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Jeudi 31 août 2006
par Michel Rousseau
Nous avons eu l'occasion déjà de vous parler du middleware RFID développé par Ipico, société originaire d'Afrique du Sud. Or, le groupe Ipico, spécialisé dans la conception, la fabrication et la vente de technologies RFID, vient de créer la filiale Ipico Europe. Implantée dans les locaux du Pôle Traçabilité à Valence/France, Ipico EMEA affirme ainsi sa volonté d’être au plus près de ses clients et partenaires, en assurant des services avant-vente, après-vente et de formation sur la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord. Le groupe Ipico, coté à la bourse de Toronto (sous le sigle RFD), déjà implanté en Asie, Australie, Afrique du Sud et aux USA, assure ainsi le développement de sa gamme de lecteurs et de tags UHF mais également de sa gamme Dual Frequency sur le sol Européen, seule technologie alliant rapidité et fiabilité dans des environnements difficiles.
Allez jeter d'urgence un coup d'oeil sur leur site, certains white papers proposés valant vraiment le détour : www.ipico.com

Mercredi 30 août 2006
par Michel Rousseau
 
TAGSYS, annonce qu’il vient d’intégrer le logiciel WebSphere RFID Device Infrastructure (WRDI) d’IBM dans l’ensemble de sa gamme de lecteurs RFID Haute Fréquence (HF). Associés aux capacités de WRDI, les lecteurs de TAGSYS offrent désormais une solution encore plus souple pour les infrastructures RFID de bout en bout et dédiées à la traçabilité de l’objet. Cette solution garantit des taux de lecture ultra-performants allant jusqu'à six sigmas. Les nouveaux lecteurs sont conçus pour filtrer les données : ils éliminent les redondances et les mauvaises lectures d’objets et assurent ainsi un transfert optimal des informations pertinentes vers la couche supérieure du système du client, à savoir le middleware et la base de données.
WRDI d’IBM est un environnement standard conçu pour déployer des applications directement sur des lecteurs intelligents et joue le rôle d’une interface commune entre le hardware RFID et le logiciel de l’entreprise. Grâce à WRDI, l’ensemble des lecteurs HF de TAGSYS (tunnels 3D, lecteurs portables et lecteurs de courte, moyenne et longue portée) peut être facilement utilisé, quelle que soit la combinaison des serveurs compatibles WebSphere en place dans l’entreprise et sans aucune configuration supplémentaire.

Mardi 29 août 2006
par Michel Rousseau

  Zebra Technologies vient de publier un guide destiné à aider les entreprises à mettre en place un système RFID sans prendre de risque et à réussir le déploiement de cette technologie dans toutes leurs opérations.

Le guide, intitulé Riding the RFID Wave (Surfer sur la vague RFID), donne aux entreprises européennes, dix conseils indispensables pour tirer le meilleur parti des avantages de la technologie RFID, tels que la visibilité en temps réel des stocks, l’amélioration de la gestion des entrepôts, l’authentification des produits comme antidote des contrefaçons et une meilleure satisfaction des clients. Le système d’identification par radio fréquence (RFID) est une méthode d’identification automatique qui repose sur le stockage de données et leur collecte à distance par le biais d’étiquettes et de lecteurs RFID.
Voici les dix conseils de Zebra pour réussir la mise en œuvre d’un système RFID :
 
1.         Ménager suffisamment de temps pour la planification et la recherche
2.         Concevoir le système RFID à partir de zéro
3.         Étudier soigneusement toutes les offres RFID
4.         Assurer l’approvisionnement en fournitures adaptées
5.         Choisir des partenaires capables d’assurer le bon fonctionnement du système RFID
6.         Adopter une démarche pas à pas
7.         Effectuer des tests approfondis pour éviter toute surprise lors du déploiement à grande échelle
8.         Analyser les données de nature à favoriser le ROI
9.         Faire évoluer la RFID en interne pour tirer le meilleur parti de la technologie
10.       Prévoir une grande flexibilité de mise en œuvre
 
Des informations plus détaillées sont fournies dans le guide qui peut être téléchargé à l’adresse : www.rfid.zebra.com/rfid_top_ten.

