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Publié par La Rédaction

La tour D2 à La Défense (Hauts-de-Seine) est équipée d’une nouvelle technologie de traçabilité du béton. En l’occurrence, le béton autoplaçant du noyau du bâtiment est équipé de puces RFID (radio frequency identification). Connues depuis une cinquantaine d’années, celles-ci sont très utilisées dans la grande distribution notamment. Elles sont ici incorporées au béton dans sa masse sous forme de puces de plastique de 1,2 cm de diamètre. Si l’industriel garde précieusement ses secrets de fabrication, il assure tout de même que ses puces sont totalement étanches et conçues pour résister à des températures de 170 °C, aux milieux basiques, aux contraintes mécaniques et au malaxage.

Sur le chantier de la tour D2 qui comprend 35 000 m3 de béton au total, dont 12 000 m3 pour le noyau, quatre à cinq puces ont été intégrées par gâchée, soit tous les 2 m3 en moyenne. « La puce se comporte ensuite comme un agrégat du béton et ne pose aucun problème », estime Patrick Hugon, responsable informatique industrielle chez Lafarge. Chaque puce ne contient qu’une seule donnée : son numéro unique d’identification. A partir de ce numéro, il est possible ensuite de rattacher les données souhaitées par chaque client. Sur ce chantier, les données conservées comprennent : le numéro du bon de livraison,  la centrale d’origine, le nom commercial du béton, la date et l’heure de fabrication.

 

Informations stockées pendant toute la durée de vie de l'ouvrage

 

Toutes les puces sont encodées puis introduites dans le malaxeur afin d’assurer une répartition homogène. Leur quantité est adaptée aux dimensions de l’ouvrage et au nombre de détections au m² souhaité par le client. La lecture peut avoir lieu à différents moments. Soit lors de la réception du béton frais sur le chantier : il est alors nécessaire de fixer le lecteur sur la goulotte. Soit lorsque le béton est durci ; dans ce cas la lecture s’effectue au moyen d’un lecteur portatif télescopique.

Ce service sera proposé par Lafarge en 2014. Il permettra de stocker sur un serveur distant (dans le cloud) des données type documents environnementaux, origine du matériau, pourcentage de matières recyclées, bons de livraison dématérialisés, résultats de contrôle qualité post-livraison, etc. « Ces informations seront stockées pendant la durée de vie de l’ouvrage, qu’il s’agisse d’une tour, d’un pont, d’une station d’épuration ou autre, indique Patrick Hugon. Elles seront aussi utiles lors de la rénovation d’un édifice ou en vue de sa déconstruction et du recyclage des bétons. »

 

Source: http://www.lemoniteur.fr

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