Evénements

   undefined




La prochaine édition du WIMA (Wireless Information Multimedia Applications) qui se tiendra à Monaco du 28 au 30 Avril prochain.

 Le 2ème Sommet Européen des Développeurs NFC est au centre du WIMA 2008, il présentera les derniers développements, applications et services de cette technologie qui ne cesse d’évoluer. WIMA est l’Evénement  incontournable en Europe et LE lieu de rendez-vous pour tous les développeurs, intégrateurs de systèmes et de solutions, industriels, prestataires de services pour se rassembler, apprendre, échanger et conclure des partenariats.
Les présentations et les démonstrations exploreront quelques-unes des meilleures applications de la technologie NFC comme les transactions, le paiement, les tickets électroniques, l’accès au contenu numérique “peer to peer” entre  appareils NFC.


FILRFID partenaire de RFID 2008 les 9 & 10 décembre 2008 au CNIT, Paris.RFID_2008_logo-copie-1.jpg

Faire connaître

Cliquez ici pour recommander ce blog

Partenariats

 

 

Partenaires


Mardi 10 octobre 2006
par Michel Rousseau

  Plus d'un million de dollars afin d'élaborer des solutions de sécurisation des puces RFID. Telle est la somme allouée par la National Science Foundation (NSF) à cette recherche. Il s'agit plus exactement d'un montant de 1,1 million de dollars, dispensés sur une période de quatre ans, avec pour objectif de renforcer les éventuels problèmes de sécurité liés à l'usage des tags RFID. Une plateforme de test, ouverte aux chercheurs, va permettre de cataloguer tous les points faibles de cette technologie. Il serait intéressant de savoir ce que l'Europe va faire de son côté. Réponse certainement le 16 octobre... lors de la conférence bilan sur la consultation lancée par la Commission. Y étant présents, nous vous tiendrons informés des principaux développements en temps réel, comme d'habitude.


Mercredi 13 septembre 2006
par Michel Rousseau
 
Les tags passifs répondant à l’émetteur via un identifiant censé être unique : il est évident que les attaques possibles sur ce type de tags sont triviales. Il suffit alors de simuler l’identifiant du dongle légitime côté attaquant.
Une écoute passive permet des attaques par rejeu. Suivant les types de tags utilisés, il faudra adapter la fréquence du scanner. Pour les flux en clair, les attaques sont relativement simples à mettre en oeuvre.
- Les tags destinés au stockage et dont certains modèles supportent des algorithmes de chiffrement.
- Les tags intégrant des API, assimilables à des smart cards.
Ils peuvent constituer des moyens d’authentification fiables s’ils sont correctement utilisés. D’autres systèmes utilisaient auparavant un timestamp combiné aux données, le tout utilisant un algorithme symétrique :
Les implémentations de plusieurs tags RFID sont sérieusement remises en question dans la présentation puisque les 3/4 d’entre elles utilisent des clefs par défaut...
Il est de plus possible de mener des attaques du type DoS physiques sur le matériel à partir de simples appareils photos jetables recyclés ! Les applications logistiques et les RFID utilisés en anti-vol sont évidemment particulièrement affectés par ces attaques.
Les recherches d’informations ont été laborieuses pour les chercheurs puisque qu’une grande partie des documentations étaient sujettes à des NDA pour des raisons de confidentialité. Cependant, plusieurs informations ont pu être récupérées à l’aide de google desktop.
En effet, “par chance” (du moins du point de vue des chercheurs en sécurité), plusieurs développeurs l’avaient installé. Les clefs par défaut sur certains modèles de tags ont pu être récupérées et 75% des applications testées utilisaient des clefs par défaut (... dont l’application finale est d’apporter un semblant de sécurité !).
Les attaques par bruteforce ne sont pas freinées par des timeouts entre plusieurs authentifications infructueuses mais le matériel actuel ne semble en revanche pas approprié à ce type d’attaques exhaustives.
A raison d’une réponse toutes les 25 ms, il faudrait 22623 années pour énumérer l’ensemble des clefs. Adam Laurie a d’ailleurs récemment posté sur Bugtraq un dump de passeport britannique.
Rfdump permet de récupérer le contenu de la mémoire d’un tag RFID (pour les zones disponibles, une base de tags permet de ne pas lire en dehors des adresses disponibles).
De nombreux lecteurs peuvent également écrire dans les tags. Adam Laurie tiendra un workshop sur le sujet lors de la conférence Defcon, et propose un travail commun sur les passeports à base de puces RFID.
Lukas Grunwald met l’accent sur les backends utilisés avec les tags RFID, tels que certains ERP connus pour leurs défauts à ce niveau. Quelques éléments sur les passeports RFID sont ainsi piratables, dont notamment :
- Les zones mémoires : informations sur l’utilisateur, photographie, empreintes digitales ou données biométriques (zone optionnelle), signatures électroniques, etc.
- Un UID aléatoire à chaque interrogation du tag pour éviter les traçages d’utilisateurs : Adam Laurie veut d’ailleurs corréler plusieurs passeports pour avancer sur ce sujet lors de son workshop.
- Les zones mémoires sont lisibles par l’émetteur après authentification de ceux-ci. Une zone mémoire est présente à cet effet : la MRZ (Memory Readable Zone).
Il est également à noter qu’aucune CRL n’est encore implémentée..