Dimanche 27 août 2006
par Michel Rousseau
La contrefaçon dans le monde : des chiffres inquiétants
Certes, les études faites sur le sujet sont extrêmement délicates, d’une part parce que la traçabilité des marchés parallèles est difficile à détecter, ensuite parce qu’on a du mal à interroger les personnes concernées.
Cependant, on peut trouver sur le site www.contrefaçon-danger.com, des chiffres alarmants sur la part de la contrefaçon qui représente aujourd’hui 5 à 9 % du commerce mondial, 12% du marché mondial du jouet, 10% du marché mondial de la parfumerie et des cosmétiques et 5 à 10% du marché européen des pièces de rechange automobiles. La contrefaçon représente un chiffre d’affaires annuel estimé à 500 milliards d’euros. Celui de la traite des humains (prostitution/esclavage) représente 7 milliards.
Il est évident que lors de l’achat d’un produit contrefait, nous ne pensons pas forcément que celui-ci a pu être fait par des enfants mineurs, attachés, esclaves, surtout si vous demandez au vendeur il vous dira que c’est une entreprise qui fabrique le produit dans les règles. Mais ces chiffres font réfléchir et expliquent tout l'intérêt de la mise en place de solutions RFID.

Dimanche 27 août 2006
par Michel Rousseau
Après son rootkit, Sony veut-il placer des puces RFID sur chacun des CD et DVD vendus à ses clients ? Le japonais a déposé un brevet en ce sens le 3 août dernier au Bureau Européen des Brevets. "Chaque fois qu'une copie du média est créée, une variable ou un compteur stocké sur la RFID inscriptible est mise à jour", explique l'inventeur. Le système vise ainsi à interdire les copies des copies, ou à contrôler le nombre de copies de l'original. Pour le moment le système est très théorique puisqu'il faut qu'il soit pris en charge par les graveurs, mais qu'en sera-t-il dans quelques années si le système est imposé par le cahier des charges du DVD Forum ou de l'Alliance Blu-Ray ?

Dimanche 27 août 2006
par Michel Rousseau
Royal Philips Electronics annonce le lancement de son produit ICODE de nouvelle génération avec la puce Philips ICODE SLI S, spécialement adaptée pour une utilisation comme marqueur dans les bibliothèques grâce à ses fonctionnalités de sécurité avancée avec protection par mot de passe.

La puce RFID ICODE SLI S permet de gérer les opérations de logistique, identification et informations de stockage nécessaires au fonctionnement du système. La moitié des centaines de bibliothèques équipées de systèmes RFID utilisent le système ICODE de Philips, dont celle de Singapour et ses 10 millions de marqueurs RFID opérationnels.

Avec ses compatibilités ISO 15693 et ISO 18000-3, la technologie ICODE s'impose comme un choix naturel pour la gestion des bibliothèques partout dans le monde, grâce à ses fonctionnalités sécurisées tout en possédant un rayon d'action de lecture de 2 m.

La production en masse débute au troisième trimestre 2006.

Jeudi 24 août 2006
par Michel Rousseau
  La contrefaçon représente aujourd’hui presque 10 % du marché mondial de médicaments. Selon l’OMS, ce taux atteindrait entre 25 % et 50 % dans les pays en développement. Aux États-Unis, le Centre for Medicines in the Public Interest a évalué que le montant global dégagé par ce commerce illicite atteindra 75 milliards de dollars en 2010, 90 % de plus qu’en 2005. Les effets des médicaments contrefaits sont dévastateurs, soit parce qu’ils ne soignent pas, soit parce qu’ils entraînent des effets secondaires mortifères. Par exemple, en 1995, au Niger, lors de l’épidémie de méningite, 50 000 personnes ont reçu un vaccin frelaté qui a fait 2 500 morts.
Outre le fait que les chaînes de distribution n’atteignent pas les villes éloignées des grandes capitales, le manque de contrôles qualités des médicaments importés est le principal responsable de ce genre de catastrophe dans les pays pauvres. La traçabilité des lots est aussi difficile à établir que celle de la drogue, les produits étant souvent réexportés de pays en pays. Quant à l'Europe, c’est Internet, qui est, de loin, le principal pourvoyeur.
Pour Interpol, dont l’un des départements s’occupe activement de la lutte contre les laboratoires clandestins, la production de médicaments contrefaits ne nécessite pas d’importantes infrastructures. La majorité des installations découvertes sont situées dans des maisons individuelles, des appartements ou des arrière-cours. Les affaires sont lucratives, car les coûts de production sont très bas et la demande élevée, d’autant que certains clients achètent en toute connaissance de cause. Leurs motivations ? Le prix élevé du médicament ou du traitement recherché, ou les produits particuliers comme le Viagra. Les différences de prix selon les pays encouragent également la mise en place de commerces parallèles et sont même susceptibles de créer des occasions d’introduire dans la chaîne de fabrication à l’intérieur des usines des produits contrefaits, notamment au moment du conditionnement.
Au colloque de Genève, de nouveaux moyens technologiques de lutte contre la contrefaçon ont été évoqués. Ils vont des essais colorimétriques effectués sur les comprimés au sortir des usines, pour en vérifier les composants, aux hologrammes, encres colorées ou invisibles à l’œil nu, permettant d’identifier la provenance des emballages à l’intérieur des boîtes, en passant par la RFID. Bref, un vaste marché est ici à investir, marché qui n'attend en fait que le standard EPCglobal Gen2 HF pour réellement décoller (en effet, l'UHF semble poser des problèmes de modification des molécules thérapeutiques). Reste toutefois le problème de l'équipement des pays en voie de développement, lesquels ne peuvent certainement pas se permettre l'acquisition d'un lecteur RF pour chaque officine. On attend donc de la part des acteurs de la RFID une action concertée qui serait saluée par l'OMS. A bon entendeur...
 

