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Publié par Michel Rousseau

Les leaders des réseaux demand chain dépensent environ 5 fois plus sur la RFID que les constructeurs automobiles exploitant une supply chain traditionnelle, selon la dernière analyse menée par AMR Research sur plus de 450 détaillants et fabricants.
Les compagnies leaders implantent fortement la RFID sur leurs réseaux de distribution et leurs points de vente pour accélérer leur visibilité sur la demande. Qui plus est, elles utilisent des capteurs sur leurs réseaux supply chain étendue afin de synchroniser les réseaux de fabrication et de logistique avec la demande, ce qui amène l’application d’un niv de plus en plus important de conformité des supply chain et une fabrication régulée, pour garantir une fabrication conforme dès la première sortie de chaîne.
Les données rassemblées par AMR Research montre également que ces leaders instrumentalisent la RFID et accélèrent les implantations de réseaux pilotés par capteurs. C'est plus particulièrement évident sur les réseaux supply chain complexes de l’Europe, la RFID s’attribuant la quatrième place parmi les dépenses supply chain effectuées à l’horizon 2006-2007. Pour mieux comprendre l’état de l’art dans cette industrie, AMR a mené une enquête avec l’AIAG (Automotive Industry Action Group). Les résultats de cette enquête ont montré que 75 % des 70 répondants du secteur avant des problèmes avec les process de traçabilité sur l'ensemble de la supply chain. Malgré cela, 41 % d’entre eux n’envisageaient pas de déployer de la RFID.
Pourquoi la RFID n’est-elle pas la plus haute priorité de l’industrie automobile ?
Si le manque de standards est encore cité par 18 % des interrogés, c'est surtout au niveau de la réduction des coûts (55 %) qu’il y a le plus d’interrogations, tout le monde s’interrogeant sur l’efficacité du retour sur investissement et aussi sur les problèmes d’intégration matériel logiciel. Même ceux qui sont en plein déploiement ou en plein pilote se posent encore la question du retour sur investissement, 40 % d'entre eux se débattant avec les problèmes d’intégration avec l’ERP de l’entreprise.
Toutefois, l’industrie automobile passant d’une production de masse(150 000 véhicules par nom de gamme)  à des productions créneau (40 000 véhicule par nom de gamme), l’accroissement des besoins en matière de juste à temps (assemblage, notamment) et d’amélioration des contrôles qualité va jouer un rôle non négligeable dans l’adoption de la technologie, puisqu’il faudra offrir une meilleure traçabilité et plus d’informations sur les process impliqués.
De fait, la RFID conviendra parfaitement à ces besoins, une fois la phase de maturation atteinte. Or, pour le moment on en est encore à la phase des pionniers, alors que d'autres segments de marché en sont aux déploiements grandeur nature. Le point d’incandescence n’est donc pas encore atteint, aussi parce que l’on a trop raisonné en termes de technologie et pas assez en termes d’usages métier. Comme d'habitude !

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