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Publié par Michel Rousseau

Pour ceux d'entre vous qui en ont fait l'expérience, le vrai travail sur la RFID débute avec son implantation. Or, la collaboration avec l'utilisateur final est ici vitale. C'est d'autant plus vrai lorsqu'on a opté pour de la RFID active couplée à du Wi-Fi.

Plusieurs facteurs doivent alors être pris en considération.

En premier lieu, le prix des tags (puisque celui-ci oscille encore entre 30 et 100 $, selon le volume). Ce qui explique pourquoi il est hors de question de faire de la RFID pour dire de faire de la RFID. On se concentrera donc sur les process, les biens et les immobilisations à forte valeur ajoutée ou sur le suivi des containers contenant des articles marqués par des tags passifs ou des codes-barres pour les produits à plus faible valeur. Ce n'est que dans une telle approche hiérarchisée que le retour sur investissement est justifiable.

Ne perdez toutefois pas de vue l'importance que peut revêtir dans l'entreprise la démultiplication du réseau Wi-Fi grâce son emploi simultané avec la RFID.

Mais d'autres facteurs influent tout autant sur la prise de décision.

 La durée de vie des batteries et la fréquence de leur rechargement.
Ceci est important parce que la fréquence des transmissions (fréquence d'émission d'un signal ou d'un état de localisation) impacte directement la longévité de la batterie. Nous ne saurions trop insister sur un examen rigoureux de la sollicitation du tag (ni trop, ni trop peu). Bien souvent, on s'aperçoit que certains contrôles sont redondants ou que, sur certains processus, un simple échantillonnage donne des résultats aussi valables qu'une lecture intégrale. C'est le cas, par exemple, dans un hôpital au service des consultations, puisque dans ce cas il suffit de vérifier les visites toutes les 45 minutes (durée moyenne par patient. De telles mesures permettent généralement d'augmenter fortement la durée de vie de la batterie et contribuent à faire baisser le coût global de possession de la solution.
 

La précision.
Selon notre expérience, les seuils de précision actuellement disponibles en matière de RFID sont suffisants pour la plupart des implantations pour peu que l'on ne recherche pas une localisation au millimètre près, toutefois la pertinence de lecture est un facteur fondamental à prendre en compte puisqu'elle influe directement sur le processus métier incriminé. Le degré de certitude de lecture varie en fonction de la puissance du signal et de la durée de propagation de celui-ci. L'important ici et de bien fonder tout le système sur le pourcentage de lectures pertinentes à une distance donnée. Par exemple, pour une configuration donnée, en obtiendra une précision de 90 % à deux mètres, celle-ci tombant à 85 % à trois mètres. À ce niveau, il faut bien faire la part des choses entre les promesses des fournisseurs et ce qu'il en est réellement sur le terrain. C'est pourquoi il est indispensable de mettre en place des tests pour une configuration requise.

Le format du tag -
il existe une multitude de formats en matière de RFID, comme il existe de nombreuses options pour attacher les tags aux différents matériels concernés. Dans certains cas il suffit de simplement d'utiliser du scotch double face (ce que personnellement nous ne saurions recommander); dans d'autres, il est nécessaire de développer un bracelet pour attacher le tag à une pièce d'équipement, voire de créer un format spécial. Il est donc nécessaire de vérifier précisément ce qui conviendra le mieux et quel est le format le mieux adapté au processus métier envisagé.

Infrastructure et conditions environnementales-
l'enquête terrain est l'une des étapes les plus importantes de toute implantation RFID. En effet, le signal RFID ou Wi-Fi varie en fonction des conditions environnementales (épaisseur des murs, présents à métal, de liquide etc.) qui peuvent avoir un impact certain sur les conditions de lecture du marqueur. Il est certes possible de circonvenir de telles contraintes (notamment en ajustant le nombre et la position des points d'accès des lecteurs, la puissance du signal ainsi que le type de technique de localisation.

Sécurité et trafic réseau -
l'un des plus grands mythes en matière de RFID est d'imaginer que ces technologies sont susceptibles de faille de sécurité par nature. Il faut savoir que la façon dont les marqueurs RFID établissent une session de données ne s'effectue pas de la même manière qu'un portable peut le faire avec un réseau Wi-Fi. Et par voie de conséquence, les menaces sécuritaires ne sont pas les mêmes. La conversation entre un tag actif et un point d'accès W-Fi est si brève qu'il s'avère extrêmement difficile de l'épier. Même dans les cas les plus extrêmes, un tel trafic ne dépasse pas les 2 % de la bande passante.

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