Mercredi 23 août 2006
par Michel Rousseau
 
Après 5 ans d'expérimentation de la RFID, voici les principaux avantages constatés à l'usage par ces deux pionniers :
  • Le processus de réception a permis de passer de 20 secondes par palette (avec un code-barres) à 5 secondes.
  • La vérification des commandes prenait entre 80 secondes et 20 minutes par palette. Les palettes comportant un grand nombre de cartons nécessitaient beaucoup de travail.. L'utilisation de la RFID a permis de réduire cette opération à une durée maximale de 20 secondes.
  • La plus importante valeur ajoutée vient de la vérification : être certain de bien mettre la bonne palette dans le bon camion. Si un chariot élévateur met par inadvertance une palette inadéquate dans un conteneur, une notification est délivrée automatiquement au contrôleur.

Mercredi 23 août 2006
par Michel Rousseau
 
Best Buy est l'un des grands détaillants à faire le forcing en matière d'implantation RFID, non pas sur les conteneurs et chariots mais bel et bien au niveau de l'article. C'est ainsi qu'il a récemment déployé un pilote concernant les jeux vidéos vendus dans ses boutiques de Minneapolis. L'un des objectifs avoués était de fournir des informations plus pertinentes en matière d'inventaire pour que les vendeurs puissent passer plus de temps à aider la clientèle et moins de temps à achalander les gondoles ou à aller chercher la marchandise dans l'arrière boutique. Apparemment, cela a plutôt bien marché. Le personnel a passé moins de temps à regarnir les étagères et 30 % plus de temps sur le terrain. Par ailleurs, les ventes des produits taggés ont progressé de 18,7 % et la disponibilité des produits est passée de 80 % à 98 %. Best Buy envisage d'étendre ce pilote à une cinquantaine de nouvelles boutiques. Mais, prudent, il attendra la maturité de la technologie pour procéder à un déploiement d'envergure. D'autant plus que l'intégration entre les produits RFID et les applications supply chain tels que la planification et le réapprovisionnement automatique n'est pas terminée. En revanche, comme le souligne Bob Willett, le CIO du groupe : " Nous voudrions bien étendre l'expérience à tous les jeux, à la musique et aux DVD, mais ce n'est pas encore possible. Pour ce faire, il nous faudra encore attendre entre 18 mois et 2 ans ". Dont acte !

Mercredi 23 août 2006
par Michel Rousseau
 
Tesco avait prévu d'implanter la RFID dans pas moins de 1400 magasins et quelque 30 centres de distribution d'ici la mi-2006, mais pour l'heure seuls 40 magasins et un dépôt en sont pourvus. Principale raison de ce retard : des problèmes d'interférence entre lecteurs car la bande UHF utilisée n'est pas aussi efficace qu'on aurait pu le penser.
Par ailleurs, ce ne sont plus les articles qui sont taggés, mais les chariots et les conteneurs, le déploiement étant désormais prévu sur plusieurs années. Est-ce à dire que Tesco est en train de quitter le navire ? Pas le moins du monde, affirme avec force le porte-parole du groupe britannique : " Nos essais nous ont prouvé que la RFID marchait. Cette nouvelle phase devrait nous permettre de capitaliser sur nos expériences". Selon Peter Harrop, président d'IDTechEx, une telle attitude s'expliquerait par le fait que Tesco aurait au départ vu trop grand et que certaines déconvenues auraient douché son ardeur.
Pendant ce temps-là, Marks & Spencer conforte son avance, tandis qu'un porte-parole d'Asda avoue prendre une approche prudente de son déploiement RFID sur l'Europe et notamment avouer initier pour le moment uniquement un déploiement en boucle fermée. Bref, mille fois sur le lecteur remettez l'étiquette, si du produit du fournisseur vous voulez une lecture bien nette.