Dimanche 27 août 2006
par Michel Rousseau
Après son rootkit, Sony veut-il placer des puces RFID sur chacun des CD et DVD vendus à ses clients ? Le japonais a déposé un brevet en ce sens le 3 août dernier au Bureau Européen des Brevets. "Chaque fois qu'une copie du média est créée, une variable ou un compteur stocké sur la RFID inscriptible est mise à jour", explique l'inventeur. Le système vise ainsi à interdire les copies des copies, ou à contrôler le nombre de copies de l'original. Pour le moment le système est très théorique puisqu'il faut qu'il soit pris en charge par les graveurs, mais qu'en sera-t-il dans quelques années si le système est imposé par le cahier des charges du DVD Forum ou de l'Alliance Blu-Ray ?

Vendredi 4 août 2006
par Michel Rousseau

Un couple de hackers vient de démontrer que les implants VeriChip (soi-disant infalsifiables) pouvaient être facilement clonés, ce qui permet alors d'usurper sans difficulté l'identité de quelqu'un d'autre. Annalee Newitz et Jonathan Westhues ont présenté cette démonstration à l'occasion de la conférence HOPE Number Six à New York il y a une quinzaine de jours. Newitz jouait le rôle du cobaye et s'était implanté pour l'occasion une puce VeriChip dans le bras droit. Pour cloner la puce, Westhues a tout d'abord lu le tag avec un lecteur RFID standard, puis l'a à nouveau scanné avec une antenne maison connectée à son laptop, lequel a affiché le code affiché par ailleurs sur le lecteur. Interrogé à ce propos, VeriChip avoue ne pas avoir encore la preuve de cette expérience, mais insiste toutefois sur "l'extrême difficulté de cloner les puces VeriChip". Dont acte !


Vendredi 4 août 2006
par Michel Rousseau

Certains spécialistes estiment que la technologie RFID pourrait être utilisée pour créer des bombes qui n'exploseraient qu'à proximité d'une personne donnée.

La démonstration en a été faite à la conférence BlackHat 2006 à Las Vegas. 

Lors de leurs présentations Melanie Rieback, RFID SecurtiyPrivacynReseacher de la Vrije Universiteit d'Amsterdam et Lukas Grunwald CTO de DN-Systems Entreprise Internet Solutions Gmbh ont démontré que la RFID est peu sûre. Ils ont recensés une liste de menaces impressionnantes. Sans être totalement exhaustif, on peut citer les attaques suivantes :

Des Buffer overflows
Des possibilités d’insérer du code avec duplication des informations injectées.
De la SQL injection avec modification des bases de données -Des denis de service
Des attaques en « brute force »
Des manipulations des données sur le transpondeur...
Lors sa démonstration Melanie Rieback a présenté un exemple de ver pour la RFID construit avec 127 caractères soit 1 Kbit et un second pour MySQL qui pesait 2kbit pour 230 caractères environ.
Lukas Grunwald, pour sa part, a mis à jour plusieurs failles sur les nouveaux passeports européens qui utilisent des tags RFID. En prenant son propre passeport il a pu modifier le contenu des informations logiques (lu par les lecteurs lors du contrôle en douane) contenues dans son passeport et ainsi remplacer sa photo. 

Toutefois, ce sensationnalisme ne doit pas faire oublier un certain nombre de vérités premières. Tout d'abord, le fait que pour déclencher un tel dispositif il faudrait au préalable connaître le code identitaire du possesseur de la puce RFID (sinon, cela reviendrait à sauter à la g... de tout ce qui bouge, puisque, peu ou prou, tout le monde sera taggé), une opération qui est certes réalisable aujourd'hui par hacking (cf. les articles précédents sur ce sujet), mais qui à terme devrait être de plus en plus difficile à réaliser du fait des procédures de cryptage que certains (RSA, notamment, mais ce n'est pas le seul, loin s'en faut) sont en train de mettre en place. A moins, bien entendu, que le terroriste prenne pour référence l'empreinte cryptée contenue dans la puce. Ce qui amène d'ailleurs à un débat intéressant, puisque dans cette surenchère permanente qu'est la sécurité, la seule parade serait alors d'utiliser des tags RFID actifs dotées d'un token (jeton) changeant toutes les 30 secondes, ou tout du moins dans un délai inhibant les opérations de piratage puis de posage de bombe.

