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Salem M’ZEBLA.

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La RFID possède enfin son fil rouge !
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filrfid.org lance les mercredis de la RFID, des réunions entre acteurs du marché, consultants et sociétés intéressées par le déploiement de la RFID. Pour en savoir plus, et vous y inscrire contactez Michel Rousseau (filrfid@gmail.com).
filrfid.org est une publication réalisée par Michel Rousseau, vice-président Europe de l'International RFID Business Association et membre de la Fédération des Industriels Intégrateurs et éditeurs de logiciels RFID (FILRFID)

Les 13 membres du Cluster of European RFID Projects (CERP) ont été invités par la Commission Européenne à mettre au point un modèle de référence pour les projets RFID dans les domaines suivants : logistique, fabrication, chaîne agroalimentaire et lutte contre la contrefaçon des produits médicaux. Les résultats de ces travaux (qui seront notamment présentés en fin de mois à Lisbonne) sont téléchargeables aux adresses suivantes :
RFIDReference Model - Detailed description of application fields, Microsoft Word
La RFID ne serait-elle qu'une bulle technologique sur le point d'éclater ? C'est en tout cas l'opinion d'un nouveau rapport publié par la firme dubinoise Heavey RF. Publié sous le titre aguicheur de "RFID.Bomb?", ce rapport considère en effet la RFID comme étant pas du tout fondée à remplacer le code-barres pour l'identification des biens et des produits dans la chaîne logistique. Selon Ronan Clinton, à l'origine de cette étude, il faut comparer le bruit fait autour de la RFID avec les nombreuses sirènes qu'on a connu du temps de la bulle Internet.
Selon l'auteur du rapport, dans 99 % des cas où la RFID a été implanté un code-barres 2D aurait largement fait l'affaire. Heavey RF s'appuie sur les limitations techniques et sur les coûts qu'engendre la RFID et sur la trop grande diversité des solutions proposées pour lui dénier un véritable statut de remplaçant du code-barres.
« le prix de l'étiquette n'est pas tout, c'est l'arbre qui cache la forêt, celle-ci étant principalement constituée par les logiciels et la maintenance qu'il est nécessaire de mettre en place aucune solution de RFID fonctionne correctement ».
Le tout est de savoir si Clinton dit la vérité ou non. Sans vouloir faire de parallèle, on se rappellera qu'un homonyme...
S'il faut en croire le dernier rapport de Frost & Sullivan “North American RFID Middleware and Software Markets”, les éditeurs de logiciels et middlewares RFID se frottent les mains. En effet, les utilisateurs Nord-Américains sont de plus en plus conscients des atouts offerts par la RFID en matière de suivi des biens, d'inventaire et de suivi des process. D'où une demande pour des outils permettant un ROI rapide. C'est pourquoi les middlewares orientés solutions complètes ont pris le pas et connaissent un succès croissant (personne ne voulant s'embêter de nos jours à tuner tel ou tel logiciel si d'autres l'ont déjà fait pour vous).
C'est encore et toujours ce diktat du ROI qui devrait assurer pour les prochaines années le succès de ces middlewares de deuxième génération. Toutefois, si tout va bien pour les applications en boucle fermée, pour celles en boucle ouverte il semble bien qu'il soit encore largement nécessaire de faire la preuve d'un ROI consistant et cohérent pour les middlewares adressant ce domaine. Il est donc vital, selon Frost & Sullvivan, que soit mis en place dans ces middlewares des outils de mesure permettant de démontrer les économies d'échelle ou le gain de productivité gagné par chaque pilote si l'on veut que la RFID descende au niveau de l'article. Certains, toutefois, travaillent d'ores et déjà sur ce ROI sans attendre le passage à 5 cents du tag, ce en essayant de maximiser chaque point de contrôle des données grâce à leur middleware.
Comme le souligne l'analyste en charge de ce rapport : "En offrant des solutions infrastructurelles complètes adossées à une intégration transparente de celles-ci dans le système d'information de l'entreprise, les éditeurs de middleware pourront ainsi aider à détecter les ROI univoques que l'on est en droit d'attendre de l'implantation de la RFID. L'incorporation des données RFID dans le système d'information va en effet permettre aux entreprises de tirer des conclusions circonstanciées à propos de leurs processus métier". Mais il y a encore pas mal de chemin à faire avant que cela ne débouche réellement sur une refonte de la fabrication des produits eux-mêmes.
Un récent rapport d'Aberdeen Research réalisé sur un échantillon de 1100 entreprises démontre que 38 % des entreprises utilisant la RFID le font pour améliorer les coûts, la sécurité et la fiabilité de la gestion des travaux en cours. Les grands comptes utilisent quant à eux la RFID pour à la fois améliorer la productivité de leur équipes et simplifier l'implantation de leurs réseaux et les frais de gestion qui en découlent.
u niveau des grands comptes, les indicateurs de performances sont les métriques opérationnelles généralement mises en avant comme atouts majeurs de la RFID pour gérer le WIP. Ainsi :
100 % des grands comptes notent une incidence d'au moins 20 % de la RFID dans la diminution des erreurs de process, l'amélioration du process étant valuée quant à elle à quelque 10 % de la valeur de ce dernier.
