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Publié par Michel Rousseau

 Voici un rapport dû à la plume de Dimitri Fagué de l'Ambassade de France à Singapour qui nous a semblé bon de porter à votre connaissance, parce qu'il constitue un bon prélude aux organisations qui se mettront progressivement en place en Europe d'ici peu.

En voici quelques extraits
La RFID à Singapour et les actions locales de soutien
 
Singapour a commencé très tôt à utiliser des technologies utilisant la RFID. L’année 1998 a vu l’apparition sur l’île-état de l’Electronic Road Pricing, premier système de péage automatisé au monde utilisant la technologie RFID. La même année, le National Library Board a commencé à étiqueter les ouvrages des principales bibliothèques avec des labels RFID. Son catalogue, comprenant plus de dix millions de titres, est maintenant entièrement géré en utilisant cette technologie, simplifiant et accélérant le processus d’emprunt et de retour d’ouvrage pour l’utilisateur.
Les deux agences gouvernementales Infocomm Development Authority (IDA) et Agency for Science, Technology and Research (A*STAR) sont chargées du développement des activités dans le domaine de la RFID à Singapour. La première a plutôt un rôle de régulateur alors que la seconde s’appuie sur ses instituts de recherche appliquée. Ensemble, elles tentent de s’associer à des industriels locaux ou étrangers afin de dynamiser ce secteur et multiplier les applications.La norme EPC (Electronic Product Code) est soutenue au niveau gouvernemental.
En mai 2004, l’état singapourien a lancé son premier plan de soutien au développement local de cette technologie à hauteur d’un investissement de 10 MSGD (5MEUR) sur trois ans par l’intermédiaire de l’agence IDA. En septembre 2005 est créé la Singapore RFID Alliance, regroupant les acteurs locaux publics comme A*STAR, l’Economic Development Board (EDB) et l’IDA, ainsi que des acteurs privés du secteur (NTUC Fairprice, SIA Engineering, EPCglobal ou encore Hitachi Global Storage) afin d’accélérer le développement et l’utilisation de cette technologie chez les industriels locaux.
En novembre 2004, de nouvelles plages de fréquences (920 MHz à 925 MHz, comprenant les fréquences UHF) ont été libérées et un appel à collaboration pour développer des projets utilisant la technologie RFID a été lancé par l’IDA. Ces initiatives ont créé un effet d’entrainement chez les industriels locaux qui avaient déjà investi 50 MSGD en juillet 2005
dans des projets basés sur les technologies RFID.
En août 2005, l’agence A*STAR, à travers son bras commercial Exploit Technologies Pte Ltd (ETPL), a à son tour investi 10MSGD (5MEUR) sur trois ans sous la forme d’un appel à collaborations pour développer des applications RFID avec des partenaires industriels.
En juillet 2006 est dévoilé le nouveau plan national Intelligent Nation 2015 (iN2015) mis en place par l’IDA. Ce plan prévoit entre autres de développer la plateforme logistique régionale qu’est déjà Singapour et en particulier de rationaliser la chaîne d’approvisionnement (Supply Chain) à l’aide des STIC et en particulier l’utilisation des technologies RFID dans les ports et aéroports de la cité-état.
Les revenus tirés du marché de la RFID à Singapour étaient de 16MSGD (8MEUR) en 2004 et sont estimés à 31,6MSGD (15,8MEUR) en 2009 d’après un rapport de Frost & Sullivan publié en mars 2006.
 
Un exemple d’application dans les hôpitaux
 
En 2003, lors de l’épidémie Severe Acute Respiratory Syndrome (SRAS), les instituts I2R et IME de l’agence A*STAR ont développé, avec la Defense Science & Technology Agency (DSTA) et l’entreprise locale ST Elecronics le projet Hospital Movement Tracking System.
Des cartes-étiquettes RFID actives transmettant un signal en continu à 433 MHz ont été fournies aux patients, aux visiteurs et au personnel de trois hôpitaux. Des lecteurs RFID ont été installés pour suivre les déplacements de ces individus en temps réel. La période d’incubation du virus étant de 10 jours et les déplacements des individus étant suivis durant
21 jours, si un patient est suspecté d’avoir le virus, le système est capable de déterminer qui àété en contact avec celui-ci, dans quelle zone et à quel moment. Il est possible de suivre un nombre illimité d’individus mais chaque lecteur ne peut localiser que 1000 étiquettes simultanément. L’hôpital Alexandra, avec ses 36 médecins et gérant environ 250 urgences par jour, avec une seule visite autorisée par jour et par patient, a été équipé d’un tel système. Les déplacements de quelques 500 personnes ont été suivis avec succès bien qu’aucun cas de SRAS n’ait été détecté.

Telechargez gratuitement ce rapport au format pdf : http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm06_080.htm

"Ce document est redigé par l'Ambassade de France à Singapour et diffusé gratuitement par l'ADIT. Retrouvez tous les Rapports d'Ambassades sur le site web des Bulletins Electroniques (BE) : http://www.bulletins-electroniques.com"
 

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