Bref, en ce proche début de week-end, il est permis de délirer...


Lundi 17 juillet 2006
par Michel Rousseau
Le problème avec la RFID est l'accès furtif aux données contenues sur la puce. On peut en effet lire de telles puces à des dizaines de mètres, voire des centaines, de la victime visée, bien qu'elles aient été fabriquées de manière à n'être lues que dans un rayon de 2 m. Voilà donc un avantage non négligeable pour toute personne mal intentionnée qui, pour l'instant, devait soit voler ou consulter physiquement le passeport de ses victimes et donc prendre le risque de se faire prendre. De plus, de tels systèmes pourraient faire beaucoup plus de victimes que les vieilles méthodes, et ce, dans un temps record.
Le matériel pour faire des lectures à distance est très accessible ou facile de fabrication. Déjà, on vend chez Texas Instruments des kits capables de lire à distance les puces pour quelques dizaines de dollars et Nokia vend des portables capables d'en faire autant. Une université à Tel-Aviv a en mai présenté un balayeur d'ondes et un système de récupération de données qui, moyennant d'être bien cachés dans une valise, un veston ou même une innocente lampe dans un lobby d'hôtel, pourront forcer la puce à se mettre en mode lecture afin d'obtenir les informations personnelles précieuses : nom complet, adresse, empreinte digitale, photo numérisée, etc.
Au Département d'État US, on soutient qu'on a pensé à tout en incluant plusieurs technologies de protection et que ce passeport a été testé afin d'être bien sécuritaire. Or, le ePassport reprend le modèle d'un prototype testé en Allemagne, prototype qui a été craqué en à peine deux heures par une équipe de recherche d'une firme de sécurité. On semble aussi oublier que, de toute manière, dans un monde où les technologies ne cessent d'évoluer, il faudrait être naïf de croire qu'un passeport électronique émis pour une durée de 10 ans ne pourra pas être piraté, ses sécurités décryptées et ses informations reproduites à tout va.
Les informations contenues sur la puce RFID sont les mêmes que celles inscrites sur la version papier. Bien qu'elle facilite l'accès et la vérification plus rapide de celles-ci par les douaniers, cette technologie vaut-elle la peine de prendre le risque qu'un terroriste ou un criminel s'accapare une identité sans que personne ne s'en aperçoive afin de l'utiliser dans la réalisation de son prochain méfait? Seule solution, coupler systématiquement identification RFID et authentification de la personne par biométrie et/ou frappe d'un code confidentiel.
Bref, encore du chemin à faire avant de pouvoir proclamer la totale inocuïté des passeports RFIDisés.

Lundi 5 juin 2006
par Michel Rousseau
A l'occasion du SSTIC 2006 de Rennes, Gildas Avoine, du MIT de Cambridge (Massachussetts Institute of Technology), est venu présenter plusieurs éléments sur la sécurité de la RFID
Cette technologie en plein essor permet à des puces pouvant atteindre des dimensions presque invisibles de renvoyer des informations fixes mais également, selon les modèles, d'effectuer par exemple des opérations de chiffrement symétrique notamment.

Les DoS (dénis de services) sont toujours possibles en "bombardant" par exemple l'émetteur/récepteur avec une source forte de bruit.

Si compter un troupeau de vaches à l'aide de tags RFID semble - a priori - ne pas faire partie des utilisations critiques, le démarrage d'une voiture ou encore l'identification d'un passeport, doivent en revanche, se montrer plus robustes.

L'identification peut donc, comme le laisse entendre l'implémentation des fonctions cryptographiques, se transformer en authentification.

C'est évidemment le cas pour les systèmes d'ouverture et/ou de démarrage des voitures : - le système Renault ne nécessitant même pas de clef physique pour démarrer le véhicule, contrairement au système fourni par Ford.

Concernant ce dernier exemple, deux chercheurs américains se sont attaqués au module DST (Digital Signature Transponder), équipant les modèles de voitures Ford.

Basé sur un Challenge-Response entre la voiture et le tag RFID, la clef utilisée par l'algorithme (propriétaire et non public bien sûr) ne fait que... 40 bits !

