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Jeudi 10 août 2006
par Michel Rousseau
Si tous les tags RFID contiennent peu ou prou une (ou plusieurs) antenne(s), et une puce, tous ne remplissent la même fonction ni ne disposent de la même puissance. Certains sont en effet dotés d’une alimentation, d'autres non.
Une brève typologie pour les néophytes afin de les aider à s’y retrouver.
 
Tags actifs
Les étiquettes actives sont les plus chères car elles sont plus complexes à produire et assurent, outre des fonctions de transmission, des fonctions  soit de captage soit de traitement de l’information captée, soit les deux. De ce fait, elles ont besoin d’une alimentation embarquée et sont donc caractérisées par la durée de vie de celle-ci. Si le prix est ici un facteur discriminatif, il faut savoir que ces étiquettes s’avèrent particulièrement bien adaptées à certaines fonctions, dont notamment la création de systèmes d’authentification, de sécurisation, d’antivol, etc. Bref, elles sont idéales pour tout ce qui concerne le déclenchement d’une alerte ou d’une alarme.
 
Tags semi-passifs
Ces tags sont similaires aux cartes d’identification passive. Ils emploient des technologies proches, mais avec quelques différences importantes. Ils disposent en effet eux aussi d’une petite batterie qui fonctionne en permanence, ce qui libère l’antenne pour d'autres tâches, dont notamment la réception de signaux de retour. Ces tags sont plus robustes et plus rapides en lecture et en transmission que les tags passifs, mais ils sont aussi plus chers.
 
Tags passifs
Ne disposant d’acune alimentation externe, ils dépendent de l’effet électromagnétique de réception d’un signal émis par le lecteur. C'est ce courant qui leur permet d’alimenter leurs microcircuits. Ils sont peu coûteux à produire et sont généralement réservés à des productions en volume. Ce sont eux que l’on trouve plus particulièrement dans la logistique et le transport. Ils utilisent différentes bandes de fréquences radio selon leur capacité à transmettre à distance plus ou moins importante et au travers de substances différentes (air, eau, métal).
 

Mercredi 2 août 2006
par Michel Rousseau
 
S'il faut en croire Zebra Technologies, choisir une imprimante RFID demande un minimum de réflexion, une réflexion en 10 points qui nous a semblé bon de vous faire partager.
 
  1. Choisissez une imprimante compatible EPC. Et surtout qui offre un label prouvant bien qu'elle a été testée par GS1 !

  1. Support intégré - pas question de choisir un modèle qui n'offre pas un support logiciel intégré pour la programmation et la vérification des tags RFID, sans cela vous risquez de vous payez des notes de SSII jusqu'à n'en plus finir.

  1. Souplesse technologique - LF, HF, UHF ? La réponse la plus sensée est les trois mon général. Bref, mieux vaux choisir une imprimante qui utilise la plus vaste gamme possible de tags RF. Ainsi ne risquera-ton pas de se voir bloqué avec une imprimante pure UHF là où des tags HF suffiraient largement (80 % des cas).

  1. Protégez votre investissement - l'imprimante doit pouvoir être facilement mise à niveau tant au niveau des standards de nommage (EPC) qu'au niveau de ceux concernant la transmission RF. Ne pas oublier que la RFID est un terme relativement générique et qu'il risque fort d'y avoir plusieurs demeures dans la maison du père.

  1. Assurez-vous de la migration des applications - pas question non plus de systématiquement réinventer la roue sous prétexte de changer de technologie. Il est donc préférable, ne serait-ce que pour assurer une migration en douceur, de s'assurer que l'imprimante est facilement incorporable dans les applications existantes d'étiquetage (type code-barres, même si d'autres utilisations peuvent en être faites) et que (c'est évident, mais mieux vaut vérifier) que ladite application supporte bien la RFID. N'oubliez pas que les langages utilisés par les imprimantes peuvent être modifiés afin de pouvoir encoder facilement et sans risque les tags RFID.

  1. Adoptez une plate-forme éprouvée - pour éviter les pertes de temps, choisissez une imprimante qui a déjà fait ses preuves dans votre secteur d'activité. Ceci vous évitera d'essuyer les plâtres (à moins que le prix ne soit très très attractif !) et de vous retrouverez avec un matériel sans maintenance et dont le fabricant risque de lever l'ancre au premier problème.

  1. Faites de la géométrie variable - autrement dit, s'assurer que l'imprimante accepte de nombreux formats d'étiquettes RFID et plusieurs niveaux de pitch entre l'inlay processeur et l'étiquette proprement dite.