81 % de ces entreprises ont constaté des économies d'échelle d'environ 15 % sur la gestion du WIP grâce à la RFID.
Par ailleurs, le rapport démontre que ces entreprises partagent quelques caractéristiques communes :
Parmi les actions recommandées par le rapport, celui-ci préconise de :
Selon un nouveau rapport de Nanomarkets, le marché de l'électronique imprimée devrait faire flores d'ici 2013. C'est ainsi que le nombre de machines d'impression destinées aux fabriques de produits électroniques imprimés devrait atteindre un volume de 15 000 unités d'ici cette date.
On devrait également voir s'accroître le nombre de petites imprimantes pour la R&D dans les laboratoires industriels et les établissements d'enseignement. 70 % de ces machines seront des imprimantes jet d'encre.
Quant à la surface consacrée aux impressions électroniques, elle devrait atteindre les 130 millions de mètres carrés en 2013, une surface suffisante pour produire des imprimés électroniques pour une valeur de quelque 40 milliards de dollars.
Un récent rapport de Research and Markets baptisé 'Printed and Chipless RFID Forecasts, Technologies & Players 2007-2017' indique que ces tags sans puce (lesquels coûtent bien moins cher que les marqueurs avec puce RFID intégrée) pourraient passer d'un maigre 0,4 % du marché RFID en 2006 à quelque 45 % d'ici 2016.
Pour l'heure, les ventes cumulées de ces tags sans puce ont atteint les 100 millions d'unités (à comparer au 2,323 milliards de tags à puce).
Certaines grandes sociétés s'y intéressent de près. C'est le cas notamment d'AstraZeneca ou de Calvin Klein, deux sociétés qui les utilisent déjà en volumes, idem pour les industries papetières et les cartonniers.
Les tags RFID sans puce fonctionnent dans un rayon de 10 mètres et ont une mémoire de 256 bits. Surtout, ils coûtent 10 fois moins cher ! Ils peuvent être basés sur des matériaux particuliers ou sur de petits circuits à transistors. Ce sont ces circuits que l'on retrouve notamment sur les tags polymères de Philips, PolyIC, OrganicID et Motorola (pour ne citer que les plus connus). Ils imitent directement le circuit d'une puce.
Tous ces facteurs amènent le rapport à conclure que la technologie RFID sans puce concerne des applications non négligeables et devrait croître rapidement, tout ceci s'accompagnant de réductions massives sur les prix de ces marqueurs.
Dans son dernier rapport sur la NFC, ABI Research prévoit qu'en 2012 quelque 292 millions de combinés (soit un peu plus de 20 % de la base installée de téléphones mobiles) seront livrés équipés de fonctionnalités NFC. 2007 semble être l'année critique pour cette technologie, puisque des standards et des pilotes émanant des grands opérateurs télécoms viennent capitaliser sur les premiers déploiements de cette technologie RFID.
ABI Research souligne toutefois que la NFC ne se répandra pas tant que les opérateurs sans fil ne soient certains du retour sur investissement qu'ils peuvent en attendre, notamment sur les reversements des paiements mobiles. Car, par delà la simplicité d'utilisation de la NFC, se cache une complexité redoutable, notamment quant à l'interopérabilité des applications les unes avec les autres, pour ne pas parler des systèmes permettant la mise en relation des entreprises désirant commercer par ce biais. La NFC ne se cantonne en effet pas uniquement au téléphone mobile, mais concerne également les cartes sans contact (transport, fidélisation, tourisme, etc.).
Un récent rapport publié par Vandagraf International met l'accent sur les progrès effectués par les étiquettes intelligentes RFID à bas coût et les progrès que ce segment de marché devrait accomplir au cours des cinq prochaines années.
Selon ce document, il y aurait d'ores et déjà des opportunités exceptionnelles à saisir sur ce marché, le "tipping-point" de celui-ci n'étant plus très loin.
C'est principalement le marché de la pharmacie et des produits de santé qui devrait constituer le facteur déclencheur, suivi de près par l'électronique grand publique, le textile et les accessoires, les DVD préenregistrés et divers autres produits.
Au niveau de la supply chain, la production des étiquettes RFID UHF EPC pour les palettes et cartons atteignait début 2005 environ les 13 millions d'unités par mois. Ce chiffre a frôlé les 500 millions sur l'ensemble de 2006, soit un large doublement par rapport à 2005. Ce chiffre ne doit toutefois pas faire oublier que le volume des livraisons est resté en deçà de ce qu'il aurait pu être du fait principalement des problèmes de production rencontrés pour mettre des quantités suffisantes à disposition. Toutefois de forts investissements sont en cours pour permettre une croissance rapide sur les trois prochaines années, plus particulièrement pour mettre en place des chaînes de production d'étiquettes RFID bon marché.
