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Publié par Michel Rousseau

Levi's tente une expérience en intégrant une puce RFID directement dans certains de ses modèles pour améliorer la gestion des stocks de ses revendeurs.
Lorsqu'une marchandise destinée à la revente arrive chez le détaillant, c'est à ce dernier qu'il incombe de l'étiqueter et de l'enregistrer dans le stock de l'entreprise, afin d'assurer le réassort de la boutique. Cette opération est longue et entraîne parfois des erreurs, d'autant qu'elle s'effectue au moyen de codes-barres édités sur place. Chaque magasin a sa propre codification, ses propres tarifs, ses propres marges, etc... Et bien entendu, chaque détaillant peut, à un moment ou à un autre, décider de brader certains articles pour assurer la rotation de son stock. Conscient des problèmes de logistique que ces procédures entraînent, Levi & Strauss a décidé d'agir en amont, en lançant une opération grandeur nature, et en dotant de puces RFID certains de ses articles, dont le fameux jeans 501.
Dans un premier temps, et à des fins d'expérience, Levi's a choisi un magasin américain, pour l'instant anonyme, en fonction de sa représentativité, délaissant pour l’heure les grandes chaînes d'hyper-marchés comme Wal-Mart ou Target Corp, puisque ces chaînes disposent de leur propre politique en matière d'étiquetage RFID. Levi's réalise 80% de ses ventes outre-Atlantique via dix réseaux de distribution, dont les deux poids lourds évoqués plus haut.
Grâce à la RFID, dès la sortie de ses entrepôts, Levi's espère aider les distributeurs à mieux gérer leurs stocks, puisqu'à chaque vente d'article, le grossiste dont dépend le détaillant sera immédiatement averti par informatique. Les statistiques d'activité commerciale seront affinées et le réassort des stocks accéléré.
Se pose également la question du respect de la vie privée, puisqu'il semble que Levi's se soit orienté vers une puce non-amovible. Elle restera donc attachée au produit qu'achètera le consommateurUne quarantaine d'associations américaines de respect des libertés individuelles ont appelé à la signature d'un moratoire entre industriels et gouvernement, afin de garantir que la technologie RFID ne sera pas utilisée pour localiser les citoyens à leur insu.
En 2003, déjà, la branche américaine de Benetton avait fait les frais d'une des premières implantations de puces RFID dans certains de ses articles : lorsque le public avait eu vent de l'affaire, la marque Sisley du fabricant italien avait été durablement boudée, au point d'être temporairement retirée du marché US.

 

 

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