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Publié par Michel Rousseau

Il nous a semblé bon d’expliquer un peu plus avant le modus operandi des quatre facteurs pris en compte  par ABI Research.
 
Consolidation – Le fait est que, si un fournisseur ne dispose pas d’une solution RFID maison correspondant aux besoins de sa clientèle, il y a de fortes chances pour qu’il se tourne vers la possible acquisition d’un éditeur ou intégrateur système tierce partie possédant justement de telles compétences. Cette consolidation par absorption est loin d’être négligeable dans une industrie qui s’envisage en dizaine de milliards de dollars à l’horizon 2012.
 
Coopération entre vendeurs et partenariats acteurs. Les entreprises de la RFID ne font pas exception à cette recherche d’alliances que pratiquent à grande échelle la plupart des acteurs informatiques. C'est ainsi que l’on voit de de plus en plus de fabricants s’allier à des éditeurs de middleware, ou des intégrateurs rechercher un partenariat avec un fabricant d’imprimante/encodeuse, ceci se traduisant fréquemment par des propositions de solutions de bout-en-bout intégrant tous les éléments nécessaires à un déploiement RFID. Toutefois, la plupart des annonces dans ce domaine mériteraient d’être examinées plus en détail pour connaître leurs réels tenants et aboutissants. Néanmoins, ces effets de manche ont bel et bien un effet positif sur cette industrie, puisqu’ils permettent enfin au client final de ne pas avec avoir besoin de se salir les mains à rechercher qui un lecteur, qui un type d’étiquettes, qui un middleware, etc. La standardisation des offres est un autre facteur à prendre en compte dans cette consolidation, tout ceci concourant d'ailleurs à une minoration sensible des coûts des solutions.
 
Solutions pré-packagées - L’adoption de la RFID se généralisant dans les prochaines années, il est inévitable que l’on assiste à un phénomène bien connu en informatique, celui de la sortie sur les étagères de solutions prêtes à l’emploi, répondant à des besoins relativement standardisés (i.e. traçabilité en entrepôt, remontées d’informations lors du passage aux caisses, collecte d’inventaires, etc.). Or les solutions proposées pour le moment demandent encore souvent un fort niveau de customization, et s’avèrent de ce fait encore fort chères. La tendance vers plus de solutions « out-of-the-box » s’explique aussi par l’arrivée sur le marché de solutions développées en partenariat avec un client pour répondre à un besoin spécifique, solutions qui ensuite (du fait de leur possible généralisation à un secteur ou un ebranche d’activité) sont packagées pour la revente et permettent ainsi d’atteindre très rapidement un retour sur investissement, voire de faire des bénéfices sur les développements entrepris. Nous n’en voulons pour preuve que ce qui se développe actuellement dans le secteur hospitalier, pour ne citer qu’un exemple parmi tant d'autres. En règle générale, on estime à 20 % les changements nécessaires pour adapter une solution packagée aux besoins réels de l'entreprise. Ceci ne tuera donc pas le travail des intégrateurs, mais les obligera à systématiquement rechercher de l’ajout de valeur, un bon point tant pour eux que pour le client.
 
Expérience – Il suffit de se promener un peu sur la Toile pour constater que la baisse des coûts de déploiement est aussi due à l’expérience acquise par les entreprises (et par les formations proposées à celles-ci) dans le domaine de la RFID. Une expérience que les entreprises n’hésitent plus à partager, ne serait-ce que pour améliorer leur propre solution en tenant compte des suggestions proposées par les lecteurs de leurs comptes-rendus. C'est ainsi qu’à ce jour, il existe plus de 345 blogs (principalement anglo-saxons) dévolus à la pratique de la RFID dans des domaines d’activité aussi divers que la sécurité, la gestion des bibliothèques, le M2M, etc. On se rend d'ailleurs compte à la lecture de ceux-ci que les utilisateurs passent désormais plus de temps sur la planification des solutions et consacrent l’essentiel de leurs efforts à des études d’impact sur les processus métier, ayant enfin compris qu’il ne s’agissait nullement d’une révolution technologique mais bel et bien d’un changement de paradigme dans la manière de travailler et d’avoir un rapport avec son environnement industriel.

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