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Publié par Rousseau

M. Gutierrez reconnaît que « la technologie n’est pas là » pour pratiquer un étiquetage par type d’article.

En effet, même le grand magasin Wal-Mart - qui a demandé à ses 100 premiers fournisseurs de mettre des balises RFID passives sur les marchandises expédiées à certains centres de distribution, comme le stipulent les normes mondiales pour le Codage des Produits Electroniques - se dirige en ce moment vers un étiquetage par caisse ou palette. Un porte-parole de Wal-Mart a confié ce propos à EE Times : « Nous ne prévoyons pas d’étiqueter tous les articles de nos entrepôts avant au moins 10 à 15 ans ».

Le laboratoire UW RFID s’est lancé dans des initiatives comme « l’évaluation préparatoire des opportunités pour la mise en œuvre de la technologie RFID ou le test des idées de produits comme les encres conductrices pour les antennes et la définition de substrats pour les balises RFID », précise M. Gutierrez. De nombreux projets sont toujours en cours d’évolution étant donné que le laboratoire ne se limite pas à la recherche fondamentale et appliquée sur les balises RFID, mais collabore aussi avec des sociétés privées sur des projets d’entreprise.

Alors que beaucoup d’universités américaines comme le Massachusetts Institute of Technology, l’Université du Kansas et l’Université de l’Arkansas sont en train de créer des laboratoires RFID similaires pour étudier la mise en place des balises RFID, le groupe de M. Gutierrez espère s’en différencier en misant sur ses compétences principales en matière de conception d’antennes et de science des matériaux.

 

« Pureté d’environnement »

Le laboratoire de l’université est équipé d’un système de portique et d’une bande transporteuse pouvant atteindre 600 pieds par minute. Ces deux équipements sont utilisés pour faire des simulations en conditions réelles et ils permettent aux utilisateurs de balises RFID de savoir à quel point leur système fonctionne.

Le laboratoire dispose d’un atout majeur : une grande salle anéchoïque équipée d’instruments d’analyse et de mesure de champs de radiofréquence, ainsi que de logiciels de simulation. Elle est utilisée non seulement pour recréer les conditions de « pureté d’environnement » essentielles à la conception d’antennes de balises, mais aussi pour mesurer l’impédance des puces à balises RFID et pour établir des paramètres d’antenne comme le diagramme de rayonnement, le gain ou la polarisation. Elle peut aussi servir aux analyses de décharge électrostatique des balises RFID, un point essentiel qui permet de juger de leur viabilité, car les décharges électrostatiques peuvent court-circuiter une puce ou provoquer une panne mécanique.

Le laboratoire espère, à l’avenir, intégrer des capteurs aux balises RFID. La technologie RFID promet de « donner corps à un réseau de capteurs pour un prix convenable », déclare M. Gutierrez. Si, de nos jours, une balise RFID peut avertir un directeur de supermarché que la date de fraîcheur d’un steak expire, la technologie RFID évoluera tôt ou tard vers des détecteurs sophistiqués qui pourront mesurer le niveau de développement bactériologique dans la viande et de le transmettre par communication sans fil.

L’Université du Wisconsin a offert plus de 60 000 dollars de capital de lancement au laboratoire. L’industrie RFID fournira la part du lion, soit environ 500 000 dollars, notamment sous la forme de logiciels, de matériel et de main-d’œuvre.

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