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Publié par Michel Rousseau

L'hôpital du Raincy-Montfermeil (Seine-Saint-Denis) va utiliser des bracelets RFID pour lutter contre l'enlèvement des nouveaux-nés.

Une cinquantaine d'établissements étrangers utilisent ce système.

La maternité du centre hospitalier intercommunal du Raincy-Montfermeil va glisser au poignet ou à la cheville des nourrissons un petit bracelet hypoallergénique surmonté d'un boîtier étanche de 20 grammes. A l'intérieur de ce boîtier : la carte d'identité informatique du nouveau-né, notamment son nom, son prénom, sa date de naissance et le numéro du boîtier. L'appareil, un système RFID actif alimenté par pile, a une durée de vie de 18 mois.

 Le système envoie chaque seconde un signal radio qui permet de localiser l'enfant dans un périmètre de dix mètres. Les lecteurs/scanners spécifiques placés aux différents points d'accès de la maternité permettent de vérifier à tout instant la présence du nourrisson. Son identité peut aussi être vérifiée à l'aide d'un scanner portable.

Si le bébé est emmené hors du périmètre par une personne qui ne fait pas partie du service, une alarme se met en route. En revanche, si une sage-femme emmène l'enfant, pour une radio par exemple, le système sera paramétré pour « une sortie provisoire ». Au-delà du délai imparti, l'alarme se déclenchera. Même alerte si l'on tente de retirer ou d'arracher le bracelet.

Endiguer le trafic d'enfants

Avec ce système, la maternité de Raincy-Montfermeil souhaite ne plus renouer avec les enlèvements d'enfants qu'elle a connu en 2002 et 2005. Tous les nouveaux-nés du service seront donc équipés d'un bracelet, à moins que leurs parents ne refusent en signant une décharge.

BlueTag, le bracelet utilisé, a été développé par la société BlueLinea. Une cinquantaine d'établissements dans le monde, notamment en Angleterre, à Hong-Kong, au Koweït, à Dubaï et en Australie, ont déjà retenu ce dispositif. En Malaisie, le gouvernement a même opté pour le bracelet dans 300 hôpitaux afin d'endiguer le trafic d'enfants. A 5 euros par naissance, il faut dire que le coût du dispositif est faible. «L'infrastructure et les postes de contrôle de suivi reviennent entre 30 000 et 150 000 euros selon la taille des services. Au Raincy-Montfermeil, l'investissement sera de 100 000 euros sur 5 ans », précise Laurent Levasseur, directeur général de BlueLinea.

Selon la société, une cinquantaine de maternités publiques et privées, sur un total estimé de 750, réfléchiraient ou s'apprêteraient à mettre en place le bracelet RFID. Ce sera le cas en mai aux Hospices universitaires de Strasbourg, et début 2008 au Centre hospitalier du Havre. Ce centre vient d'ailleurs de passer une commande à BlueLinea pour équiper un nouveau service de neurologie. Le bracelet permettra de surveiller les « post-comateux », des personnes qui ont souvent le réflexe de rentrer chez eux ou de quitter l'hôpital dès qu'elles sortent du coma.

Source : News.fr

http://www.news.fr/actualite/societe/0,3800002050,39368577,00.htm).

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