Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par Michel Rousseau

Le succès croissant des systèmes de RFID dans des applications utilisant jusqu’alors sur des codes à barres est dû aux remarquables avantages que ceux-ci offrent. Voyons dans le détail comment et pourquoi opter, dès aujourd’hui, pour un système RFID.
 

Les systèmes RFID fonctionnent avec des tags (transpondeurs) actifs ou passifs: les premiers sont autoalimentés (ils embarquent leur propre alimentation), les seconds sont alimentés par induction grâce au champ électromagnétique avec lequel ils interagissent. Une différence supplémentaire réside dans leur fréquence de fonctionnement. Il existe des systèmes RFID utilisés dans différents domaines d’application, selon le schéma de la figure 1, où est également proposée une comparaison des différents systèmes selon les critères du prix, de fréquence et de technologie. Les prix des tags varient actuellement de 0,3 € à plus de 60 €. Leur prix augmente en fonction de la distance de communication, de la fréquence de fonctionnement et de la présence ou pas d’alimentation interne embarquée. Un élément de discrimination entre les deux technologies tient donc au coût du support codifié (papier ou circuit électronique). Cette différence de coût tend à se réduire, mais personne ne peut raisonnablement penser qu’un tag finira par ne coûter qu’un peu plus qu’une étiquette en papier. Cette attente est parfois manifestée chez certains clients qui ne connaissent pas complètement les différences technologiques des deux systèmes et comptent généralement sur une réduction à l’infini des prix de l’électronique. La différence de prix mais aussi de prestations est en revanche un motif important qui pousse à la cohabitation des deux technologies, code à barres et RFID.
C’est aux utilisateurs et aux installateurs de systèmes d’en évaluer les avantages et les inconvénients respectifs.

Comment s’orienter ?

Il n’existe aucun manuel permettant de choisir un système plutôt qu’un autre: le choix dépend principalement des avantages offerts par les différentes solutions. Identifier, par exemple, avec des tags RFID les produits stockés en magasin permet d’avoir un inventaire “sans erreur“ et disponible à tout moment. Cela évite le traditionnel “fermé pour cause inventaire ” de fin d’année et offre un moyen de toujours savoir ce qu’il y a en stock.
Cela en vaut-il la peine ? Dans de nombreux cas, c’est un avantage incomparable et le coût des tags est bien investi pour le service rendu. En définitive, dès lors qu’une manipulation intense et coûteuse, en raison de son volume et de son poids, du produit codifié est nécessaire, la technologie RFID permet de grandes économies de temps, de moyens et de coûts de manipulation.
En effet, il n’est pas nécessaire de manipuler le produit pour en lire le code. L’identification des matériels en entrée et en sortie d’une zone donnée peut avoir lieu alors même que ces matériels sont en mouvement, et ce, grâce à une antenne située sur le parcours.
Celle-ci “lit” et codifie les produits instantanément en rendant, du coup, l’information immédiatement disponible pour le système informatique de l’entreprise. Le critère devant orienter le choix doit donc se baser sur une matrice bénéfices – coûts que les technologies induisent respectivement dans l’organisation.

Tags “jetables” et tags “réutilisables”

Il s’agit là d’une autre différence fondamentale. Avec la technologie des codes à barres, le support est toujours jetable. Avec la technologie RFID, il peut le devenir. C’est en raison de la nature technologique même des tags: ceux-ci peuvent en effet être “jetables” ou “réutilisables”. En général, les tags jetables (ceux qui une fois appliqués sur le produit, le suivent jusqu’à la fin de son utilisation) sont exclusivement de type passif et donc adaptés aux lectures à proximité des antennes. Ils sont le plus souvent à simple lecture, ils n’ont pas de mémoire réinscriptible et sont de petite taille.
Les tags “réutilisables” en revanche, sont appliqués directement aux produits ou à leur contenu pour les identifier pendant un cycle de production. Ils sont ensuite récupérés en fin de cycle, pour être réutilisés sur un nouveau produit et pour un nouveau cycle. Dans ce cas, les tags sont comme de petites disquettes fiables: ils constituent une banque de données qui accompagne en permanence le produit et sont mis à jour d’une phase de production à l’autre, de la naissance à la livraison.
Aujourd’hui, nous disposons de suffisamment d’informations sur les caractéristiques de la technologie RFID pour pouvoir orienter les demandes et répondre aux nécessités du marché.
Pour les années à venir, il semble que les applications RFID sont destinées à influencer et modifier considérablement les domaines de la logistique et de la traçabilité du produit, pendant tout son cycle de vie. C’est donc aux utilisateurs potentiels qu’il revient d’approfondir leurs propres connaissances afin de mieux comprendre toutes les possibilités de cette extraordinaire technologie

Source : DataCollection http://www.editricetemi.com/ed_temi/dcFr/index.jsp

Commenter cet article