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Publié par Michel Rousseau

 
S'il faut en croire ABI Research, il ne faudrait pas s'attendre à voir plus d'une dizaine de spécialités taggées en 2006. Ce qui est en totale contradiction avec ce qui était annoncé l'an passé, où l'on envisageait un triplement des livraisons de tags en matière de santé-pharma.
Le fait que la FDA ait donné sa bénédiction pour le taggage des médicaments n'y change rien, puisque le temps de latence pour sortir une spécialité dûment RFIDisée est estimé à environ 18 mois. Certains facteurs politiques ont également refroidi les laboratoires, dont notamment la phrase assassine d'Alan Greespan qui voit dans la RFID une exubérance irrationnelle. De fait, ces dires sont en franche contradiction avec ce que d'aucuns (comme IDTechEx) nous annoncent à propos de ce marché. C'est peut-être tout simplement parce qu'ABI s'est également préoccupé des réseaux de distribution et des points de vente et s'est aperçu que le temps nécessaire pour dépasser le stade de la boucle fermée et entrer dans des logiques de boucle ouverte nécessite d'avoir pensé notamment aux investissements que devront consentir les détaillants pour faire évoluer leur système de lecture. Or ceux-ci, notamment en France, sortent tout juste du Moyen-Age des microfiches (et bien souvent encore utilisent celles-ci ou le téléphone pour vérifier si une prescription est toujours disponible chez leur grossiste) et viennent à peine d'amortir leurs lecteurs laser. Bref, les convaincre de sauter encore une fois sur une nouvelle technologie ne sera pas de tout repos, à moins que des petits malins ne développent des applications qui leur permettent (enfin !) de gérer leurs stocks en temps réel et de travailler avec des profils client. Mais la CNIL risque d'avoir à y redire. Autrement dit tu vois copain, çà c'est une croix et çà c'est un cercle… vicieux. Bref, quelqu'un finira peut-être par dire : " Taggez-les, ils l'ont bien cherché !"

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