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Publié par La Rédaction

Entretien avec Daniel READ, nouveau trésorier de la Fédération Française de Pétanque et Jeu
Provençal (FFPJP), chargé, sous la responsabilité de Claude STIRMEL responsable fédérale de l’informatique, de la mise en oeuvre de l’application RFID et du lecteur CL 1356 A d’Orcanthus.



M. READ, quelles sont les raisons qui ont poussé la FFPJP à choisir les technologies RFID pour la gestion de ses licences et concours ?

C’est très simple. La FFPJP permettait déjà à l’ensemble de ses comités départementaux d’accéder et mettre à jour la base de données nationale de ses licenciés directement via Internet. Pour autant, sur le terrain tout était fait à la main : vérification des licences, pointage

et inscription des équipes et même les tirages au sort. C’était très long, fastidieux et surtout source d’erreurs. Si l’on considère que chaque année ce sont plus de 100.000 concours qui s’organisent partout en France pour près de 360.000 licenciés, il fallait trouver une solution. Avec la RFID, toutes ces opérations sont automatisées avec une marge d’erreur proche de zéro.


Concrètement, comment avez-vous procédé ?

A partir de notre base de données, nous avons stocké sur des cartes à puce les informations nécessaires à la bonne identification des licenciés. Lors des concours, un simple passage de la carte sur le lecteur CL 1356 A d’Orcanthus permet de savoir immédiatement si le licencié est à jour de sa cotisation annuelle, a fourni un certificat médical à jour, s’il appartient à la bonne catégorie et surtout cela nous évite d’avoir à ressaisir ses coordonnées sur un listing papier : nom, prénom, numéro d’adhérent… En résulte, un énorme gain de temps et plus de fiabilité pour les organisateurs et les joueurs. Il nous est désormais possible d’enregistrer 64 doublettes (128 joueurs) en 10 minutes, là où auparavant il nous fallait plus d’une heure !


Que vous a apporté le lecteur CL 1356 A par rapport à d’autres solutions proposées sur le marché ?

Le lecteur CL 1356 A est très pratique parce qu’il est petit, léger et très facilement transportable. Il offre en plus plusieurs fonctionnalités parfaitement adaptées à gestion des concours. Simplement branché sur secteur, il indique avec un voyant lumineux si la licence du pétanqueur est bien à jour (voyant rouge s’il manque un élément) ; relié à un ordinateur, on se connecte sur notre base de données et on peut échanger directement des informations entre la carte et le fichier national. Les licenciés peuvent par exemple nous informer en direct d’un changement d’adresse ou nous apporter leur certificat médical sans avoir à faire de démarche supplémentaire.


Vous avez effectué votre premier test grandeur nature le 22 septembre dernier lors du championnat de France des Vétérans. Tout s’est bien déroulé ?

Parfaitement, alors que cette compétition regroupait tout de même 128 triplettes ! Nous en avons d’ailleurs profité pour comparer les deux modes de gestion, à la main et avec le lecteur.
Résultat : alors que les vérifications manuelles n’ont relevé aucune non-conformité, le lecteur, lui, a mis à jour 3 anomalies : 1 joueur était le frère du véritable licencié, 1 n’appartenait pas au même club que ses partenaires ce qui est interdit et un troisième joueur n’était pas un vétéran. Nous sommes donc très satisfaits de ces résultats.

Avez-vous des projets de développement du système à d’autres applications ?

Effectivement. Avec le lecteur CL 1356 A d’Orcanthus nous pouvons pleinement utiliser les potentialités des cartes à puce. De nombreuses applications additionnelles peuvent être envisagées : des partenariats commerciaux permettant aux licenciés d’avoir des réductions ou des cadeaux, mais nous souhaiterions aussi mettre en place un système de licence à points (lorsqu’un arbitre est contraint de sanctionner un joueur sa décision est inscrite sur la carte et en cas de nécessité des mesures pourraient être prises par la fédération). Après, d’autres projets, touchant à la sécurité et à l’assurance des équipements, sont en cours de réflexion pour gérer les entrées/sorties des boulodromes par exemple.




Par ailleurs, notre exemple fait déjà école puisque d’autres fédérations sportives de pétanque au niveau international commencent à réfléchir à cette solution et d’autres sports pensent s’ouvrir au système, le rugby, notamment.

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