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Publié par Rousseau

Ce marché est encore modeste, mais il promet de représenter une part similaire, voire supérieure, en valeur ou en volume à celle des deux grands marchés traditionnels de la carte à puce : la téléphonie mobile et le bancaire.

Ces derniers représentent aujourd’hui en volume (source : Eurosmart, 2004) respectivement 71%, et 19% du marché des cartes à microcontrôleurs. Selon Eurosmart, la part des titres d’identité électronique (santé, carte d’identité, passeports, permis de conduire…) correspondant à des déploiements lancés par des administrations gouvernementales a été, en volume, de 3% en 2004, et celle des cartes d’entreprises de 0,8%. Soit au total à peine 4%. Cumulées, elles seraient de 4,5% cette année. Ce qui est encore très peu.

« Ces projets sont par nature très différents de ceux qui se réalisent dans le secteur bancaire et la téléphonie mobile, où les commandes peuvent être lancées très rapidement et où elles sont assez régulières et offrent généralement une bonne visibilité », souligne Sophie Lubet , commissaire général du Salon Cartes. Les marchés des titres d’identité ont un très fort potentiel, mais ils connaissent des difficultés de mise en œuvre liées au démarrage (ou aux retards) des projets, lesquels se comptent vite en dizaines de millions de cartes.

 

Ainsi de la carte Sésam Vitale 2, que la France se prépare à lancer cette année ou au début 2006, et qui devra être diffusée à quelque 60 millions d’exemplaires en 24 mois. Ce seul déploiement sur un an représente d’ores et déjà 50% du marché mondial des cartes d’identité prévu en 2005 ! Cela vaut également pour les passeports électroniques dont on estime le nombre dans le monde à 700 ou 900 millions, et dont au moins 50% pourraient être “dématérialisés“ dans une version électronique sans contact dans les 5 ou 10 ans, soit dans le pire des cas, un volume qui représenterait par an 116% du marché mondial prévu en 2005 pour les cartes d’identité.

 

Même remarque pour les cartes nationales d’identité: on sait que tous les pays européens travaillent sur un projet qui pourrait aboutir dans les 5 ou 10 ans, et que certains pays d’Asie ont déjà pris les devants récemment comme la Thaïlande, la Chine et l’Inde.

 

Sans la Chine ni l’Inde, les volumes de cartes à produire seraient donc du même ordre que ceux des passeports : entre 40 et 70 millions par an. Avec la Chine, la donne est bouleversée puisque ce pays à lui seul, doit dès la fin de cette année remplacer par des cartes à puce sans contact 100 millions de cartes d’identité lancées en 1984. Son programme prévoit de livrer au total 1 milliard de cartes d’identité à puce sans contact d’ici les cinq prochaines années et se fera par étapes de 200 millions de cartes par an en moyenne. L’Inde va également peser lourd avec un projet de cartes d’identité (de l’ordre du milliard d’unités, selon le National Informatics Center) et un autre de permis de conduire électronique (150 millions) qui se met actuellement en place.

On constate que ces marchés en pleine gestation, pourraient bouleverser la donne traditionnelle de l’industrie de la carte. La question majeure reste à savoir quand ?

 

 

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