  1. Certifiez vos étiquettes - c'est bien d'imprimer, encore faut-il pouvoir lire les tags ! Avant d'acheter, identifiez quelles sont les précautions qui ont été prises pour pouvoir "certifier" les étiquettes vierges en termes de qualité et de compatibilité avec l'imprimante que vous avez en vue. N'oubliez pas que les performances des étiquettes varient d'une marque à l'autre et que parfaitement on obtient des résultats décevants avec telle ou telle imprimante.

  1. Vérifiez, vérifiez, vérifiez - pour garantir la fiabilité et la précision de vos étiquettes RFID, choisissez une imprimante qui éjecte automatiquement les étiquettes ou les inlays qui ne répondent pas correctement aux instructions d'écriture/lecture envoyées par l'imprimante.

  1. Exigez le support de XML - si vous voulez que vos solutions RFID s'intègrent facilement dans votre système ERP/WMS, exigez le support du langage XML sur l'imprimante pour pouvoir intégrer des web services afin de piloter votre imprimante.

Mardi 25 juillet 2006
par Michel Rousseau
Lecture et écriture du tag RFID
 
Le lecteur/enregistreur est constitué d’un circuit qui émet une énergie électromagnétique à travers une antenne, et d’une électronique qui reçoit et décode les informations envoyées par le transpondeur et les envoie au dispositif de collecte des données. Non contents de lire les étiquettes RFID, il est à même d’écrire leur contenu. Ce n’est toutefois qu’un premier pas, puisqu’il intervient aussi plus ou moins au niveau du filtrage indispensable des données réalisé par l’injecteur du middleware, d’où une certaine intelligence embarquée.
 
Le lecteur RFID est l’élément responsable de la lecture des étiquettes radiofréquence et de la transmission des informations qu’elles contiennent (code EPC ou autre, informations d’état, clé cryptographique…) vers le niveau suivant du système (middleware). Cette communication entre le lecteur et l’étiquette s’effectue en quatre temps :
a) Le lecteur transmet par radio l’énergie nécessaire à l’activation du tag
b) Il lance alors une requête interrogeant les étiquettes à proximité
c) Il écoute les réponses et élimine les doublons ou les collisions entre réponses
d) Enfin, il transmet les résultats obtenus aux applications concernées
 
