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La RFID possède enfin son fil rouge !
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filrfid, Association des Acteurs de la RFID
Francophone met à disposition gracieusement cette base de données documentaire sur les Technologies et les Applications RFID.
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Encore appelées chipless, ces étiquettes RFID offrent pour premier avantage de pouvoir être directement imprimées sur les produits ou les paquets pour un prix de 0,1 cent et ainsi remplacer les dix milliards de codes-barres qui sont édités chaque année par une solution plus souple et plus fiable.
Dire que les étiquettes radio sont encore coûteuses relève de
Les étiquettes chipless sont encodées numériquement et fonctionnent à une distance supérieure au millimètre, tout comme les puces au silicium. Mais leur marché potentiel va bien au-delà du low cost. De fait, dans certains cas elles coûtent plus cher que les puces RFID, dans d'autres moins.
Quoi qu'il en soit, la prochaine décennie va connaître une rapide croissance de ces étiquettes sans puce. Leur volume global vendu devrait atteindre les 5 millions en 2006 pour grimper à quelque 267 milliards en 2016. Au niveau valeur, cela représente un passage de 1,2 million $ soit 0,1 % du marché 2006 de la RFID à 1,39 milliard $ (soit 13 % du marché de la RFID) en 2016, ce grâce à leur pénétration progressive du fait de leur prix et de leurs atouts. Si l’on y ajoute la valeur des investissements consentis en matière d’architecture, de logiciels et de services, cela représente un marché global de 2,8 milliards $ en 2016 pour le chipless.
Les dépenses en matière de sécurité et de prévention des vols ont augmenté de 426 millions d'Euros pour atteindre 7 633 millions en 2005.
Une grande partie est certes consacrée au personnel de sécurité, mais celles liées au matériel ont augmenté jusqu'à atteindre aujourd'hui 26,1 % du total.
Quant aux coûts liés à la criminalité dans le commerce de détail, ils ont atteint 37 417 millions € en 2005, dont 24 784 millions dus aux délits commis par les clients, le personnel et les fournisseurs, auxquels on doit ajouter 7 633 millions pour les frais engagés dans les mesures de sécurité suite à ces exaction. Ceci équivaut à 70,26 euros par personne en Europe. Si l'on inclut dans l'équation le coût social de la criminalité dans ce segment de marché, le coût global atteint les 46 milliards d'euros.
A titre de comparaison, de telles pertes équivalent à plus de 90 % du coût du budget de l'agriculture et du développement rural de l'UE.
Selon IDTechEx, il y a de fortes chances pour qu’à long terme les timbres contiennent eux aussi des puces RFID.
Ces puces devraient remplacer ou compléter les codes barres postaux sur les lettres et paquets et permettre un tri totalement automatique du courrier (idem de son routage). Mais ce n’est pas avant une dizaine d’années, voire plus vraisemblablement à l’orée 2020.
A noter toutefois qu’avec un billion de pièces postales par an, ce sera le second plus grand marché de la RFID.
Les services postaux utilisent pourtant déjà la RFID pour donner accès à des zones réservées, mesurer la performance de la livraison du courrier et assurer la traçabilité de leurs véhicules. C’est qu’ainsi qu’UPS emploie pas moins de 4 intégrateurs RFID, DHL de son côté ayant lancé un avis d’appel d’offres pour un milliard de colis.
Il devrait ainsi être dépensé annuellement plus de 3 milliards de dollars en systèmes RFID à partir de 2016 sur ce segment de marché.
Nous avons hier mentionné l’étude d’IDTechEx sur les marchés de
Dans ce cadre, il faut savoir que la valeur des puces employées se situe aux alentours de 3 $, ceci parce qu’elles nécessitent un niveau de sécurité et de robustesse dont on n’a pas forcément besoin sur une palette. Il ne faut cependant pas croire que ce marché est insignifiant. S’il ne pèsera que 13 millions $ cette année (une sacrée belle croissance, puisqu’on le valorisait seulement à 4 millions de tags pour 2005, 2006 devant atteindre les 10 millions), il devrait atteindre les 120 millions $ en 2010, rien que pour les tags intégrés dans les passeports.
Sur le plan des smart cards, 2006 devrait atteindre les 285 millions de tags dédiés. Cette croissance devrait permettre d’atteindre un C.A. de 765 millions $ pour les smart cards RFIDisées en 2010, à comparer aux 120 millions $ des passeports.
Ceci toutefois n’est qu’une goutte d’eau comparé aux 12,35 milliards $ générés par cette industrie à l’horizon 2010.
