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Publié par Michel Rousseau

S'il faut en croire le dernier rapport édité par A.T. Kerney, l’utilisation de la RFID permettrait de réduire de 5 % les coûts d’inventaire (notamment en matière de personnel) dans la distribution. Ce pourcentage serait même plus important pour les fabricants de produits de grande consommation.
 
A.T. Kearney estime que ces bénéfices seront surtout sensibles dans les secteurs suivants :
 
-         réduction de l’inventaire grâce à des économies de trésorerie estimées à 5 % du total de l’inventaire ;
-         bénéfice annuel dû à une réduction des charges salariales sur le magasin et l’entreprôt de 7,5 %
-         réuction des articles en rupture de stock et bénéfice récurrent annuel de 700 000 $ par tranche d’un milliard de $ de ventes annuels pour les retailers qui effectuent la réingénierie de leurs processus de remplissage de gondoles
 
Le coût de l’adoption de la RFID et d’EPC par les détaillants est estimé à 400 000 $ par centre de distribution et à 100 000 $ par magasin, avec un supplément de 35 à 40 millions $ nécessaire pour l’intégration des systèmes sur l'ensemble de l’entreprise.
 
Au niveau des fabricants, le rapport distingue deux catégories :
 
-         les fabricants à haut impact qui vendent des petites quantités de produits très chers et connaissent des ruptures ou des baisses de stock significatives (pharmacie, notamment)
-         les fabricants à faible impact qui vendent en volume des produits moins onéreux et qui connaissent des baisses de stock de faible envergure (agroalimentaire, épicerie)
 
Le coût de l’étiquetage varie grandement selon ces deux catégories. Selon A.T. Kearney, sur des ventes de 5 milliards de dollars concernant les 2 catégories, le fabricant à faible impact perdra 155 millions de dollars dans une perspective budgétaire (pour un coût du tag de 0,15 $, un horizon à 10 ans et une pondération du coût en capital de 12 %).
 
Les fabricants qui tirent réellement parti de la RFID et d’EPC rentrent dans deux silos, ceux qui tirent avantage du contrôle accru sur leur production et ceux qui sont liés à leurs partenaires commerciaux. Au niveau du contrôle accru, citons l’amélioration de la traçabilité et de la visibilité de l’inventaire, le meilleur ratio travail/temps homme et un meilleur fulfillment. Néanmoins, A.T. Kearney admet que les early adopters de la RFID vont déjà bien au-delà  des fondamentaux de la supply chain et qu’il est difficile de gratter à ce niveau quelque pourcents de plus en matière de bénéfices.
Quant aux avantages commerciaux, tout dépend de ce que l’on fait de l’information fournie par le biais de la RFID. Tout se joue ici sur la réduction des ruptures de stock et sur la détection préventive des articles invendables et/ou invendus.

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