La libéralisation des fréquences en Europe devrait aider au développement de cette tendance. Idem du règlement des problèmes concernant le respect de la vie privée des consommateurs, une problématique qui n'est pas encore parfaitement résolue, loin s'en faut. Celle-ci pourrait avoir un impact négatif sur le taux d'implantation des programmes RFID au niveau des articles. Par ailleurs, la façon dont les données vont être partagées entre les différentes chaînes logistiques n'est pas encore parfaitement fixée, et ce plus particulièrement dans le secteur pharmaceutique.
Au niveau des standards, l'adoption d’EPC Gen2 est désormais largement répandue pour la bande UHF se situant aux alentours de 900 MHz. Reste encore à standardiser les étiquettes HF 13,56 MHz, ce qu'une commission d’EPCglobal est actuellement en train de faire.
Toutefois, il n'est pas encore sûr qu'une seule et unique bande de fréquences devienne le standard universel pour les étiquettes RFID bon marché.
Au niveau des prix de celles-ci, si le seuil des 10 cents est enfin atteint, voire enfoncé, il faudra atteindre les cinq centimes pour voir une généralisation des étiquettes RFID.
Selon Vandagraf International, la valeur de ce marché devrait atteindre les 10 milliards de dollars à l'horizon 2010, pour dépasser les 36 milliards en 2015 (ces chiffres incluant les étiquettes RFID, les lecteurs et le matériel, les logiciels et les services intégrés).
En termes de volume, la société d'études de marché estime que ce segment atteindra 25 milliards d'unités en 2010, pour dépasser les 1 000 milliards d'étiquettes sur le marché en 2015.
Si on rapporte ces chiffres à ceux des quelque 5000 milliards de codes-barres imprimés chaque année sur le plan mondial, on s'aperçoit que la RFID représentera 20 % de la capture globale de données à l'horizon 2015.
Mais il convient toutefois d'être prudent, le paysage de la RFID évoluant très vite, les anciens acteurs devant faire face à de nouveaux entrants et à une concurrence croissante.
Ceci n'empêche pas le développement de niches de marché particulièrement intéressantes et permettant notamment d'ajouter de la valeur aussi bien en termes d'offres produit que de services associés.
Le marché des sous-ensembles et des composants de l'électronique imprimée devrait atteindre 1,7 milliard de dollars cette année, s'il faut en croire les estimations de BPA Consulting.
Néanmoins, croissance dépend des améliorations devant être effectuée aussi bien au niveau des matériels que des technologies d'impression. Sur les derniers 12 à 24 mois, les matériaux électroniques imprimables (plus particulièrement les afficheurs organiques électroluminescents) ont très nettement amélioré et de leur efficacité et leur stabilité. Malheureusement, ce n'est pas le cas pour les puces mémoires.
La production en quantité et à faible coût de tels produits demeure encore l'un des principaux freins à leur adoption. La RFID et les étiquettes intelligentes actives sont deux marchés qui attendent avec impatience que les coûts baissent dans ce domaine.
S'il faut en croire une nouvelle étude d'ABI Research Research, en 2011 32 % des puces de connectivité sans fil (Bluetooth, Wi-Fi, NFC, WiBree, GPS et radio FM) seront des circuits intégrés directement dans un package de connectivité comportant deux ou plus de ces solutions, ou bien seront embarquées de base dans un processeur serveur. Selon la société d'études de marché, il y a de fortes chances que ces fonctions soient disponibles de base sur les téléphones mobiles et sur les ordinateurs portables.
1 - Pour optimiser les approvisionnements et la gestion des matières premières
2 - Pour assurer le suivi des outils, des équipements, des pièces et du personnel dans l'environnement de production
3 - Pour fournir une meilleure visibilité de la demande et remonter celle-ci le long de la supply chain
1 - Il convient d'anticiper un afflux massif de données temps réel et il s'avère nécessaire de vérifier si les systèmes et les processus métiers critiques sont parés pour s'adapter à ces nouvelles sources de business intelligence.
2 - Il est indispensable de préparer une collaboration étroite avec les partenaires de la supply chain. Les stratégies de partage de données et de systèmes intégrés devraient permettre de réduire les surinventaires tout comme les ruptures de stock
3 - Il convient d'automatiser au maximum les processus manuels pour réduire les taux d'erreurs, puis de capitaliser sur les alertes temps réel afin que le personnel puisse se concentrer sur les exceptions
4 - Il faut avoir une vue globale de la solution et bien comprendre les contraintes qu'un système propriétaire peut imposer au déploiement de la RFID. Autant donc commencer petit et avancer pas à pas.
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