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Publié par Michel Rousseau

Alien Technology Corp a finalement abandonné l’idée d’être le premier acteur RFID des USA à entrer en bourse, évoquant comme principale raison un contexte financier hostile.
Comme le souligne Stavros Prodromou d’Alien : « Alors que nous évaluions nos futurs besoins financiers, nous avons décidé de mettrre en place plusieurs programmes de réduction de coûts pour mieux gérer notre croissance et supporter plus avant notre clientèle ».
Une chose est sûre, si Alien avait bien espéré levé quelque 99 millions de dollars en vendant 9 millions d’actions entre 10 à 12 $, puis poussé le bouchon jusqu'à la somme de 139 millions, la société en est pour ses frais. A ceci plusieurs raisons : tout d'abord, le fait que son principal concurrent sur le marché des tags à faible prix ait lui aussi décidé l’aller sur le segment des tags Gen2.  Et même si Alien a bien passé des accords pour intégrer les middlewares RFID de Sun Microsystems et d’IBM et pour s’interfacer aux offres .NET de Microsoft, cela n’a pas suffi. Fondée en 1995 et désormais forte d’une équipe de 235 personnes, Alien n’a jamais été profitable. Sur l’exercice 2005, ses pertes ont atteint les 53 millions $, soit près du double de celles de 2004 (27 millions). Toutefois, le C.A. du second trimestre 2006 est en progression à +4,4 millions par rapport à 2005. Ensuite, quoi qu'il en soit, Alien n’est pas à la fête ,d'autant plus qu’elle vend ses étiquettes Gen2 à prix plancher, ce qui n’est pas fait pour générer des marges exceptionnelles. Néanmoins, comme le souligne Allan Nogee, analyste chez Instat : «  Cette stratégie peut payer à long terme au fur et à mesure de l’augmentation des volumes. Alien fabrique déjà pour un peu moins cher que le moyenne de ses concurrents. Lorsque le marché RFID explosera, la distribution qui cherche toujours à épargner un quart de cent à droite à gauche ne pourra que remarquer Alien ».
Mais cette hésitation boursière ne décourage pas les investisseurs privés, lesquels n’ont pas hésité à mettre quelque 200 millions de dollars dans le berceau de la société. Seul hic, Texas et Philips ont des poches plus profondes et une gamme plus étendue.

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