S’il faut en croire IDTechEx, ce marché est toutefois tiré par les politiques gouvernementales qui, afin de lutter contre le terrorisme, généralisent l’emploi du passeport RFID. Reste toutefois à être certain du niveau de sécurité offert par ces documents et notamment à savoir s’ils sont bien à l’abri de contrefaçons de la part de groupes mafieux ou terroristes.
Par ailleurs, la relative faiblesse de ce marché est également liée à la baisse progressive des puces embarquées, le prix unitaire de celles-ci devant descendre jusqu’à 1,5 $ à l’unité d’ici 2016 et intégrer des fonctionnalités biométriques.
Selon Cisco Systems, la fourchette des investissements consentis par les entreprises en matière de pilotes RFID varierait entre 50 000 et 500 000 $ par projet (chiffres concernant le continent nord américain)
Selon une interview réalisée par Matthias Daval auprès de Symbol Technologies : « L’année 2006 passera l’étape des « early adopter acquisition » pour intéresser les entreprises ayant besoin de traçabilité et pour lesquelles la vitesse de traitement et les avantages ergonomiques de la RFID sont à privilégier. La technologie de la RFID n’est pas nouvelle, ce qui est nouveau est sa standardisation grâce à l’adoption de protocoles ISO et nouvellement EPC ».
Symbol en suivant cette approche s’intéresse au marché de masse rendu possible par l’adoption mondiale du nouveau standard GEN2 de EPCglobal. Ce standard permet de conserver de bonnes performances tout en s’adaptant assez bien aux différentes contraintes réglementaires rencontrées dans de nombreux pays dont
La standardisation ne peut que réduire les coûts de développement. Les étiquettes RFID sont proposées par des partenaires dont l’activité de LabelConverter RFID vient assez simplement compléter celle de fournisseur actuels de systèmes d’impression d’étiquettes de code à barre imprimées.
La RFID n’est pas une technologie nouvelle, par contre sa normalisation mondiale permet d’appliquer de façon cohérente et profitable la RFID aux métiers de fabrication, de transport et logistique et bien sûr à
Selon la société d’études de marché In-Stat, la production de tags RFID devrait être multipliée par 25 entre 2005 et 2010 pour atteindre les 33 milliards d’unité.
Pour rappel, sur 2005, elle n’a pas dépassé les 1,3 milliards sur un marché qui demeure très fortement compartimenté. Ainsi, le secteur automobile a longtemps été en tête du peloton avec quelque 150 millions d’unités en fonction. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, la supply chain s’attribuant le maillot jaune. Ce segment devrait d’ailleurs le conserver jusqu’en 2010. Cette échappée tient essentiellement à l’adoption de plus en plus rapide de cette technologie par les Top 100 du Retail (puis, dans un second temps, par les Top 300).
Selon le rapport RFID Tags and Chips : Opportunities in the Second Generation, c’est encore et toujours le coût de l’étiquette qui s’avère le facteur déterminant dans les projets d’adoption à grande échelle. Mais, tout comme le suggérait la forte segmentation du marché, il est nécessaire de faire un distingo selon les spécificités des étiquettes pour déterminer leur croissance propre.
Pour se procurer ce rapport suivez ce lien : http://www.instat.com/E-Deliv/_LogIn/LogIn.aspx?ReturnUrl=%2fE-Deliv%2fWT%2f2005%2fIN0502115WT.htm
Selon IDTechEx, le marché de la RFID devrait atteindre les 26,2 milliards de dollars à horizon 2026, soit quasiment 10 fois le chiffre attendu pour cette année (2,7 milliards $).
La croissance devrait être tirée par les forts volumes (notamment sur les biens grand public, les médicaments et les paquets postaux), ce à la demand des détaillants, des corps d’armée et des services postaux (sans oublier des raisons purements législatives).
La réduction de la contrefaçon ainsi que celle des tombées de camion sont d’ailleurs parmi les premiers avantages non négligeables citées en faveur de cette technologie.
D'après le Gartner Group, le CA mondial de la RFID aura augmenté de 39 % en 2005 par rapport à 2004, pour atteindre les 504 millions de dollars. En 2006, il devrait atteindre 751 millions de dollars.
Mais, contrairement aux prévisions de certains, ce n'est certainement pas là où le code-barres est bien implanté que la RFID va faire des ravages. C'est en fait là où le code-barres ne passe pas que l'on attend le plus de cette technologie. C'est aussi en matière de gestion de parc et de process relativement peu organisables que cette approche devrait cartonner.
De fait, c'est aussi et surtout là où on n'a pas encore déployé un applicatif de contrôle que la RFID risque de prendre.