La communication entre le lecteur et l’étiquette s’effectue via les antennes qui équipent l’un et l’autre, ces éléments étant responsables du rayonnement radiofréquence.
Les antennes dont dispose le lecteur sont plus ou moins standardisées, mais offrent les mêmes différences que les haut-parleurs d’une chaîne stéréo d’un modèle à l'autre. Pour continuer ce paradigme, la logique de la chaîne stéréo s’applique tout aussi bien ici puisque la lecture ne sera bonne que si l’antenne est de bonne facture. D’où l’importance de ce composant dans le choix de la solution. De même, si le lecteur s’avère de qualité insuffisante, le traitement des données en souffrira. Il y a donc là un équilibre à trouver entre ces deux composants.
La puissance du lecteur est donc à combiner avec l’antenne adéquate, ceci permettant de déterminer la portée optimale de la lecture. Généralement, on distingue quatre modalités :
Lecture de proximité : entre 10 et 25 cm
Lecture de voisinage : jusqu'à 1 mètre
Lecture à moyenne distance : de 1 à 9 mètres
Lecture longue portée : jusqu'à plusieurs centaines de mètres
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le terme de lecteur RFID est en fait une impropriété, puisque ce dernier est également capable d’écrire des informations sur l’étiquette. Car, si bon nombre d’étiquettes sont en lecture seule (le code qu’elles contiennent ayant été « imprimé » en même temps que l’étiquette elle-même, d'autres contiennent, au-delà du code de base, une zone mémoire pouvant contenir des données variables. C'est pourquoi nous adopterons pour la suite de cet article le terme de contrôleur pour désigner les lecteurs RFID, terme indéniablement plus approprié à leur mode de fonctionnement.
Clarifions aussi un autre point concernant le mode de fonctionnement de la RFID. Celle-ci se fonde sur deux principes fondamentaux: le couplage par induction et le couplage électromagnétique par réflexion d’onde.
Le premier concerne les basses fréquences (LF : de 9 à 150 KHz ; la fréquence la plus utilisée étant celle de 125 KHz) ainsi que les hautes fréquences (HF, et plus particulièrement la bande des 13,56 MHz), le second concernant les très hautes fréquences (UHF : de 300 à 1200 MHz). Signalons encore que certains fabricants se dédient à une bande particulière, tandis que d'autres « ratissent large ». Quoi qu'il en soit, pour des raisons de cohérence, nous laisserons de côté la bande basse fréquence, surtout utilisée pour le marquage du bétail (et qui mériterait un dossier à elle toute seule) et nous nous préoccuperons uniquement des bandes HF et UHF.
Indépendamment de la fréquence, certaines caractéristiques sont communes à tous les types de contrôleurs. C’est tout d'abord la présence (ou non) d’une antenne interne, cette dernière étant surtout adoptée par les modèles de faible envergure lesquels ont une puissance et une portée plus limitée. En ce qui concerne les liaisons exploitant des antennes externes, les solutions sont extrêmement variées, les constructeurs ayant donné libre cours non pas à leur imagination mais aux développements résultant de leurs recherches. Dans le cadre des tunnels de lecture, le dispositif dispose généralement de quatre antennes.
Qui plus est, ces antennes peuvent être à polarisation linéaire ou circulaire. De fait, le type d’antenne est fonction du type de lecture que l’on souhaite mener, des conditions de lecture, du type d’étiquette, de l’environnement du contrôleur…
Généralement, on emploie les antennes circulaires lorsque l’orientation de lecture varie ainsi que dans les milieux soumis à de nombreuses réflexions du signal RF. Les antennes linéaires, quant à elles, sont utilisées lorsque les tags présentent toujours la même orientation. Enfin, les antennes peuvent fonctionner en lecture seule, ou en écriture ou en mode mixte.
Ce qui explique pourquoi les configurations tunnel en mode mixte possèdent 8 antennes. Mais il est également possible de relier les antennes à un multiplexeur, ce qui permet d’augmenter le nombre d’entre elles connectées à un contrôleur. Toutefois, certaines antennes peuvent perturber leurs voisines ou être perturbées par celles-ci. C'est pourquoi des fonctionnalités sont intégrées dans les contrôleurs pour pallier ce problème de collision (dans le cas du standard EPC, on parle ici de lecture selon densité). On dispose ainsi notamment d’un variateur de puissance qui corrige et ajuste la puissance des antennes et dans le cadre de la HF, d’un ASIC de couplage inductif donnant un peu plus d’intelligence au contrôleur. C'est d'ailleurs au niveau de cette intelligence que se fait toute la différence entre produits. Certains disposent en effet de fonctions middleware intégrées (injecteurs Edge principalement) qui leur permettent d’expédier directement des données assimilables par l’ERP de l'entreprise. D'autres sont seulement programmables en langage machine, tandis que d'autres encore disposent d’un système d’exploitation dédié.
 
Au niveau le plus bas, on peut opérer la classification suivante à propos de la lecture de l’étiquette :
- lecture seule : dans ce cas, le lecteur prélève le code du tag émettant le signal le plus fort (généralement, celui qui est le plus proche de l’antenne)
- lecture multiple : le lecteur explore le champ de lecture pour prélever les codes de toutes les étiquettes en émission RF
En ce qui concerne en revanche le fonctionnement du lecteur, celui-ci opère selon deux modes :
Autonome : le lecteur active le signal RF après avoir reçu une entrée ou une commande du logiciel
Interactif : le lecteur lit lorsqu’il reçoit une requête d’une autre application à un autre niveau (middleware ou ERP)
 
Un autre paramètre à considérer concerne le taux de lecture (i.e. le nombre de fois que le lecteur est capable de lire un seul et même tag en une seconde, un peu à la manière d’un scanner code barres).
 