Mercredi 23 août 2006
par Michel Rousseau

  Ce n'est pas 15 cents, mais 99 pièce que les fournisseurs du DoD devront dépenser pour pouvoir utiliser un tag Gen2 spécialement conçu pour être directement collé sur les emballages. Ce prix se justifie dans la mesure où ces sociétés n'auront pas besoin d'investir le moindre cent dans une architecture RFID. Bref, c'est le DoD qui se charge de tout et notamment de l'encodage des puces pour lesdits petits fournisseurs. Une solution dont devraient peut-être s'inspirer certains distributeurs s'ils veulent pouvoir généraliser la RFID, y compris auprès de petits acteurs (artisans intervenant dans les grandes surfaces, par exemple). Le tout est de savoir quelle équation économique pourrait être mise en place dans ce contexte et comment faire payer le tag aux fournisseur. Mais l'attrait de ne pas avoir à investir dans une solution RFID lourde devrait en séduire plus d'un. A quand un hub d'étiquetage RFID éditant et dispatchant toutes les références du catalogue du distributeur ?


Mercredi 23 août 2006
par Michel Rousseau
 
C'est dans le cadre d'un contrat conclu par Psion Teklogix avec le DoD (plus précisément avec le centre de distribution de ce dernier) que la solution iMotion Edgware de GlobeRanger a été choisie comme middleware RFID.
Signalons par ailleurs que ce contrat de déploiement RFID porte sur 3 ans et estimé à un motant de quelque 1,8 million $. Objectif : déployer l'Edgeware de GlobeRange sur 26 sites de distribution dans le monde. Tout devrait être d'ailleurs terminé courant 2007. Ce contrat a été passé afin de permettre au DoD de se conformer aux contraintes édictées en matière d'étiquettes RFID passives par le Départment de la Défense. Une fois ce déploiement effectif, on sera là en présence de la plus grande installation RFID au sein du gouvernement US.

Mercredi 23 août 2006
par Michel Rousseau
  La solution EPC Manager (middleware RFID) de Manhattan Associates sera prochainement déployée par Walls Industries, un fabricant d'appareillages US. Walls utilisera EPC Manager pour répondre aux besoins de mise en conformité vis-à-vis de ses détaillants. La solution RFID permettra également d'améliorer l'efficacité de ses processus supply chain et la pertinence de ses inventaires et de ses expéditions. Ceci peut paraître banal aux yeux de certains, mais si l'on sait lire entre les lignes, cela confirme l'opinion selon laquelle les éditeurs d'ERP devraient jouer un rôle majeur en matière de middleware RFID.