Une preuve de concept, réalisée par ces mêmes chercheurs, à l'aide d'un compromis temps/mémoire a permis de montrer qu'il fallait moins d'une minute avec un PC standard pour casser cette clef. L'algorithme a été obtenu en « reverse engineerant » la partie matérielle (firmware).

Gildas Avoine a également présenté le cas de l'identification par carte RFID du MIT où il travaille. Intégrant, de base, une puce RFID, les cartes du personnel du MIT permettent l'accès aux bâtiments.

L'authentification consiste dans l'envoi d'une demande d'authentification, ce à quoi le tag RFID répond par une donnée... fixe !

Une seule écoute passive permet donc de d'obtenir un identifiant valide pour un utilisateur donné. Un RFID-Zapper, construit à l'aide de composants d'un appareil photo jetable, permettant de « tuer » les tags RFID, a été présenté l'an dernier au congrès CCC (Chaos Computer Club).

Mardi 16 mai 2006
par Michel Rousseau

Lorsque les chercheurs de l’université d’Amsterdam ont annoncé que même les tags RFID pouvaient être hackés ou utilisés pour faire pénétrer des virus sur les systèmes d’information de l'entreprise, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe avant d’être démentie par les constructeurs, puis reprise et démontrée à l’envi par plus d’une dizaine de sites de piratage qui ont alors démontré la faisabilité (ô combien facile) d’une telle entreprise.

Reste à faire le point et à enfin savoir si oui ou non on peut vous en mettre plein les étiquettes.

 

Porteur sain

Enfin jusqu'à un certain point. Aujourd'hui, même le directeur recherche de l’Auto-ID Lab admet qu’il est possible de viruser un tag, notamment en échangeant une étiquette saine avec une étiquette contaminée. Toutefois, pour réaliser ceci il est indispensable de procéder au remplacement de l’étiquette puisque celle-ci est soit codée directement chez le fabricant soit sur le point de pose. En revanche, avec les étiquettes réinscriptibles, le problème est un tantinet différent, bien que le contenu mémoire n’ait pas d’impact sur les opérations liées à la lecture de l’étiquette. Si bien que la plupart des tags ne sont pas vulnérables aux virus, mais peuvent être porteurs de virus. En outre, certaines étiquettes RFID sont à même de stocker un volume important de données. C'est notamment le cas des tags actifs utilisés par les militaires pour suivre les conteneurs du train. Ces tags constituent de facto des bases de données non sécurisées et devraient être envisagés comme telles. Néanmoins, les données de ces étiquettes étant dans un format spécifique, elles ne sont pas facilement utilisables. Ceci par ailleurs limite la portée des attaques puisque les données incorrectement formatées entraîneront leur rejet immédiat par le système.

 

Si le système RFID est employé pour stocker des données autres que l’identifiant unique de l’utilisateur, il conviendra donc de prendre des mesures pour authentifier les données et leurs auteurs. Ce sera alors au système d’information et plus particulièrement au middleware de s’en charger. Ce n’est hélas pas encore le cas partout, mais la généralisation de la RFID devrait rapidement amener une génératikn d’outils de sécurité permettant de prendre les choses en main (sic).


Vendredi 28 avril 2006
par Michel Rousseau

Apparemment, s'il faut en croire Bruce Schneier, il est somme toute assez facile de leurrer une lecture de RFID à distance en utilisant la bonne vieille technique de l’homme du milieu. L’article proposé sur ce lien a ceci d’intéressant qu’il démontre une fois de plus que, malgré la volée de boucliers qui s’est immédiatement élevée à l’annonce dernièrement d’un hackage du contenu des étiquettes, RFID il se trouve toujours des petits malins pour exploiter les failles d’une technologie. Certes, ceci concerne plus particulièrement le contrôle des passeports RFIDisés comme le souligne Marc Olanié dans sa chronique de Réseaux et Télécoms. Il n’empêche qu’une telle ruse, appliquée par exemple à un droit d’accès d’un camion dans un site de docking permettrait facilement de faire « tomber du dock » des marchandises, ce en toute impunité. A bon entendeur…

 

 


Jeudi 16 mars 2006
par Michel Rousseau

Comme le rappelle Greg Day de McAfee, cité par VnuNet : « Si une technique se généralise, elle devient attaquable ».

L’équipe de l’université libre d’Amsterdam vient effectivement d’en faire la preuve en développant un virus de moins d’1 Ko sur une plate-forme Windows utilisant une base Oracle 10g et un lecteur RFID Philips. Plusieurs scenarii d’attaque ont ainsi été modélisés, dont l’installation d’un tag infecté dans un supermarché pour affecter sa base de données produits et y accéder ou encore la modification de l’identifiant de la puce d’un animal (problème de bétail infesté).