Mais, au-delà des principes électroniques, à quoi ressemblent ces lecteurs ?
En premier lieu, tout est ici question de robustesse du produit, du fait du type d’environnement dans lequel ils sont placés. La plage des températures de fonctionnement constitue un autre point essentiel, notamment pour les industries de la chaîne du froid.
Le mieux est d'ailleurs de jeter un coup d’œil sur la référence IP qui caractérise le produit. Quant à la puissance, c’est ici que tout se complique. Alors que dans le cas des codes-barres tout dépend de la puissance du scanner dans un système multicomposant comme la RFID chaque élément compte. Toutefois, comme l’utilisation se doit d’être la plus transparente possible pour l’utilisateur final, disons simplement que l’on recherchera le meilleur ratio puissance taille d’antenne et que l’on prendra aussi en compte la facilité de pilotage du système.
Car, toutes choses étant égales par ailleurs (mêmes antennes, puissance similaire) on s’aperçoit qu’en fonction du nombre de lecteurs implantés les portées de lecture peuvent considérablement varier. L’intelligence du lecteur y est d'ailleurs pour beaucoup, puisqu’il est possible de programmer par logiciel la puissance de l’appareil, voire même, pour les produits les plus sophistiqués, de disposer de fonctionnalités d’auto adaptation à l’environnement pour fonctionner dans des conditions optimales.
Rappelons encore que la puissance est aussi sujette aux réglementations nationales et internationales et qu’il est préférable de pouvoir homogénéiser celle-ci sur l'ensemble des pays concernés par l’application RFID que de devoir tout reparamétrer pays par pays, avec les risques de fiabilité de lecture que cela suppose.
Enfin, cette puissance est surtout synonyme de distance de lecture et dépend aussi de la taille de l’antenne que l’on utilisera.
Il n’en est pas de même avec la fréquence, laquelle est universellement standardisée pour la basse fréquence (125 KHz) et pour la haute fréquence (13,56 MHz).
Quant à l’UHF, les choses se compliquent un peu du fait des différentes réglementations implantées pays par pays. De ce fait, on se retrouve avec trois gammes de fréquences, utilisables chacune dans une zone donnée, à savoir :
 
Zone 1 : principalement en Europe : 869 MHz
Zone 2 : principalement aux USA : 915 MHz
Zone 3 : principalement au Japon et en Asie : 950 MHz
 
Fort heureusement, désormais bon nombre de lecteurs offrent une compatibilité multifréquence qui résout ce problème.

Mardi 25 juillet 2006
par Michel Rousseau
Grâce à la combinaison des technologies d’impression à transfert thermique et RFID, des étiquettes extérieurement identiques à celles utilisées jusqu’à aujourd’hui pour les codes à barres qui embarquent un transpondeur interne, sont disponibles sur le marché. Appelées « smarts labels » (étiquettes intelligentes), elles offrent la possibilité d’identifier les objets ou les personnes, tant sous forme de libellés écrits en clair ou par code barres que sous forme électronique (RFID).
 
Contrairement aux étiquettes à codes à barres, ces étiquettes ne sont pas seulement lues mais peuvent également être écrites.
La lecture/écriture des smart labels, pour la partie RFID, peut être effectuée par les terminaux RFID, fixes ou portables décrits plus haut, tandis que l’écriture est assurée par des imprimantes spécifiques. Les imprimantes de smart labels combinent les deux technologies: impression par transfert thermique pour le texte, les codes à barres, les images sous forme de signes visibles à l’œil nu; et écriture d’informations relatives à l’objet par technologie RFID. L’avantage des smart labels est de permettre la lecture de nombreux objets se déplaçant à grande vitesse, rapidement et simultanément en modalité anti-collision.
Des exemples d’applications sont l’étiquetage des bagages, l’identification des colis postaux, etc. Les smart labels sont constituées d’étiquettes normales avec un transpondeur inséré entre la partie en caoutchouc et le support. La partie en caoutchouc en contact avec le transpondeur est normalement renforcée pour protéger le composant électronique (puce) pendant le mouvement à travers les mécanismes d’entraînement et d’impression de l’imprimante. En cas de nécessité de lire en séquence un code barres ou un transpondeur, il convient de disposer de lecteurs ou de terminaux pour ces deux technologies. Grâce à la possibilité de réaliser des circuits électroniques complets de dimensions extrêmement réduites, ce type d’équipement commence aujourd’hui à faire son apparition sur le marché.

Vendredi 16 juin 2006
par Michel Rousseau

Voici une adresse qui vous permettra de télécharger le chapitre 3 du RFID-Handbook (en anglais).

Celui-ci explique en détail les principes de base de la RFID. Une bonne introduction pour les néophytes

http://www.rfid-handbook.de/downloads/index.html


Mardi 30 mai 2006
par Michel Rousseau

Une enquête menée avec son soutien par l'AFAI auprès de 4 000 personnes appartenant à des entreprises françaises membres des associations partenaires de l'opération : l’AFAI, le CIGREF et la DFCG, démontre l'importance d'une bonne gestion des processus, notamment dans le cadre de déploiements tels ceux de la RFID.

Cette étude montre que si les entreprises, et notamment leur direction générale, semblent avoir pris la mesure des apports potentiels du "Management par les Processus", les démarches n’en sont toutefois qu’à leur début.

