer en toute impunité les infos contenues dans l’implant. Bref, à moins d’être un adepte du piercing, on s’abstiendra.

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