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Publié par Rousseau

Le laboratoire UW RFID de l’Université du Wisconsin-Madison tente de venir à bout d’épineux problèmes qui empêchent la technologie d’identification par radiofréquence (RFID) de devenir un outil vraiment rentable. Pour les responsables de la distribution et les utilisateurs de balises RFID, ces problèmes concernent aussi bien le côté physique de la propagation du signal que la logistique.

Alfonso Gutierrez, qui dirige le laboratoire, reconnaît que « nous avons un bout de chemin à parcourir » avant d’obtenir des résultats exploitables en termes de coût et de fiabilité de la technologie RFID. Le laboratoire, qui a ouvert ses portes au public le mois dernier pour la première fois, a été créé en tant que forum de collaboration non commercial entre les universités et les industries pour « analyser les véritables capacités et limites de la technologie RFID, autrement dit, faire le point sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas », précise M. Gutierrez.

A l’heure actuelle, le souci des balises RFID apposées sur les produits se situe au niveau des détails. M. Gutierrez a cité l’exemple des défis techniques qu’une société de boisson peut rencontrer si elle souhaite suivre ses cannettes de sodas via des balises RFID. Il s’agit véritablement d’un défi car les ondes radios qui vont de pair avec la technologie RFID peuvent se détraquer lorsqu’elles se trouvent près de certains articles qui contiennent du liquide ou du métal. Des liquides comme le soda d’une cannette, par exemple, ont tendance à absorber l’énergie électromagnétique dont la puce RFID a besoin pour fonctionner. Parallèlement, le métal de la cannette de soda a tendance à refléter cette énergie et à la faire rebondir de façon imprévisible. Dans les deux cas, le signal RFID envoyé par la puce au lecteur rencontre des interférences et réduit donc sérieusement le taux de lecture des balises RFID.

Néanmoins, l’industrie RFID a fait des avancées significatives en apportant de nouvelles normes révolutionnaires sur le marché. La norme Electronic Product Code Generation 2 (EPC Gen2), qui est en cours de ratification par l’ISO (Organisation Internationale de la Normalisation), prévoit que toutes les balises RFID concernées puissent être lues partout dans le monde. De nombreux distributeurs de puces comme Philips Semiconductors, Texas Instruments et Impinj sont en train de tester des puces RFID compatibles avec la norme EPC Gen2 auprès de fabricants de lecteurs et d’étiquettes.

Selon M. Gutierrez, les nouvelles normes et les nouveaux accords n’empêchent pas qu’il demeure de nombreuses questions à élucider lorsque l’on aborde les problèmes de mise en œuvre en conditions réelles, comme par exemple « la façon dont le contenu des produits, les emballages et les supports affectent la performance des balises RFID ».

Une balise RFID est composée d’une micro-puce incrustée dans une antenne et un substrat. La qualité de l’antenne est déterminante car elle a de fortes conséquences sur la performance du système RFID et sur l’architecture générale du réseau.

L’industrie a besoin de « millions de balises pour réduire le coût de la RFID », ajoute M. Gutierrez. Et pourtant, la physique de la technologie RFID ne permet pas d’adopter une « approche taille unique », souligne-t-il. Au final, l’industrie peut avoir besoin d’une antenne spécialement et uniquement conçue pour les cannettes de soda ou bien elle peut imaginer un emballage de cannettes complètement nouveau et entièrement compatible avec la technologie RFID », envisage M. Gutierrez.

Des produits comme les cannettes de soda et l’eau en bouteille ne représentent qu’une fraction du défi RFID. Des sociétés de produits à base de papier comme Kimberly-Clark Corp. éprouvent des difficultés à placer des balises RFID sur les lingettes pour bébés parce que les signaux RF sont absorbés par l’humidité des lingettes.

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