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Publié par Michel Rousseau

La société d’assemblage de meubles Turrini tire un premier bilan très positif de l’introduction des étiquettes électroniques RFID sur sa chaîne de montage.
Quelle est l’activité de votre entreprise ?
Turrini est une PME de 60 personnes installée à une dizaine de kilomètres de Lorient. Nous intervenons sur les phases de finition de meubles contemporains. Nous recevons des panneaux de bois ou des meubles en partie constitués et continuons à les monter, les coller et les assembler. Puis nous appliquons les peintures et les vernis avec toutes les phases de ponçage nécessaires avant d’ajouter les charnières, portes et coulisses. Enfin, nous emballons ces meubles avant de les expédier dans le monde entier. Nous avons en effet pour particularité d’avoir pour clients exclusifs les magasins Roche- Bobois dans le monde et réalisons un chiffre d’affaires annuel d’environ 7 millions d’euros.

Pourquoi avoir adopté un système RFID ?
Pour nous, ce système présente deux avantages. Le premier est qu’il nous permet de disposer en permanence du montant du chiffre d’affaires dans l’atelier puisque, grâce aux étiquettes électroniques et au couplage en temps réel avec notre logiciel de gestion de ressources (ERP), nous connaissons la position de chaque meuble dans la chaîne de montage, ce qui permet un suivi de production permanent et précis. De plus, nous devons réaliser périodiquement des « campagnes de saisie de temps » afin de connaître le temps passé à élaborer un meuble pour calculer son coût de revient et ordonnancer la production. Auparavant, ce type de campagne mobilisait trois ou quatre personnes s’installant auprès des différents postes de travail pour effectuer des chronométrages. C’était long, trois à quatre mois, et gênant pour les opérateurs. Aujourd’hui, la lecture des étiquettes électroniques en entrée et sortie de poste de travail nous permet de connaître ces temps sans autre intervention que celle de l’opérateur habituel du poste.

Quelles solutions techniques avez-vous retenues ?
Nous avons opté pour le système TAGest de la société QIO Software, une solution qui ne demande pas d’investissements lourds, ni de câbles à installer dans tout l’atelier. Elle repose sur des téléphones portables dotés d’un lecteur d’étiquettes électroniques (fonctionnalité NFC) et de liaisons GPRS pour transmettre les données. Les étiquettes, elles, sont apposées sur les chevalets à côté des meubles. La mise en oeuvre a donc été extrêmement simple et le coût de revient minime. Nous avons en effet acquis deux téléphones destinés au suivi de production, en louons une dizaine d’autres le temps que durera la « campagne saisie des temps », et réglons à notre prestataire un forfait en volume de données pour les informations qui transitent entre les téléphones et le serveur.

Quel premier bilan tirez-vous de cette expérience ?
Nous avons mis en place cette solution début janvier 2007 et nous en sommes très satisfaits. Elle a été très bien acceptée par les collaborateurs de l’entreprise. Nous leur avons clairement expliqué que nous cherchions à mesurer les temps de fabrication pour calculer les coûts et ordonnancer la production et non pas à contrôler leur activité. Nous leur avons montré les résultats que l’on pouvait obtenir et assuré qu’ils seraient informés des résultats d’ensemble. En termes de suivi de production, c’est également un avantage puisque nous connaissons en temps réel l’avancement de chaque meuble. C’est important car, lorsque nous expédions des meubles d’une même commande à Séoul ou à Mexico, nous devons impérativement les envoyer en même temps. Comme les départs se font le vendredi, cela nous permet d’ajuster notre activité afin que les différentes pièces d’une même commande soient achevées simultanément. De plus, la saisie des temps de fabrication nous coûte beaucoup moins puisque ce sont les opérateurs eux-mêmes qui le font, ce qui d’ailleurs les responsabilise. Nous économisons donc pratiquement l’équivalent d’un poste de technicien, pour une mise de fonds nettement moindre. Ce premier bilan est donc très positif et il n’est pas interdit de penser qu’à terme, nous apposerons les étiquettes électroniques sur les meubles eux-mêmes afin de bénéficier d’un suivi logistique une fois la commande sortie de nos ateliers.
Source : Direction Générale des Entreprises du Ministère de l'Industrie

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