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Publié par Michel Rousseau

Certes, tout le monde n’a pas vu Alphaville ! Certes, tout le monde n’est pas forcément un fan de Godard. Mais ce cinéaste un temps sulfureux et aujourd’hui en grande partie oublié mettait dans la bouche d’Eddie Constantine (alias Lemy Caution) des paroles ô combien prophétiques en matière de RFID « mais jusqu’où vont-ils s’arrêter ? » (paroles d’ailleurs reprises par Coluche).

On nous bassine en effet depuis un bon moment avec les étiquettes UHF, le nouveau Saint Suaire de la supply chain sans nous dire d’ailleurs que les taux de lecture ne frôlent pas toujours les 95 %, loin s’en faut ! Sans nous dire non plus que bientôt on risque de faire bien mieux avec les étiquettes HF (dont le prix est dérisoire comparé à ce que font encore payer les fabricants pour les étiquettes UHF, mais enfin il faut bien vivre).

Car jusqu’à présent, il était communément admis que le 13.56 MHz ne dépassait pas le mètre. Or, il existe de nombreuses façons de franchir ce mur et d’aller jusqu’à une dizaine de mètres.

Chez Metro, plutôt que de mettre systématiquement en place de l’UHF, on prospecte l’autre voie selon deux approches : soit en utilisant la HF pour ce qu’elle sait bien faire, à savoir pour les produits métalliques ou les produits contenant un fort pourcentage d’eau, soit en employant de très grandes antennes d’interrogation comparables à celles que l’on utilise dans les portiques antivol des magasins. Au Japon, une chaîne d’épiceries fait de même.

Une autre approche consiste à maximiser la taille de l’étiquette et à utiliser des scanners de petite taille. Par exemple, l’étiquette DHL couvre tout le colis. Elle marche tellement bien que le transporteur vient d’effectuer un avis d’appel d’offres pour un milliard de ces petits bijoux, plus pour voir à quel prix on peut descendre que pour vraiment en acheter (selon nos sources) une pareille quantité.

Autre mythe à démolir, on peut parfaitement exploiter des étiquettes ISO en HF, ASK et d’autres le font avec un bonheur sans nuages !

D’ailleurs, l’idée d’utiliser de grandes étiquettes pour franchir la barrière du mètre n’est pas neuve. Il y a belle lurette, en Finlande, UPM Rafsec vendait des étiquettes au format A5 qui ont notamment servi pour les maillots des marathoniens. Idem, de Miyake au Japon qui a longtemps produit un format A5 parfaitement lisible à 2 mètres. Cette étiquette est sans puce, mais son antenne est la même que sur le modèle de Rafsec.

 

 

 

1,2,3 10 mètres ? Partez !

2 mètres sur grand écran, OK ! Mais 10 mètres ? C’est pourtant ce que tient un petit français, DAG-System (il s’agit en fait du département électronique de la société PYGMALION qui développ et produit depuis 1998 des systèmes RFID). La technologie mise au point permet une détection jusqu’à une dizaine de mètres ce sur des zones ou des volumes larges (aussi bien en 2 D qu’en 3D, ce qui n’est pas le cas de l’UHF, lequel, rappelons-le, fonctionne selon un rayon d’action assez étroit et connaît des cônes d’ombre). Les antennes développées sont notamment capables de détecter une étiquette enfouie dans un volume de 60 mètres cube.

D’aucuns crieront au scandale en disant que la taille de l’étiquette est trop importante pour de petits articles. Ils vont être pour leurs frais. Grâce aux nouvelles antennes fractales, il est désormais possible de réduire l’étiquette à une surface approximative égale (quoique légèrement supérieure) à celle d’un tage UHF.

A suivre….

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