Mardi 22 août 2006
par Michel Rousseau

L'innovation en matière de supply chain se distingue principalement à la capacité de s'adapter et de répondre aux événements inattendus. Lorsqu'on en arrive à une différenciation universelle du supply chain management sur des groupes d'entreprises, ce sens de l'innovation ressemble par bien des côtés aux arts divinatoires. Or, si la RFID promet d'être ici la technologie la plus significative ces prochaines années, c'est plus au niveau de la sensibilité du management et de sa réactivité aux informations fournies par la RFID qu'il faut voir une véritable évolution vers une supply chain enfin agile (ce qui, avouons-le, est encore loin d'être le cas).
Pour l'heure, on a encore trop tendance à s'arrêter sur le marqueur RFID, son prix, sa distance de lecture, alors que le véritable challenge n'est pas là. C'est bel et bien le flux de données, son traitement (temps réel, svp !) et l'extraction de son sens qui devraient préoccuper les supply chain managers. Quel intérêt en effet d'utiliser EPC si ce n'est que pour remplacer le code-barres ? Certes, ce sera, promet-on, un gain de temps appréciable sur les process. Tout à fait d'accord ! Mais que fera-t-on de ce temps ainsi gagné si dès le départ des usages pour cette "épargne" n'ont pas été prévus ?
C'est pourquoi, il nous semble indispensable de ne pas rester "au niveau des paquerettes", mais de prendre tout de suite en compte les actions suivantes :
  • Dès le début, procéder à un examen holistique des process de l'entreprise afin de voir comment capitaliser sur l'acquisition de données proposée par l'emploi de la RFID (en termes de temps gagné gagné, de précision apportée, d'alarmes installées, de procédures de secours déclenchées, etc.) ;
  • Savoir établir une hiérarchie entre les initiatives process que l'on désire voir implantées avec pour objectif principal l'accroissement de la visibilité tant au niveau de l'exécution que du planning, en cherchant les événements qui seront les plus à même de profiter d'une utilisation de la RFID (à ce propos, cela permettra souvent de se rendre compte qu'il est bon de mettre en place, non pas une mais deux solutions RFID, l'une passive pour le suivi des produits, l'autre active pour le suivi de certains événements survenant sur ces produits) ;
  • Rechercher toutes les possibilités d'optimisation de l'application RFID en la plaçant dans le contexte global de l'entreprise et en surtout ne la cantonnant pas à un simple rôle d'AIDC. Ceci amène d'ailleurs bien souvent à mettre en place des solutions mixtes, intégrant par exemple des composantes de picking vocal pour justement tirer le meilleur parti du temps gagné sur le process ;
  • Savoir prendre son temps en pensant en termes de pérennité et d'évolutivité de la solution puisque le conteneur RFID verra obligatoirement son contenu évoluer et s'enrichir au fil des années et de la recherche d'une QoS améliorée pour mieux satisfaire la clientèle et donc lutter mieux armé contre la concurrence ; ce temps de préparation est vital pour choisir les produits et l'intégrateur qui implantera la solution, en sachant que comme toute nouvelle industrie, la RFID est appelée à subir un mouvement de consolidation au niveau de ses acteurs ;
  • Et, last but not least, ne pas faire de la RFID comme Monsieur Jourdain, mais rechercher finement le(s) retour(s) sur investissement dans une perspective plus large, ce qui bien fera découvrir d'autres applications possibles de cette technologie et surtout permettra de donner plus de sens aux données ainsi récoltées.
 
Bref, pour réussir un projet RFID orienté supply chain, il faut arrêter de regarder par le petit bout du lecteur et remonter aux tableaux de bord de l'entreprise et à son environnement concurrentiel. Sans vision, point de viabilité pour la RFID !

Mardi 22 août 2006
par Michel Rousseau

Wal-Mart a annoncé la semaine dernière une seconde vague de fournisseurs (300, pour être précis) qui lui délivreront dès janvier 2007 leurs produits dans des caisses et palettes RFIDisées. Qui plus est, 500 nouveaux magasins du groupe pourront lire ces tags d’ici la fin de l’année.
Reste à essayer d’y voir un peu plus clair au milieu de tous ces effets d’annonce. Comme on le constate, Wal-Mart s’échine régulièrement à clamer haut et fort son attachement à la RFID et à claironner à tous vents les fantastiques bénéfices que le groupe en attend. Mais le point d’incandescence qui fera basculer tous les fournisseurs vers ce type de solution demeure, quant à lui, un tant soit peu dans l’ombre. Pour le moment, la seule chose de sûre c'est qu’un peu plus de 1000 magasins du groupe seront compatibles RFID, soit près de 25 % des commerces de détail des USA. Qui plus est, l’exigence RFID du groupe impose l’EPC Gen2 à l’exclusion de tout autre format. Qui profite véritablement de tout ceci ? En fait, c'est essentiellement le groupe, puisqu’il a compris que les données RFID apportaient des informations fort intéressantes pour ses différents programmes supply chain, dont le programme Remix visant à accélérer les flux de produits à débit rapide, le programme DeLoad visant à réduire le taux de croissance globale de ses inventaires, et bon nombre d’initiatives lancées afin de se donner un petit côté écolo pour satisfaire une clientèle de plus en plus soucieuse de l’environnement.
Quant aux fournisseurs, la situation, bien que confuse quant aux bénéfices de cette approche, est claire et nous permet de pasticher Star Trek : « We are Wal-Mart, you will be assimilated, resistance is futile! »

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