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Publié par Michel Rousseau

 
Pour la sixième année consécutive, Checkpoint Systems vient de sponsoriser la plus grande enquête au monde portant sur la démarque inconnue dans le commerce de détail. Depuis que M. Joshua Bamfield et le Centre for Retail Research (CRR) ont mené la première enquête ERTB en 2000, le commerce de détail est de plus en plus sensibilisé au rôle stratégique que joue la gestion de la démarqueinconnue. Les commerçants réalisent de plus en plus qu’il s’agit d’un domaine où ils peuvent récupérer les pertes de recettes alors que les marges bénéficiaires se réduisent chaque jour. Après des années de diminution régulière (une baisse de 14.5% depuis 2002), les résultats du 6ème ERTB montrent que nous sommes entrés dans une période de consolidation et que nous sommes à un croisement: alors que la situation socio-économique évolue en Europe, il convient de formuler de nouvelles solutions pour faire face aux nouvelles formes de la démarque inconnue. Il apparaît que les commerçants sont à la recherche de méthodes plus rationnelles leur permettant d’augmenter l’efficacité des mesures en adoptant des solutions comme des logiciels avancés d’analyse de données, le déploiement de nouveaux systèmes d’étiquetage à la source et d’identification radiofréquence (RFID).
Il est très difficile de mesurer les conséquences économiques de la démarque inconnue car ces délits ont des effets différents sur les bénéfices, du coût économique évident du vol à l’étalage et des vols commis par le personnel jusqu’aux problèmes inévitables qu’engendre une mauvaise gestion des inventaires. Mais la démarque inconnue a également une incidence sur la vente proprement dite puisqu’elle interdit aux commerçants de pratiquer un merchandising ouvert, ce qui rend les boutiques et les magasins moins conviviaux. Pour toutes ces raisons, le coût total de la démarque inconnue ne doit donc pas être simplement assimilé aux chiffres figurant dans ce rapport ; il est en fait beaucoup plus élevé puisqu’il faut tenir compte des ventes perdues et du service médiocre à la clientèle.
C’est dans cette perspective que le CRR a demandé cette année aux commerçants de lui indiquer quelles mesures spécifiques ils prennent pour protéger douze des articles les plus fréquemment visés par les voleurs et quel impact direct ces mesures peuvent avoir sur leur clientèle.
 
En ce qui concerne les articles les plus souvent volés, l'expérience des commerçants est à peu près la même dans toute l'Europe : il s'agit, pour l'essentiel, de biens de grande consommation, chers, de marques connues, du secteur des loisirs, de produits de beauté et d'hygiène, de vêtements, de spiritueux et d’appareils électroniques. Les articles les plus volés sont les eaux de toilette et les parfums, les spiritueux et les champagnes, les vêtements de marque et les vêtements féminins, les produits cosmétiques et les soins de beauté, les lames de rasoir, les DVD et les CD, les jeux vidéo et les lecteurs MP3, ainsi que les petits appareils électriques, les téléphones mobiles, les cartes mémoire, les ordinateurs portables et les logiciels.
 
Pour ce qui est de la RFID (identification radiofréquence), les commerçants pensent que, dans un premier temps, elle devrait trouver sa principale application dans le "contrôle des inventaires et la distribution" (83,4 % des personnes interrogées) puis la "sécurité et la prévention des pertes" (58,4 % des personnes interrogées).
Bien que l'on dise parfois de la RFID qu’il s’agit davantage de parole que de faits, le résultat montre que plus d'un tiers des grands groupes de distribution européens pense passer à des applications pilotes de la RFID dans un délai de 2 ans. 15,5% commenceront dans un délai de 12 mois et 22,1 % dans un délai de 24 mois tandis qu'à l'horizon de la fin des 4 prochaines années, 17,6 % de ces groupes se seront engagés dans des expériences pilotes. La mise en oeuvre à grande échelle de la RFID devrait se faire dans un délai de 2 ans après le début des expériences pilotes, ce qui veut dire que dans 4 ans, 39,9 % des groupes de distribution devraient mettre en oeuvre de nouvelles applications RFID, bien que 7,3 % des personnes interrogées estiment qu'elles n’en seront à ce stade qu’en 2008.
 

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