Certains vont même jusqu'à penser que l’on pourrait assister à des opérations de phishing RFID et de war-driving.

Toutefois, comme le précisent les chercheurs précités, il est nécessaire de connaître à fond la structure des puces des étiquettes pour y déceler les failles éventuelles permettant de s’engouffrer dans le système d’information. Ce n’est donc pas à la portée de tout le monde, tout du moins tant que des fora consacrés à ce nouveau sport n’ont pas encore fleuri sur la Toile (ce qui, à notre avis, ne saurait tarder).

Néanmoins, cela ne veut pas dire que le danger soit très important, d'autant plus qu’il est loin d’être évident que de telles attaques réussissent à tout coup.

Dans le site RFIDVirus.org, les chercheurs dévoilent publiquement les résultats de leurs travaux, y compris les façons d'exploiter ces puces, dans le but de convaincre les groupes et entreprises qu'il s'agit d'un problème «sérieux» auquel on doit rapidement s'attaquer.


Jeudi 16 mars 2006
par Michel Rousseau

D'après les scientifiques de l’université libre d’Amsterdam, les puces RFID peuvent constituer une réelle menace pour la vie privée et sont de plus susceptibles de contracter des virus informatiques. C'est d'ailleurs l’expérience à laquelle se sont livrés ces chercheurs, ce en dépit de la faible capacité mémoire de ces puces.

Le problème, c'est qu’un tag RFID infecté, lorsque lu par un scanner mobile ou un portique, peut parfaitement contaminer un base de données traitant l’information de la puce, comme le souligne Melanie Rieback, Bruno Crispo et Andrew Tanenbaum.

« Tout le monde présumait jusqu'à présent que le logiciel back-end ne pouvait pas être contaminé et certainement pas par un code malicieux. Malheureusement, c'est faux ! On peut parfaitement infecter une étiquette avec un virus et le transmettre ensuite à la base de données Qui plus est, il est facile de transmettre le virus d’étiquette à étiquette », ajoutent-ils.

Bref, ceci nous promet de beaux jours, notamment si des terroristes s’emparent de cette technique pour parasiter le système de contrôle des bagages d’un aéroport. On voit d’ici les conséquences.

Par ailleurs, cette technologie pourrait être employée pour mettre la pagaille  dans les bases de données des supermarchés.

« Nous avons voulu tirer la sonnette d’alarme avant que les premiers incidents ne surviennent. C'est à l’industrie de produire des puces non vérolables », précise Andrew Tanenbaum.

D'autant plus que la RFID va être de toutes les fêtes dans le cadre de l’Internet des objets, depuis les bouteilles de shampoing jusqu'aux tee-shirts des marathoniens en passant par les pièces d’avion produites par Boeing ou Airbus.

Tout ceci n’empêche pourtant pas des géants de la distribution, tel Metro, de réaliser 8,5 millions d’euros d’économies d'échelle par an grâce à la RFID qui lui permettra de tracer les stocks de ses fournisseurs. Avec un prix du tag en chute libre (14 centimes d’euros à l’heure où nous écrivons cet article) et une annonce lors du CeBIT faite par Ian Furlong le président de la division Solution Services d’Intel comme quoi ce prix devrait rapidement atteindre les 5 cents, on mesure mieux l’amplitude de la menace potentielle qu’une pandémie virale risque de faire courir à ce nouveau pactole.


Mercredi 15 mars 2006
par Michel Rousseau

Le gouvernement américain continue ses efforts de mise en place de ses passeports RFID contenant des données biométriques lisibles via un scanner RFID, et prévus pour être déployés avant la fin de l'année.
L'incorporation de ces données biométriques doit permettre d'empêcher la création de faux passeports, mais soulève un autre problème, et de taille : les données contenues sont insuffisamment protégées et peuvent être captées, puis décodées par un lecteur RFID indiscret. Un problème qui a conduit les autorités américaines à revoir leur copie à plusieurs reprises, pour ajouter des niveaux de sécurité supplémentaires (bouclier dans la couverture du passeport, cryptage lors du transfert des informations).

Cependant, il a été montré que les nouveaux passeports RFID hollandais, similaires au modèle américain, n'ont demandé que deux heures pour être dépouillés de leur contenu. Une situation qui suscite de nombreux débats passionnés depuis plus d'un an maintenant, enjoignant les autorités américaines de repousser le projet, le temps de trouver une solution plus fiable.

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Présentation

créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus