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Publié par La Rédaction

A l'occasion du Forum Sciences, Recherche et société qui s'est tenu samedi 20 juin au Collège de France, Valérie Pécresse a insisté sur la nécessité d'accompagner les avancées de la science, d'encadrer le progrès scientifique grâce au débat public et en posant des principes juridiques clairs. Elle a aussi clairement identifié la RFID/FC et l'internet des objets comme une voie majeure que va favoriser le Ministère de Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Voici un bref résumé de ce discours

Ce dialogue est nécessaire car notre société vit un paradoxe inédit dans l'histoire, où notre univers est façonné de sciences et de technologies dont la très grande majorité de nos concitoyens ne maîtrise pourtant pas les principes fondamentaux. Ainsi, pour la première fois depuis la naissance de la science moderne, nos sociétés s'interrogent sur la valeur même du progrès scientifique.

Dans l'histoire des sciences, les savants ont d'abord été remis en cause voire censurés à l'image de Galilée, parce qu'ils ébranlaient nos certitudes, ils renversaient nos visions du monde, ils infligeaient des blessures à notre amour-propre. Tel n'est plus le cas aujourd'hui. L'esprit scientifique semble avoir triomphé.

Pourtant, les remises en cause sont plus profondes encore : c'est aux effets des découvertes scientifiques que l'on s'intéresse à présent, aux risques que présentent les innovations et les nouvelles technologies. Ainsi, la peur vient quelques fois supplanter l'espoir dans le progrès, d'autant plus que les concepts sous-jacents ne sont pas compris.

Les nanotechnologies par exemple sont si petites qu'elles échappent à notre regard, elles défient l'imagination. Et l'inimaginable est en lui-même source d'inquiétudes et de craintes liées non à la nature des choses, mais aux excès qu'autorise leur représentation approximative.

C'est alors une obligation qui est faite aux responsables politiques que d'organiser le débat, d'offrir aux citoyens de pouvoir comprendre les enjeux de la science et, au final, de décider au nom de tous.

La science est aussi à l'origine de la nouvelle révolution industrielle que nous vivons depuis vingt ans maintenant, la révolution numérique. Cette révolution est toujours en marche. Elle est donc, pour Valérie Pécresse, la priorité du gouvernement.

" Elle sera partout, dans les puces RFID, les objets communicants et les nanotechnologies qui trouveront mille applications en recherche médicale, en services personnalisés et géolocalisés et dans nos téléphones portables qui nous serviront de cartes de paiement et de garde-malade.Être au rendez-vous de la révolution numérique, cela veut donc dire accompagner nos industries dans la mutation qui commence. Cela veut dire aussi anticiper dès maintenant les régulations sociales et juridiques dont nous aurons besoin, si nous voulons avoir la certitude que notre liberté elle-même ne sera pas menacée par le règne de l'information et de la communication.
Chaque révolution porte avec elle des bouleversements. Les deux premières révolutions industrielles ont fait naître la question sociale et avec elle le droit du travail. La troisième n'échappera pas à la règle et c'est par la réaffirmation des libertés publiques qu'il nous faudra réagir.
La révolution numérique sera également une révolution scientifique : nos capacités de calcul et de mesure vont décupler, et avec elles nos capacités de modélisation de phénomènes qui, par leur complexité, nous échappent encore. Plus que jamais, les mathématiques seront donc le ferment du progrès scientifique. Notre pays, qui abrite une extraordinaire école de mathématiques, ne pourra donc qu'être au rendez-vous de ces transformations futures."

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