Les processus sont au cœur des évolutions actuelles des organisations. Le développement du contrôle interne et des bonnes pratiques, le renforcement de la règlementation et le souci d’efficacité les rendent incontournables. Un écart important entre les attentes liées au management par les processus et les projets lancés est à noter. Les projets sont centrés à 50 % sur les processus de production de produits et services, pour 1/3 seulement sur les processus de management. Ils concernent relativement peu la relation clients, alors que la satisfaction clients est un des principaux gains attendus et constatés suite à ce type de démarche.

Les contraintes réglementaires comme déclencheur principal

On retrouve les enjeux de maîtrise des processus dans une logique de certification et de mise aux normes (type SOX). Le poids de démarches réglementaires se confirme dans la part des projets initiés à l’occasion de démarche qualité et de respect de la norme (35 %). Les projets orientés sur des démarches de type Six Sigma, BSC, etc. sont encore rares. Mais la part significative de projets de référentiel et d’orchestration de processus laisse présager qu’une première étape est en passe d’être franchie qui devrait mener les entreprises concernées d’une vision « statique » à des démarches processus plus dynamiques. En témoigne le fait que près d’1/3 des projets sont initiés à l’occasion de démarche de refonte de processus ou d’amélioration de l’organisation.

Une démarche stratégique qui se professionnalise

Plus de 50 % des changements induits par les démarches processus concernent l’organisation au sens large (management, décisions, responsabilités, etc.). Pour le reste, c’est d’abord la mise en cohérence des processus et des systèmes d’information qui sera travaillée (17 %), ce qui illustre la volonté de trouver des voies pour mettre les SI au service de la stratégie d’entreprise. Il faut noter que les Directions Générales sont fortement impliquées (elles pilotent plus d’1/3 des projets). Le fait qu’un autre 1/3 des projets soit piloté par des équipes organisation/qualité ou par des responsables de processus illustre la professionnalisation autour des démarches processus, même si les équipes en charge des projets sont encore petites (moins de 5 personnes dans 2/3 des cas). Ceci s’explique peut-être par la relative jeunesse du concept de management par les processus dont la diffusion et la maîtrise restent encore parfois dans les mains de spécialistes. Pour preuve l’importance des investissements consentis par les entreprises dans la formation et l’appel à un cabinet extérieur

Un frein identifié : la réticence face au changement

Les principaux freins aux démarches processus sont le cloisonnement des organisations et la remise en cause des responsabilités. Viennent ensuite le manque de maturité des concepts, la culture d’entreprise mais également le coût de ces démarches. Par ailleurs, si plus d’1/3 des entreprises considère que ces démarches s’intègrent dans le fonctionnement de l’entreprise, 1/3 note le conflit avec le système de management en vigueur.


Mardi 16 mai 2006
par Michel Rousseau

L'Identification par radiofréquence (RFID) est la dénomination pour toute technologie qui permet d'identifier produits, animaux et personnes à distance par le biais d'ondes de radio.

En fixant une étiquette radio RFID (tag), consistant en une puce et une antenne, sur un objet par exemple, cet 'objet' est identifié dès lors qu'il reçoit le signal d'un émetteur-récepteur. L'émetteur-récepteur transmet alors ce signal en données qui peuvent être envoyées sur l'équipement informatique de l'utilisateur. Le 'power output' et la radiofréquence déterminent la distance à laquelle les tags peuvent être lus.

En plus d'une puce et d'une antenne, l'étiquette radio RFID peut éventuellement être munie d'un "moteur" sous la forme d'une batterie. Nous distinguons des tags actifs (avec batterie) et passifs (sans batterie) ainsi que des tags semi-passifs pour lesquels la batterie ne sert pas à agrandir la distance de lecture mais bien à élargir la capacité de la mémoire.

Types de systèmes RFID

En vue de la discussion sur les aspects de droit privé relatifs à la RFID, il importe de tenir compte des différents types de systèmes RFID, que nous pouvons répartir en: RFID smart tags (labels intelligents), RFID tokens and smart cards, RFID implants et autres systèmes.

Smart labels ou 'object tags': ces labels intelligents sont des labels passifs et bon marché qu'on peut apposer sur des produits. Ils s'avèrent surtout utiles dans le secteur des produits de consommation à débit rapide (fast moving consumer goods), à savoir le soutien logistique et le commerce en détail. L'information qu'on peut reprendre sur un label intelligent est limitée à un numéro unique de série, auquel sont liées des informations supplémentaires par le biais d'une base de données de support.

