Mardi 24 octobre 2006
par Michel Rousseau
Selon le New-York Times, les acteurs du marché de la carte de crédit signalent que les cartes de crédit RFIDisées devraient disposer d'un cryptage 128 bits, ce qui n'est pas le cas pour la plupart d'entre elles.
Bien souvent d'ailleurs le nom du possesseur de la carte et d'autres données sont transmis sans le moindre cryptage et en texte clair.
Il est de plus facile de scanner ces cartes avec un récepteur radio coûtant aux alentours de 150 $. Rien de plus facile alors que de sniffer ces cartes au travers des vêtements, des portefeuilles etc. Ce qui pose un indéniable problème non seulement de possibles utilisations frauduleuses, mais aussi de respect de la vie privée, puisqu'un étranger peut ainsi connaître des détails sur la personne sniffée, sans que celle-ci ne s'en rende compte.
Lundi 17 juillet 2006
par Michel Rousseau
La carte MasterCard PayPass ressemble soit à un porte-clés soit voit sa technologie embarquée dans un téléphone mobile, mais ici sa puce RFID intégrée remplace la bande magnétique des cartes de crédit. Une fois le dispositif présenté devant un lecteur PayPass, le montant est automatiquement débité du compte de l'utilisateur. Reste toutefois à savoir comment faire renoncer au traditionnel rectangle de plastique qui, dans l'esprit du public, rime avec carte de crédit. Ce qui, à notre humble avis, ne sera pas une mince affaire.
Notre confrère Silicon.fr a d'ailleurs consacré un long article à ce moyen de paiement (cf. http://www.silicon.fr/getarticle.asp?ID=15834)
Voici également le lien de la CITIBANK donnant toutes les explications utiles sur le mode de fonctionnement du produit : http://www.citibank.com/canada/cards/francais/pp_03.htm
Jeudi 22 juin 2006
par Michel Rousseau
La Royal Bank of Scotland vient de lancer un test sur des cartes de paiement RFIDisées pour réduire les files d’attente aux caisses dans les magasins.
La banque travaille avec Mastercard pour tester ce système de paiement sans fil sur son siège social d’Edimbourg.
Ce sont quelque 1000 employés de la banque qui vont dans ce cadre jouer les cobayes et pouvoir payer des biens ne dépassant les 10 £ (15 €).
Des antennes microscopiques adaptées aux cartes leur permettront de payer en simplement passant leur carte Maestro devant un lecteur, un peu à la manière dont on utilise la carte Oyster (le pendant britannique de NaviGo) dans le métro de Londres.
En tout, ce sont 8 détaillants (dont Tesco, les cafés Starbucks, une cantine et un coiffeur) qui participent à ce pilote et qui ont dû équiper leurs caisses de lecteurs RFID.
Comme ce système de paiement ne s’assortit pas de la composition d’un code PIN, des contrôles statistiques seront effectués pour vérifier l’authenticité des cartes et la validité des paiements.
Avantages du système : pour le consommateur, il permet de gagner du temps sur des micropaiements, pour le détaillant il permet d'accélérer le passage aux caisses de moins de 10 articles.
Ce test est appelé à durer un an.
Jeudi 15 juin 2006
par Michel Rousseau
Les billets RFID permettent aux supporters de profiter pleinement de la Coupe du Monde de football en Allemagne
Afin que les supporters puissent se consacrer pleinement au football lors des 12 matchs officiels, la FIFA a collaboré avec Philips en vue de bénéficier des technologies de billetterie les plus récentes.
La technologie RFID a prouvé qu’elle était idéale pour la gestion des stades lors d’événements mondiaux. Les supporters ont tous utilisé la technologie Philips intégrée à leur billet pour entrer facilement et en toute sécurité dans les stades, de l’Allianz Arena de Munich au Zentralstadion à Leipzig, et pour l’ensemble du Tournoi.
Les billets « à puce » passent dans des scanners placés à l'entrée des stades et permettent de garantir un accès sûr et rapide à tous les sites de la Coupe du Monde. Ils constituent également une protection contre les billets contrefaits et achetés illégalement, grâce à de nouvelles techniques d'authentification.Les 3,2 millions de billets de la World Cup sont dotés de la technologie de puce RFID pour garantir que seuls les vrais détenteurs de billet ont accès aux stades.
Les développements appliqués à la gestion des événements s'appuient sur la technologie de carte à puce Philips MIFARE. Cette technologie permet de sécuriser les billets en annulant leur valeur commerciale en cas de perte, vol ou revente illégale. En effet, chaque billet peut être identifié et « suivi » jusqu'à son détenteur légitime. Ainsi, seuls ces derniers pourront accéder aux matchs de la Coupe du Monde.
« L'utilisation de la technologie Philips a résolu les problèmes liés à la billetterie, tels que la contrefaçon et la vente de billets à des personnes interdites de matchs. Elle permet de garantir que, même en cas de perte ou de vol du billet avant l'événement, ce dernier peut être annulé et réémis à l'attention de son détenteur légitime. Les organisateurs d’événements sportifs mondiaux devraient envisager l'utilisation de cette technologie de carte à puce pour optimiser les services rendus aux supporters ; c'est l'objectif clé de la préparation de la FIFA World Cup », a déclaré Horst R. Schmidt, Senior Vice-President du CO de la FIFA World Cup 2006.
Les stades de la Coupe du Monde en Allemagne équipés de l'infrastructure de billetterie à puce MIFAREbénéficieront de la fiabilité et de la robustesse de la solution, dans le respect de la norme ISO 14443 (norme internationale des cartes à puce sans contact et lecteurs de cartes). Les clubs de football résidant sur les sites des 12 rencontres de la Coupe du Monde pourront ensuite faire bénéficier leurs supporters de ce dispositif de billets à puce électronique.
Jeudi 8 juin 2006
par Michel Rousseau
La Banque Centrale Européenne travaille avec des partenaires technologiques sur un projet confidentiel visant à intégrer des étiquettes RFID dans les fibres mêmes des billets de banque Euro. Prévu pour contrecarrer les contrefacteurs, le projet se développe au fil du prochain passage massif de l'Europe à l'euro des nouveaux pays membres, ce qui créerait un marché grand-public instantané pour la RFID, laquelle cherche toujours sa killer application.
Les fournisseurs de la communauté et et les banques déclarent que l'intégration d'une antenne et d'une puce RFID sur un billet de banque est techniquement possible, mais qu’aucun billet de banque dans le monde n'utilise aujourd'hui une telle technologie. Les critiques jouent sur le fait de savoir si la technologie peut être mise en application à un coût pouvant justifier l'effort budgétaire du passage à une telle solution, la question étant de savoir si la technologie est assez robuste pour survivre aussi longtemps que la monnaie papier.
Deux fabricants européens de semi-conducteur sont apparemment au fait de ce projet, Philips Semiconductors et Infineon Technologies. Toutefois, la plus grande discrétion règne quant à l'état d'avancement de ce projet.