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Publié par Michel Rousseau

Pâtes Grand’Mère, le cartonnier Rossmann SAS, les Coop d’Alsace et Interscan Sytèmes s’associent pour tester en grandeur nature la RFID.

Une expérimentation régionale concrète pour un service au client final toujours amélioré. En effet, la recherche d’antériorité est souvent longue et nécessite le regroupement de données de provenance diverses. Dans cet objectif, ce test permettra d’anticiper sur les choix futurs des intervenants et d’éclairer leurs décisions à venir sur les projets d’identification automatique.

 Pour évaluer de manière pragmatique les gains potentiels, les avantages et les inconvénients de la RFID pour leurs métiers respectifs, trois entreprises dynamiques basées en Alsace ont décidé de monter une expérimentation concrète, directement à partir de leurs produits et services.

 

C’est ainsi que la société Heimburger , dont le produit Pâtes Grand’Mère vient d’obtenir le Label Qualité Alsace et le cartonnier Rossmann SAS ont initié le projet auquel se sont associés le Groupe Coop Alsace, 1er distributeur régional et Interscan Sytèmes, l’intégrateur en identification automatique, traçabilité et mobilité.  

Environnement du test

L’unité logistique de base a été l’emballage en carton ondulé, produit par Rossmann SAS, qui sert de conditionnement pour les pâtes alimentaires fabriquées par la société Heimburger. Cet emballage, une caisse américaine de dimension 330/250/120 sur laquelle on a apposé une étiquette RFID (inlay), a été tracé tout au long de la chaîne depuis le fournisseur jusqu’au magasin. Cette caisse représente le plus petit lot identifié par radio-fréquence. L’intégration de la technologie RFID, au sein de la chaîne logistique en production et en grande distribution, nécessite la mise en place d’une structure informatique dédiée. Dans le cadre de ce test et pour ne pas interférer avec les systèmes informatiques déjà présents dans les sociétés, un applicatif parallèle a été développé et mis en œuvre par Rossmann SAS qui s’est appuyé sur Microsoft Access 2000, un logiciel permettant de gérer les bases de données.

Le menu de l’application est découpé en quatre grandes parties définissant les points de passage importants dans chaque société. Dans un but de confidentialité, chaque société n’a accès qu’à sa seule partie :

Ø        Commercial Rossmann : définition des paramètres de base pour le codage (i.e. code client, code technique et type de produit emballé),

Ø        Production Rossmann : programmation des puces et création d’une sauvegarde des données,

Ø        Production Heimburger : gestion des entrées, mouvements internes et sorties ; programmation des données propres et des données variables, comme la DLUO. Mais aussi, association des puces colis à une puce palette pour la logistique,

Ø        Logistique COOP : gestion des entrées et sorties d’entrepôt ainsi que des stocks d’un magasin, recherche de lots.

Une palette, composée de cartons, est identifiée doublement : par une étiquette EAN 128 code-barres et une étiquette RFID. Elle a parcouru l’ensemble du circuit réel, de la production à l’entrepôt du distributeur, selon le circuit utilisé quotidiennement par les palettes classiques identifiées en EAN128.

Pendant ces déplacements et manipulations, des tests ont eu lieu lors des différentes étapes : quai de départ, plateformes de transporteur, réception d’entrepôt logistique, etc.

Ces tests avaient pour but de vérifier si la RFID apporte des éléments nouveaux de nature à justifier une prochaine mise en oeuvre.

Conclusions

Cette expérimentation a réussi à mettre en évidence, au-delà des aspects de coût, l’efficacité de la technologie et ce qu’elle implique pour les parties concernées, afin de rester en pointe dans leurs différents métiers. 

Elle leur permet aussi de maîtriser par anticipation, les paramètres d’une nouvelle technologie, qui s’inscrit dans un futur très proche et qui est indissociable de la traçabilité.

Les points forts de la RFID sont : l’importante quantité d’informations embarquées dans la perspective d’une durée longue ainsi que la capacité à pouvoir intégrer des données au fur et à mesure des différentes étapes, de la production à la distribution.

Les lectures multiples et simultanées complètent les avantages attendus, tandis que la réduction des erreurs humaines et la gestion de bacs réutilisables sont aussi quelques unes des pistes possibles dans la recherche d’économies.

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