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Publié par Michel Rousseau

Récemment interrogé sur l'emploi de la RFID par les industriels de l'agroalimentaire, Peter Harrop, le guru d'IDTechex, répondait que malheureusement bon nombre d'entreprises manifestent encore un très net refus de la réalité en matière de traçabilité des produits, puisqu'elles continuent à se fier au code-barres, lequel ne donne en fait que très peu d'informations sur la provenance du produit.
Toutefois, certains se frottent d'ores et déjà à la RFID, notamment un certain nombre d'abattoirs aussi bien européens qu'américains (notamment Atlantic Beef Products) qui taggent les carcasses pour assurer un meilleur suivi de celles-ci et une distribution plus pertinente en fonction des besoins des acheteurs en boucherie.
Mais, si les tags sont utilisés c'est sur des matières relativement chères ou sur des palettes ou des conteneurs contenant (sic) un grand nombre de produits.
Au niveau de l'article, la piste à suivre va nettement plus dans le sens du tag imprimé et de l'organique.
Récemment racheté par Weyerhauser, OrganicID a ainsi inventé un tag sur papier, les circuits étant réalisés via de l'encre conductrice, ce qui réduit considérablement le coût du tag. Somark (nous en parlions récemment) a mis au point un tatouage RFID qui peut être estampillé directement sur la viande. A noter d'ailleurs que ce tatouage doit encore s'avérer conforme aux exigences formulées par le Département chargé du système d'identification national du bétail aux USA. Mais bon, cela semble en bonne voie d'après nos derniers entretiens avec la société. En fait, celle-ci bénéficie de la peur panique qui a sévi après la découverte de quelques têtes de bétail infectées par la maladie de Kreuzfeld-Jacob en 2003. Le système devrait fonctionner d'ici deux ans et baptiser chaque veau nouveau-né avec un code d'identification à quinze chiffres, les bases de données contenant ces identifiants étant co-gérées par les Etats et les groupes industriels.
PolyIC (cf. nos précédents articles) suit une piste un peu différente, puisque la société privilégie la piste des tags organiques.
Mais l'immense intérêt de la RFID dans ce domaine est surtout celui de l'historisation des composants entrant dans la composition d'un produit (et notamment des additifs et des emballages). Pouvoir, grâce à l'historique lié au tag, découvrir rapidement d'où provient le composant contaminé qui a été mélangé à d'autres ingrédients dans une usine agroalimentaire et remonter directement jusqu'au process incriminé, voilà ce que permet de mettre en place une identité fédérée à l'intérieur d'un tag. Un sujet, malheureusement, pas encore abordé par le standard EPCglobal. En attendant, l'espoir fait vivre...

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