Un système qui mérite d'être mentionné ici, est l'EPCglobal Network. C'est un ensemble de standards que l'on utilise pour déterminer et fixer des numéros de série uniques dans des tags RFID au sein de la chaîne logistique. Ces numéros de série peuvent ensuite être liés à des bases de données sous-jacentes qui contiennent des informations normalisées concernant le produit. Par ce système, il sera possible dans le proche avenir de découvrir la date de production et la date limite de conservation ainsi que le trajet parcouru par le produit de consommation dans la chaîne logistique ('item level tagging').

Le succès de la RFID utilisée pour les produits dépend principalement du prix du tag RFID et des coûts liés aux autres aspects de l'EPCglobal Network. Dans d'autres secteurs, comme le transport et les soins, toute décision d'adopter ce système nécessite au préalable une analyse des frais et des gains.

Tokens and smart cards: ces instruments permettent également d'identifier une personne. Via un mot de passe (code) et un décodage protégeant l'accès à l'information, les données figurant sur la carte ne peuvent être lues qu'aux endroits autorisés et où cela s'avère nécessaire. Cette protection supplémentaire vise à éviter que l'information soit lue automatiquement dès lors que la carte entre dans le champ de lecture.

Cartes d'accès (badges) et cartes bancaires sont des exemples de cartes intelligentes. La plupart du temps il s'agit de cartes nécessitant un contact, mais il en existe sans contact, qui peuvent être lues à quelques cm de distance du lecteur. Enfin certains dispositifs fonctionnent à plus grande distance (ex. tags dans les colliers pour animaux).

Dans les soins de santé, les transports publics et la RFID dans des passeports, il est indispensable d'utiliser un encodage ou 'reader tag authentication' car des données personnelles doivent être retenues par le RFID tag. A part l'encodage, il existe encore d'autres dispositifs techniques qui peuvent protéger les données privées.

Implants(=tokens)

Des tags RFID peuvent également être placés dans le corps humain pour faciliter l'identification, l'authentification et l'autorisation.

Autres systèmes (= produits ad hoc)

Il s'agit de systèmes sur mesure. La technologie RFID peut être développée en fonction de l'application souhaitée.


Lundi 15 mai 2006
par Michel Rousseau

Nombreux sont nos lecteurs à se passionner pour les développements RFID et à nous demander régulièrement où trouver une formation sur le Net qui leur permette de mieux comprendre la RFID et ses enjeux tout en gardant un oeil sur les technologies mises en oeuvre. C'est pour répondre à leur attente que toute l'équipe de www.filrfid.org a décidé de créer un Wiki* dédié à la RFID.

Celui-ci est en cours d'élaboration et sera disponible (si tout va bien) dès les premiers jours de janvier. Il proposera des cours élaborés par des consultants et des experts du secteur et évoluera au gré des contributions afin de fournir au plus grand nombre un enseignement clair, précis et le plus exhaustif possible des stratégies et technologies RFID et de leur intégration dans les systèmes d'information (entreprise, organisation, secteur privé, etc.).

Retenez donc dès à présent ce lien (non encore opérationnel) : www.filrfid.cafewiki.org lequel vous permettra d'accéder à cette plate-forme d'enseignement.

N'ayez crainte, nous vous préviendrons du jour de son inauguration.

Cordialement

Michel Rousseau - Secrétaire Général - Association des Professionnels des Applications RFID

* Sur Internet un Wiki est un site web d’un genre nouveau dont le principe est de permettre au visiteur de modifier la page qu’il est en train de consulter. Ce système peut servir à créer et améliorer des documents à plusieurs, à partager des idées, à demander des conseils et des avis, à faire une encyclopédie en temps réel, en somme un genre de forum où tout le monde peut modifier le message que son voisin y a mis, le modifier ou le compléter, l’enrichir...


Vendredi 5 mai 2006
par Michel Rousseau

Pendant que la France somnole, la Belgique et le Luxembourg progressent en matière de RFID.

Voici un lien vers trois cas d'école (issus de réalisations) développés par la société Etilux. Réalisés en Flash, ils sont très instructifs et devraient donner des idées à tous ceux qui veulent présenter de visu leurs exemples.

Le premier cas concerne la supply chain et a été piloté par Serge Halleux de la société ABX. Le second concerne le marketing et la communication améliorés grâce à la RFID dans le cadre de la société Worddata (Bruxelles). Enfin, le dernier cas se penche sur l'utilisation de la RFID dans les industries à valeur ajoutée.

