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Publié par Michel Rousseau

 
Réunis dernièrement en congrès à Bordeaux, les papetiers et industriels de l'emballage ont déclaré que le papier et le carton vont voir leurs fonctionnalités désormais se multiplier. Ils vont ainsi devenir communicants grâce à l'intégration de puces RFID. Le projet européen Sustain Pack vise en effet à inventer l'emballage du futur qui sera parfaitement recyclable, garantira la traçabilité et pourra interagir avec le consommateur. L'une des grandes pistes de recherche, ce sont les nanocomposants. Les papiers de demain en seront truffés. « Depuis l'origine, les papetiers savent intégrer des charges minérales dans le papier, comme du talc ou du kaolin. Avec une approche empirique toutefois. Le changement avec les microcomposants et les nanocomposants, c'est que l'on sait mesurer précisément et maîtriser leurs caractéristiques », précise Lionel Algara, spécialiste du secteur au sein de cabinet de consultant Erdyn, qui a travaillé sur le rapport « technologies clefs pour 2010 ».
 
Sustain Pack : un grand projet où la RFID a sa place
L’EFPG pour la France est chargée de développer des emballages 3 D à base de fibres cellulosiques et de polymères renouvelables qui pourraient remplacer aussi certains calages produits à partir de polymères non renouvelables comme le polystyrène expansé. La préparation des matériaux composites à partir de fibres nécessite de modifier ces dernières. À ce jour, plusieurs voies sont en cours de test : modifications chimiques, modifications physico-chimiques et utilisation de nanoparticules organiques, comme les micro fibrilles de cellulose, ou encore minérales.
Depuis 10 ans le Laboratoire Génie des Procédés Papetiers (LGP2) de l’EFPG travaille à la modification chimique de surface des fibres afin de les incorporer dans des composites.
Rappelons que l’EFPG est spécialisée dans différentes techniques comme le greffage chimique direct avec la condensation des groupements OH de la cellulose, l’utilisation d’agents de greffage et la condensation d’agents organométalliques.
C’est cette grande compétence française qui a valu à la France d’être retenue pour coordonner l’ensemble des activités « emballages composites 3D ».
Parallèlement, les Pays-Bas ont pour objectif de développer et appliquer différentes techniques, dans le cadre du développement durable, pour faire communiquer les emballages (effets d’image, identification et traçabilité, lutte contre la contrefaçon, etc…).
Chacun des pays apportant sa compétence en intégrant les besoins des consommateurs finaux et toute la chaîne de production ainsi que les aspects environnementaux et de durabilité.

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