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Publié par Michel Rousseau

  Les récents développements en matière de circuits organiques offrent de nouvelles opportunités pour créer des circuits et des appareils à basse consommation. Bien qu'encore très largement inférieurs à leurs cousins silicium (on en est encore à ne produire généralement qu'un seul bit de données), de tels circuits devraient fortement influencer les industries dans les prochaines années. Lorsque l'on sait, par exemple que ces circuits représentent entre 30 et 50 % des transpondeurs RFID passifs, et que ces développements vont permettre de faire baisser le prix des étiquettes RFID en dessous de la barre des 5 cents, on peut, tout comme Louis Bianchin, senior analyste chez Venture Development Corporation, considérer que : " Un tag RFID organique, contrairement à une étiquette RFID silicium, peut fournir plus de services, faire baisser le coût des matériels et réduire le nombre d'étapes de traitement ". L'électronique imprimée devrait largement influencer le processus de fabrication en offrant :
  • Moins de rejets liés aux problèmes connus sur les antennes et les circuits imprimés (détachement, produit défectueux, etc.) ;
  • Moins d'étapes de fabrication (pas d'attachement de l'antenne au circuit, moins de traitement au niveau l'inlay) ;
  • Un coût moindre des composants (d'où une baisse de la demande en matière d'outsourcing de ceux-ci, sans oublier la possibilité d'employer des substrats plus minces et moins onéreux).
L'autre avantage de l'électronique imprimée tient à la simplification de l'intégration du tag RFID dans les produits finis. Il est ainsi possible d'appliquer de tels composants sur des emballages en imprimant directement le transpondeur RFID sur le produit. En s'appuyant sur les premiers résultats constatés dans ce secteur, VDC considère que la performance des semiconducteurs organiques est dorénavant suffisante pour permettre leur utilisation dans des environnements simples à bas coût ne nécessitant qu'un traitement logique de premier niveau (par exemple, actif/inactif, valide/invalide). D'ici 5 ans au maximum, la production de processeurs plus complexes, notamment compatibles EPC, devrait être le lot commun.

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