Lien utile : http://www.etilux.com/rfid/rfid_examples.php


Jeudi 6 avril 2006
par Michel Rousseau

Pour ceux friands de documentation (et d'expériences) sur la RFID, nous proposons aujourd'hui de jeter un coup d'oeil sur le site de Laurent Gonzalez (par ailleurs président de l'APAR). Vous y trouverez une série d'entretiens et d'articles sur ce sujet.

http://www.trevise-consulting.com/index.php?page=page6


Jeudi 2 mars 2006
par Michel Rousseau

Toujours dans la série des liens, en voici un présentant le modus operandi de la RFID (en anglais) de façon extrêmement compréhensible

http://electronics.howstuffworks.com/smart-label.htm


Jeudi 2 mars 2006
par Michel Rousseau

On nous demande souvent des sources complémentaires d'information, notamment afin de pouvoir mieux comprendre le mode de fonctionnement de la RFID.

Voici quelques white papers qui devraient vous être utiles

  • RFID: Objections and misconceptions (SiemensDematic)
  • Active and passive RFID technologies (Savi Technology)
  • RFID white paper (Allied Business Intelligence)
  • Zebra's RFID readiness guide (Zebra Technologies)
  • The cutting edge of RFID technology and applications for manufacturing and distribution (Texas Instruments)
  • An RFID bill of rights (Technology Review)
  • Wal-Mart takes baby steps toward RFID pragmatism (AMR Research)

  • Jeudi 2 mars 2006
    par Michel Rousseau
    Le succès croissant des systèmes de RFID dans des applications utilisant jusqu’alors sur des codes à barres est dû aux remarquables avantages que ceux-ci offrent. Voyons dans le détail comment et pourquoi opter, dès aujourd’hui, pour un système RFID.
     

    Les systèmes RFID fonctionnent avec des tags (transpondeurs) actifs ou passifs: les premiers sont autoalimentés (ils embarquent leur propre alimentation), les seconds sont alimentés par induction grâce au champ électromagnétique avec lequel ils interagissent. Une différence supplémentaire réside dans leur fréquence de fonctionnement. Il existe des systèmes RFID utilisés dans différents domaines d’application, selon le schéma de la figure 1, où est également proposée une comparaison des différents systèmes selon les critères du prix, de fréquence et de technologie. Les prix des tags varient actuellement de 0,3 € à plus de 60 €. Leur prix augmente en fonction de la distance de communication, de la fréquence de fonctionnement et de la présence ou pas d’alimentation interne embarquée. Un élément de discrimination entre les deux technologies tient donc au coût du support codifié (papier ou circuit électronique). Cette différence de coût tend à se réduire, mais personne ne peut raisonnablement penser qu’un tag finira par ne coûter qu’un peu plus qu’une étiquette en papier. Cette attente est parfois manifestée chez certains clients qui ne connaissent pas complètement les différences technologiques des deux systèmes et comptent généralement sur une réduction à l’infini des prix de l’électronique. La différence de prix mais aussi de prestations est en revanche un motif important qui pousse à la cohabitation des deux technologies, code à barres et RFID.
    C’est aux utilisateurs et aux installateurs de systèmes d’en évaluer les avantages et les inconvénients respectifs.

    Comment s’orienter ?

    Il n’existe aucun manuel permettant de choisir un système plutôt qu’un autre: le choix dépend principalement des avantages offerts par les différentes solutions. Identifier, par exemple, avec des tags RFID les produits stockés en magasin permet d’avoir un inventaire “sans erreur“ et disponible à tout moment. Cela évite le traditionnel “fermé pour cause inventaire ” de fin d’année et offre un moyen de toujours savoir ce qu’il y a en stock.
    Cela en vaut-il la peine ? Dans de nombreux cas, c’est un avantage incomparable et le coût des tags est bien investi pour le service rendu. En définitive, dès lors qu’une manipulation intense et coûteuse, en raison de son volume et de son poids, du produit codifié est nécessaire, la technologie RFID permet de grandes économies de temps, de moyens et de coûts de manipulation.
    En effet, il n’est pas nécessaire de manipuler le produit pour en lire le code. L’identification des matériels en entrée et en sortie d’une zone donnée peut avoir lieu alors même que ces matériels sont en mouvement, et ce, grâce à une antenne située sur le parcours.
    Celle-ci “lit” et codifie les produits instantanément en rendant, du coup, l’information immédiatement disponible pour le système informatique de l’entreprise. Le critère devant orienter le choix doit donc se baser sur une matrice bénéfices – coûts que les technologies induisent respectivement dans l’organisation.

