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Publié par Michel Rousseau

 

L’International Air Transport Association (IATA) vient de définir son standard mondial en matière d’étiquettes RFID destinées aux bagages, ce qui devrait amener un développement rapide de cette technologie déjà testée dans quelques aéroports (cf. articles précédents de filrfid). Ce standard a été accepté par l’ensemble des compagnies aériennes à l’occasion de la conférence Joint Passenger Passenger Services qui s’est tenue dernièrement à Genève.

 

 

« A l’occasion des pilotes qui ont été mis en place cette année, on a pu constater que cette technologie améliorait notablement les performances du service bagagerie » a déclaré Andrew Price, le chef du projet RFID auprès de l’IATA.

 

 

 

 

Le standard retenu n’est pas l’EPC mais le RP1740c. Sur ce segment de marché, on s’attend d’ailleurs à une chute rapide du prix des étiquettes pour arriver aux alentours de 20 centimes de dollar.

 

 

Ce nouveau standard opère dans la bande de fréquence 850 à 950 MHz (UHF). Quant à son interface, c’est l’ISO-18000-6-C qui a été retenue, un standard ouvert qui définit la façon dont le lecteur dialogue avec l’étiquette et comment cette dernière lui répond. Deux autres protocoles ISO (ISO-15691 et ISO-15692) seront également employés afin de définir le type de compression appliquée aux données pour leur stockage et quelles instructions d’identification seront disponibles pour interagir avec l’étiquette.

 

 

 

 

Le numéro de série contenu dans la puce de l’étiquette correspond à l’identifiant du bagage, identifiant par ailleurs imprimé en code-barres sur l’étiquette du bagage. L’intérêt de la RFID est de pouvoir lire ces étiquettes à distance et d’ainsi éviter les erreurs de routage des bagages lors de leur sortie d’enregistrement et de soute. Le gain de temps est plus particulièrement sensible lors du chargement et il s’accompagne souvent d’une diminution importante des bagages égarés (et donc des coûts associés, dont notamment l’obligation de livrer au domicile du voyageur le bagage routé vers une mauvaise destination).

 

 

Le business case, lancé en 2004 par l’IATA, pour valider la faisabilité et la rentabilité de la RFID s’appuie sur les données suivantes :

 

 

Toute erreur de manipulation des bagages coûte en moyenne une centaine de dollars, le taux de lecture des codes-barres est de 85 % tandis que celui de la RFID atteint les 95-99 %. De ce fait, le gain pour l’ensemble de ce segment de marché se situe aux alentours de 760 millions de dollars par an. On comprend alors pourquoi l’adoption d’un standard s’est effectuée de façon aussi unanime.

 

 

D’autres projets sont en cours de validation et devraient permettre de basculer en e-ticketing RFID à horizon 2007, tandis que l’utilisation d’un service d’enregistrement en self-service permettra de réduire la paperasse d’ici 2010.

 

 

Pour plus d’infos sur ces différents projets : visitez www.iata.org/.

 

 

 

 

 

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