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Publié par Michel Rousseau

En marge de la visite du président Chirac...

Alors que Tagsys s’installe, Nicholas Fergusson, senior technical director d’EPCGlobal souligne la croissance que connaît à l'heure actuelle la RFID parmi les entreprises indiennes qui prennent progressivement conscience du potentiel de cette technologie.

D'ailleurs, c'est plus particulièrement vrai sur les différentes industries visées par Tagsys.

Quant aux marchés verticaux, ce sont les opérateurs télécoms et les banques qui semblent être les meilleurs candidats, sans oublier d'autres secteurs comme la Défense, l’aéronautique, le transport et le fret au sens large.

Dans le domaine textile, Madura Garments a déployé des solutions RFID dans le cadre de ses initiatives informatiques. Comme le souligne son directeur informatique, N.P. Singh : « Nous avons ainsi pu améliorer la productivité et éliminer en grande partie les stocks ».

Reste que le prix à payer est encore lourd, puisqu’il faut compter environ 3500 $ pour un système de détection RFID, prix auquel on doit rajouter celui d’un serveur (15000 $) et celui des étiquettes.

Par ailleurs, la bataille des standards fait rage, les standards chinois et japonais n’étant pas loin. Ce qui fait encore hésiter certains, tel H.S. Ravishandra d’Arvind Brands, lequel pense que la RFID est surtout adaptée à des produits à forte valeur ajoutée.

L’association de la distribution indienne fait aussi remarquer que les étiquettes RFID coûtent de nos jours environ 30 roupies. Pour que cette technologie se répande vraiment, il est nécessaire que ce prix tombe aux alentours de 5 roupies.

Par ailleurs, certaines entreprises testent des solutions mixtent, mélangeant RFID et capteurs thermiques ou de mouvement. C'est le cas notamment d’IT Britannia qui utilise les mêmes étiquettes pour suivre des articles se déplaçant tout au long de la supply chain et qui signalent également aux opérateurs s’ils n’ont pas été stockés à la bonne température, si les biens ont été abîmés, ou si quelqu’un a injecté un agent biologique dans ces biens.

Inconvénient d’un tel système, il permet de tracer les biens dans un rayon de 300 mètres, bref en circuit fermé. Toutefois, même s’il y a fort à parier que la RFID sera source de destruction d’emplois, ceci ne devrait pas advenir avant une bonne décennie.

Reste aussi à former le personnel tant au niveau R&D qu’au niveau exploitation.

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