    Tags “jetables” et tags “réutilisables”

    Il s’agit là d’une autre différence fondamentale. Avec la technologie des codes à barres, le support est toujours jetable. Avec la technologie RFID, il peut le devenir. C’est en raison de la nature technologique même des tags: ceux-ci peuvent en effet être “jetables” ou “réutilisables”. En général, les tags jetables (ceux qui une fois appliqués sur le produit, le suivent jusqu’à la fin de son utilisation) sont exclusivement de type passif et donc adaptés aux lectures à proximité des antennes. Ils sont le plus souvent à simple lecture, ils n’ont pas de mémoire réinscriptible et sont de petite taille.
    Les tags “réutilisables” en revanche, sont appliqués directement aux produits ou à leur contenu pour les identifier pendant un cycle de production. Ils sont ensuite récupérés en fin de cycle, pour être réutilisés sur un nouveau produit et pour un nouveau cycle. Dans ce cas, les tags sont comme de petites disquettes fiables: ils constituent une banque de données qui accompagne en permanence le produit et sont mis à jour d’une phase de production à l’autre, de la naissance à la livraison.
    Aujourd’hui, nous disposons de suffisamment d’informations sur les caractéristiques de la technologie RFID pour pouvoir orienter les demandes et répondre aux nécessités du marché.
    Pour les années à venir, il semble que les applications RFID sont destinées à influencer et modifier considérablement les domaines de la logistique et de la traçabilité du produit, pendant tout son cycle de vie. C’est donc aux utilisateurs potentiels qu’il revient d’approfondir leurs propres connaissances afin de mieux comprendre toutes les possibilités de cette extraordinaire technologie

    Source : DataCollection http://www.editricetemi.com/ed_temi/dcFr/index.jsp


    Mardi 14 février 2006
    par Michel Rousseau

     

     

     

    Technologie

     

     

    Bénéfices actuels et potentiels

     

     

    Challenges

     

     

    Principale fréquence

     

     

     nombre de bits en mémoire

     

     

     

     

     

     

     

     

    SAW

     

     

    Pas de voltage seuil, d’où une meilleure tolérance aux interférences et une longue portée que le silicium. Possibilité de positionnement en utilisant des faisceaux. Procédé lithographique comportant moins d’étapes que le silicium et nécessitant une précision moindre. Résistant jusqu'à une stérilisation rayons Gamma à 10 Mrad. Fourchette de température allant de – 55° C à + 4000° C

     

     

    Cristal friable. Pas d’option d’écriture. Nécessité de raccordement à une antenne. La fréquence idéale (2,45 GHz) est occupée et sensible à l’élément aqueux

     

     

     

     

     

     

     

     

    2,45 GHz, mais UHF possible

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jusqu'à 256

     

     

     

     

     

     

     

     

    TFTC

     

     

    Options lecture écriture et étiquette active. Moindre consommation avec versions CMOS. La basse fréquence permet de travailler dans des milieux métal et aqueux, la portée étant contrôlable. Répond aux spécifications ouvertes actuelles. Impression haut débit directement lors l’emballage des produits. Parfait pour preuve électronique. Pourraît constituer le point de départ d’une utilisation chronologique de la RFID

     

     

    Les encres spéciales nécessaires ici sont très coûteuses. Les encres conductives ne le sont pas assez. Les versions initiales ont peu de mémoire et pas de capacités d’écriture/lecture. Le potentiel ultime sera l’UHF, mais pas avant une dizaine d’années. Nécessite encore un film polyesther pour être apposé sur les paquets. Pas d’impression en direct avant 10 ans. Nombreux brevets pouvant grever les coûts. Pas des les priorités des développeurs. Pas de standards

     

     

     

     

     

     

     

     

    13,56 MHz et en dessous

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jusqu'à 128 bits

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bandes d’encre conductrice

     

     

    Potentiellement le meilleur marché. Peut déjà fonctionner sur du papier bon marché et sur des emballages plastiques. La basse fréquence rend ces étiquettes très tolérantes au métal et à l’eau.  Très résistant à la stérilisation gamma. Certaines encres conductives changent de propriétés électriques lorsque chauffées et ce de manière permanente. Parfait pour preuve électronique

     

     

     

     

    Pas d’option lecture écriture. Pas de spécifications ouvertes. Pas de fréquence standard. Pas de version active. Ne porte qu’à quelques centimètres. La taille de l’empreinte exclut son utilisation sur des étiquettes de petite taille

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jusqu'à quelques KHz

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jusqu'à 128 bits

     

     

     Source : IDTechEX

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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