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Publié par Michel Rousseau

Contrairement au traditionnel code-barres, la RFID permet d'identifier automatiquement et sans aucune intervention humaine des cartons équipés de radio-étiquettes. Elle permet aussi de stocker dans la mémoire de la puce un ensemble d'informations (type de produit, nom du fabricant, destination, dates…) que l'on peut interroger à tout moment grâce à des émetteurs-récepteurs. Survient alors une première contrainte propre à l'agroalimentaire : les chaînes de fabrication de viande, de fruits et de légumes exigent une distance de lecture suffisamment grande pour s'adapter à chaque étape (production, manutention, transports, etc.). Et sur ce point, le projet RFID Trace Agro a déjà bien avancé : « On atteint aujourd'hui 6 à 7 mètres, explique Philippe Pannier, chargé du projet au L2MP, grâce à des étiquettes en plastique d'environ 5 x 5 centimètres. La puce elle-même ne mesure que 1 mm2. Le reste de l'espace est occupé par l'antenne en cuivre (dont la longueur est proportionnelle à la distance de lecture) et d'éventuels capteurs. Ceux-ci peuvent être installés pour, par exemple, signaler une rupture de la chaîne du froid. »

Mais les chercheurs ont encore du pain sur la planche : ils doivent rendre ces radio-étiquettes suffisamment résistantes aux environnements agressifs de l'agroalimentaire : lavages fréquents, usage de détergents, chocs mécaniques dus aux manipulations, chocs thermiques (congélation), transports, le tout pour un prix qui ne devrait pas dépasser 1,5 euro l'unité. Affaire à suivre…

CONTACTS

Bernard Greiner b.greiner@stid.com.

Philippe Pannier

Laboratoire « Matériaux et microélectronique de Provence » (L2MP), Marseille

philippe.pannier@l2mp.fr

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