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Publié par Michel Rousseau

On a beaucoup parlé l’an dernier du Baja Beach Club, une discothèque barcelonaise très imprégnée de nouvelles technologies. Ses tenanciers avaient mis en place un système de paiement par puce RFID sous-cutanée. D’un doigt, tout du membre concerné, passé près d’un scanner portatif, pouvait  être identifié par radiofréquence. A l’aide de cet identifiant, le consommateur pouvait ainsi payer son entrée, ses consommations, ou connaître le crédit dont il disposait. La puce en question a été conçue sans surprise par Verichip, spécialiste RFID.

Le Baja Beach Club de Rotterdam, pendant hollandais du club espagnol, devait aussi lui adopter ce moyen de paiement. Dans un article du
Monde publié cette semaine, on relate que la mise en place s’est là encore bien effectuée. Un espace VIP est même réservé aux 70 clients particuliers qui ont jusqu’à lors accepté de se délester de 1000 euros pour pouvoir payer ainsi. Interviewé par nos confrères, un certain Dick Carlier, ingénieur d’une trentaine d’années, s'explique : « Quand j'ai décidé de me faire poser un chip, mes parents ont eu peur qu'il se casse ou qu'il aille se balader n'importe où dans mon corps. […] Personnellement, je n'ai jamais eu d'inquiétude. Ici à Rotterdam, il y a des tas de gens avec des piercings incroyables, et tout va bien pour eux. Moi, j'ai encore mieux : mon chip est un piercing secret, je me sens unique, original. C'est aussi une carte de crédit invisible, ça me plaît. Quand j'en parle à des gens que je rencontre, ils veulent tous me toucher le bras, pour sentir le chip sous ma peau ». Sur les 70 consommateurs intéressés par cette puce, une dizaine de femmes auraient déjà sauté le pas.

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